Consoles-Fan
28/02/2020

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Shenmue
Ma Dreamcast est une killeuse !
Comment ne pas rester amoureux de sa Dream ?

Yu Suzuki produit à l’âge de 41 ans une bombe, un chef d’oeuvre qui fait date dans l’histoire du jeu vidéo : j’ai nommé Shenmue !! La Dreamcast met une claque monumentale à toutes les autres consoles et rit des démos technologiques de la Playstation 2. Les marques concurrentes de Sega se souviennent encore aujourd’hui d’avoir eu la joue rouge.

Avec un staff pareil, pas étonnant que Shenmue dégomme la concurrence  : imaginez : Sega, les maîtres du jeu, la si réputée AM 2, Yu Suzuki comme producteur et Yuzo Koshiro pour la musique. Grandiose, vous avez dit grandiose, comme c’est grandiose. On ne peut qu’être tout excité en pensant à la magie de Shenmue. Une magie, qu’on doit à un travail impressionnant et de longue haleine.

Chez Sega ils ne font pas les choses à moitié. Pour simple exemple, j’en veux pour preuve la quantité de travail et l’attention toute particulière qu’ont apporté Yu Suzuki et Yuzo Koshiro à la musique. Il faut savoir que Yuzo Koshiro est un compositeur de référence en matière de jeux vidéos. Ce n’est pas un nouveau dans le métier puisque nous lui devons des bandes musicales qui font frémir de bonheur rien qu’à leur évocation comme celles des Bare Knuckles (Street Of Rage), Shinobi, Ys, Actraiser, Super Adventure Island...

Le processus de composition peut être comparé à celui employé dans le cinéma puisque Yuzo Koshiro devait montrer le résultat de ses compos pour que Yu Suzuki décide de faire garder ou modifier les titres. Finalement au bout de 6 mois éreintants Yuzo Koshiro accouche de la bande son finale du jeu : et quel son !! C’est zen. La musique souvent calme ne soule pas : elle apaise l’âme. Jouer à Shenmue tiens de la thérapie : c’est reposant, enivrant et superbe.
Des musiques de toute beauté donc, qui se marient à merveille avec le décor planté de maisons d’un Japon traditionnel : nous sommes aux anges mes amis. Yu Suzuki définit le genre qu’il a créé avec ce jeu comme étant le FREE : Full Reactive Eyes Entertainment. C’est à dire une simulation de vie : l’idée est de pouvoir tout faire, avoir une liberté encore jamais atteinte dans un jeu vidéo. Il est certain qu’on avait rarement eu autant l’impression de vivre une aventure de façon si réaliste, ne serait ce que grâce à la vue et aux détails graphiques ultra nombreux. Mais il ne faut pas oublier également que ce qui fait de ce premier épisode une aventure réelle c’est la proximité de quartiers plus vrais que nature que l’on explore et re-découvre sous différentes coutures avec les effets météorologiques et l’alternance jour, début de soirée, nuit. Tout cela a un charme énorme.. J’émettrai tout de même une réserve : quand à la liberté donnée : elle a de multiples limitations. Bien sûr Yu Suzuki ouvre une brèche fascinante avec cette aventure de style policière où il faut découvrir petit à petit des éléments qui nous mèneront à notre but ultime. Mais la liberté se trouve limitée à tous les niveaux : encore une fois, on ne peut pas mettre 10/10 : même si le jeu est admirable à tous points de vue. On peut aussi en vouloir toujours plus et c’est compréhensible. On m’avait dit qu’on peut tout faire et effectivement des choses à faire il y en a : comme retourner toute la maison, sans dessus-dessous pour trouver quelques précieux indices ou objets. Pourtant Ryo Hazuki dort à heure fixe, il est cantonné à un territoire d’une taille discutable, il ne peut pas s’il le souhaite utiliser un véhicule dont il a envie, ... Nen franchement le jeu est ultra fort, mais chers fans n’allez pas trop loin en ventant ses mérites au niveau liberté à l’extrême : y a encore des choses à faire pour avoir une simulation de vie.

Comparativement au deuxième épisode je trouve ce premier opus plus facile, plus attachant avec ses architectures japonaises anciennes et puis c’est le premier alors forcément : ça marque !! Par contre l’aventure est plus courte et la superficie des lieux plus restreinte. Le réalisme apporté avec ce premier épisode vient également du grand nombre de voix digitalisées à chaque dialogue. Une myriade de détails de toutes sortent fourmillent, pullulent dans Shenmue, ce qui en fait un jeu d’une grande richesse et attachant à tous points de vue en plus d’être une grande aventure : on peut collectionner des petits fighters dans les distributeurs, regarder sa Saturn qui n’existait pas à l’époque où se déroule jeu, boire un coup, bosser à mi-temps pour gagner sa croûte et par la même occasion s’éclater dans des courses de clarcks, explorer la ville juste pour découvrir les restaurants et magasins, aller se défouler à la petite salle d’arcade et goûter à ces bons vieux classiques Sega que sont Space Harrier, Hang On, un jeu de fléchettes, et un pour s’entraîner au QTE avec les poings. De plus les personnages rencontrés aux grés de vos promenades sont d’une variété incroyable  : vous croiserez même ce bon vieux finlandais qu’est le père Noël, débarqué spécialement pour vous au Japon (quelle santé pour son âge). Les femmes du jeux sont parfois assez sexy, d’autres sont très âgées et ridées. Soulignons et applaudissons au passage le tour de force effectué sur les graphismes avec un nombre record de polygones à l’écran et des textures inégalées au niveau de la peau : ça bouge de façon élastique : la qualité est subjuguante.

L’ambiance fait peur : les choses sont amenées avec des cinématiques, les coins louches sont sombres, quand la nuit tombe les brigands se réveillent. Certains ont un des tronches à faire peur à un mort. Les phases de combat se passent parfois en QTE avec des bruitages dignes de films et des prises comme c’est pas permis. Un mot sur le déroulement de l’aventure :
C’est le coeur du jeu. On a quartier libre : pas de linéarité, on décide du trajet qu’on se donne, on joue pour le fun, pour l’enquête, pour la revanche. Même si l’étendue des décors n’est pas si grande que dans le 2, il faut un certain temps pour parcourir l’extrémité de la carte de bout en bout : prévoyez un sac à dos bourré de sandwichs pour les tremper dans le café (miam, quel goût ce Teiseken) car le nombre d’heures pour finir le jeu est tout de même conséquent.
Concrètement le héros utilise un carnet de bord pour noter ses éléments d’enquête : heureusement car il faut s’y retrouver avec tous ces noms japonais. Et comme si ce n’était pas assez compliqué  : il existe dans le quartier des restaurants chinois.
Shenmue est une aventure à déguster : c’est un titre unique, prenant et marquant.

Les Plus :
- la réalisation qui déchire à tous niveaux
- les changements de caméra pour des gros plans lors des dialogues : fantasticoshenmunesque !! - le nombre incalculable de détails
- l’ambiance feutrée des bars, les décors asiatiques

Les Moins :
- le challenge étant assez costaud, on y retourne mais pas ultra souvent  : ce problème est récurent pour le genre aventure

Graphismes/Animation : 9/10
Un tour de force.
L’anime rend les persos majestueux et leur donnent une prestance certaine.

Environnement Sonore : 9/10
Elles sont bonnes comme le bon pain ces musiques.

Maniabilité : 8/10
No problémo : let’s keep cool.

Fun : 9/10
Oh oui, le fun est au rendez vous. Les combats sont plutôt rares mais d’une grande intensité, ainsi que les moments où l’on apprend les coups avec ce vieux Maître.

Durée de vie : 8,5/10
Comment vous ne l’avez pas encore fini ?
Y a du boulot : allez ! On s’y met tout de suite !

Note Globale : 9/10
Shenmue est un jeu admirable qui devrait être prescrit par les docteurs et remboursé par la sécurité sociale.
Joignons les mains et penchons notre buste pour saluer Yu Suzuki pour avoir créer un jeu si bon : Shenmue ! Ah que, il est terrible !!!


Site Officiel
Sortie le 01 D
NOTE : 09/10