Consoles-Fan
24/05/2018

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Iridion II
Tu veux-tu un shmup de la taille d’un sp
Une compilation shmupesque dans ta poche !

Apr

Effectivement, le shoot 3D à la vue injouable à été remanié en un véritable shmup vertical au gameplay 2D. Ce genre étant quasiment inexistant sur ce support (Invader de Xicat Interactive, les deux Uranus -freewares destinés aux possesseurs de Fa-Linker- développés par ZoneGN et... à ma connaissance, c’est tout), Iridion II -puisque tel est son nom- a donc le mérite d’alimenter les inconditionnels du genre ou de, tout simplement, le faire découvrir aux plus jeunes.

Esthétisme quand tu nous tiens...

Ce qui frappe dès la première minute, c’est la qualité visuelle très poussée du jeu. Les niveaux de Iridion II se déroulent en effet sur des décors en 3D précalculée qui, pour être vu sur leurs meilleurs jours, défilent non seulement de haut en bas mais également de face avec une certaine inclinaison. Le résultat est totalement bluffant et rappel curieusement les phases verticales d’Axelay. Certains parcours sont d’ailleurs magnifiques quant aux autres, ils le sont plus encore ! Tous les ennemis utilisent un procédé identique et même si l’on est bien loin d’un Blazing Star, cela reste assez sympathique. Le choix des couleurs est très judicieux et l’on n’a aucuns problèmes de visibilité sur une GBA classique. Bien heureusement, l’animation accompagne royalement tout ceci et la promenade sur les 15 planètes parsemées d’obstacles en tout genre ne subie de ralentissements que très rarement.

Attention, port du casque obligatoire !

La bande sonore d’Iridion II est très soignée. Les musiques, d’une excellente qualité, sont évidemment très réussies dans le genre puisque c’est notre vieil ami Manfred Linzner qui en est à l’origine (L’Amiga, Abysse,Tales from Heaven, ça ne vous dit rien ? :-D). Cependant, comme d’habitude sur ce support, des écouteurs sont fortement conseillés pour pouvoir en profiter pleinement. Il est d’ailleurs possible d’entendre quelques morceaux sur la page principale d’une façon très originale puisqu’il nous est proposé de régler à notre guise les accords, la basse et les percussions. Les bruitages, également de très bonne qualité, sont quant à eux en parfaite harmonie avec le jeu. Nous avons même droit à une voix digitalisée nous lisant entièrement le scénario ! (en anglais uniquement). Il n’y a rien à dire, Iridion II est très aboutit techniquement. Cela fait rudement plaisir de voir la GBA au mieux de sa forme.

Des heures de plaisir en perspective ?

Au programme, plusieurs modes de jeu. Le Story Mode que nous devons obligatoirement compléter pour débloquer les autres, propose de commencer Iridion II de la façon la plus classique qui soit puisque qu’il est ici question de le parcourir par étapes de trois planètes parsemées de check point. Il nous est à ce moment possible de débuter par celle de notre choix, même si la difficulté augmente de l’une à l’autre. L’Arcade Mode quant à lui nous permet d’aborder les niveaux du jeu comme bon nous semble en visant le plus gros score -tout en ne laissant aucune place pour l’erreur. Enfin, le Challenge Mode nous offre la possibilité de détruire succinctement tout les boss principaux du jeu. Ce qui apporte à ce mode tout son sens c’est qu’il faut le faire en un temps record. Ces deux derniers modes sont certainement les plus intéressants pour les mordus du genre puisqu’il est possible, via le site officiel du jeu, de se faufiler dans un classement mondial grâce à eux. Petit plus, une galerie d’images assez jolies et un juke-box sont aussi débloquables.

Faire du vieux avec du vieux

Après quelques heures de jeu, nous nous rendons vite compte qu’Iridion II est bourré de clin d’œil aux vétérans du genre comme Axelay - et oui encore lui- , View Point, R-Type et j’en passe. Le problème c’est que cela est tellement prononcé qu’il n’apporte, au final, absolument rien de nouveau. Ce n’est pas le premier, nous sommes bien d’accord là-dessus, mais quand il prend les défauts qui vont avec, il y a matière à se questionner sur son intérêt.

Le gameplay n’a absolument rien d’extraordinaire et l’armement disponible va de l’habituelle fournée de pioupioux upgradables déjà trop bien rodés au tir sur tourelles rotatives encore une fois pompé sur Axelay. Évidemment nous avons droit aux éternelles smart bombes -ici utilisable de deux façons, à la manière d’un Donpachi- et aux modules auxiliaires amovibles. Tout cela se révèle finalement assez limité même s’il est nécessaire de gérer convenablement cet arsenal pour venir à bout de certains niveaux -procédé rappelant un certain Super Star Soldier d’ailleurs. À noter aussi la présence d’un demi-cercle de vie qui nous permet quelques erreurs de jeunesse face à une action parfoit digne d’une petite veille traversant la rue.

J’ai ru voir un rominet

Le hic, c’est que la sauce ne prend pas. Les ennemis, les boss et les sous-boss proposés sont déjà bien trop éprouvés. Inutile de les détailler ici, c’est du déjà-vu et ça en devient franchement ennuyeux. De plus, dans une toute autre mesure, le design des 15 niveaux donne aussi une impression constante de déjà-vu. Ils rappellent tous cette expérience consistant à mètre un miroir devant un autre et c’est malheureusement bien lassant. Comme ci cela ne suffisait pas, le jeu dégage une aura étrange, une impression de mou qui, tout comme Axelay, ne fait pas l’unanimité. Enfin, la vue inclinée se révèle assez déstabilisante et finalement pas des plus jouables.

En voulant trop bien faire, les gars de chez Shin’en se sont emmêlé les pinceaux et Iridion II montre seulement combien il aurait pu être meilleur sans copier bêtement sur tout ce qui traîne. En effet, nous avons ici l’antithèse du jeu novateur, un ramassis d’idées poussiéreuses, dommage.

It isn’t for you !

Gentiment vendu une quinzaine de dollars en Amérique du Nord, Iridion II s’est pourtant vu attribué le prix fort dans les boutiques françaises (merci môsieur Vivendi Iouniversal). C’est bien dommage puisque, du coup, il en devient complètement obsolète sachant que, pour ce prix ou presque, nous pouvons nous procurer un Ikaruga ou un Espegaluda sur nos machines de salons.

En résumé, malgré une réalisation de qualité et les nombreux efforts fournis par l’équipe de Shin’en, Iridion II ne reste malheureusement qu’un shmup tout juste sympathique et sans réel intérêt. Ceci est bien triste pour ceux qui attendaient ce titre depuis la diffusion des premières vidéos très prometteuses sur le web. Pour le moment donc, rien de mieux à faire que de ressortir nos bonnes vieilles PC Engine GT et de prendre des actions chez Duracell :-(

Points forts

- Taaaberwate, 15 piaaaces iouesses pour nous-autes ! ;-)
- Ça ressemble à Axelay de loin :-)
- De la jolie 3D précalculée.
- Une bande-son très réussie, Manfred est vivant, incroyable !
- L’un des seuls shmups horizontal sur GBA.
- Le classement mondial pour les courageux.

Points faibles

- Patince 50 Euros pour vous-autes, ç’a pas d’allure ! ;-)
- C’est pas Axelay de près :-(
- Donne constamment une impression de déjà-vu.
- Les boss sont beaucoup trop gentils.
- Un système de password préhistorique.
- Le jeu n’apporte absolument rien d’original.

Coryoon


NOTE : 06/10