Consoles-Fan
20/01/2018

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Shikigami No Shiro
Shoot-them-up et jouabilit
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Shikigami No Shiro est le premier shoot-them-up X-Box

Tu serais pas un peu mou de la texture ?

J’ai une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle à vous annoncer. Je commence par la bonne. Pour un shoot-them-up, Shikigami No Shiro dispose d’une bonne durée de vie. Il y a 5 stages divisés en 3 sous-stages chacun, ce n’est pas négligeable même si certains sous-stages ne se limitent qu’à un boss. La mauvaise nouvelle c’est que les décors qui composent un sous-stage sont en réalité un cycle qui fait une transition vers le cycle suivant lorsqu’on change de stage. Objectivement, on obtient en mettant les cycles bout à bout un stage de shoot-them-up assez court, comme on avait l’habitude de voir, mais bon il faut admettre qu’avec cette supercherie, que l’on oublie assez facilement, le jeu paraît plus long, c’est déjà ça de gagné sur un shoot classique. Cependant, l’inconscient enregistre toujours les mêmes images et c’est bien pour cela que les décors parraissent sans personnalité. Tout n’est pas non plus pardonnable. Par exemple les textures sont assez floues. Alors moi je veux bien mais un cycle de texture floue, on se demande bien où est passée la Ram de la X-Box !

Je dois bien aussi vous avouez que les premiers contacts avec le jeu n’ont pas été les meilleurs, je l’ai trouvé vite soporifique et j’ai dû me faire plus ou moins violence pour y revenir. Je dis plus ou moins parce que bon, les shoots, je reste bon client. J’ai bien fait d’y revenir, car une fois qu’on entre bien dans le jeu, on finit par le trouver amusant, plus technique, plus intéressant, et ça s’améliore de stage en stage. Pour les possesseurs de télé 16/9 il leur sera possible de retourner leur poste pour jouer en plein écran, pour les autres, 2 bandes colorées (eh oui) viendront remplir les bords de votre téléviseur.

Blaste en silence, le petit dort !

Le jeu mélange de la 3D pour les décors et certains boss avec des sprites à la sauce Donkey Kong Country. La perspective des décors est exagérée, en particulier lorsque vous déplacez votre vaisseau de gauche à droite, mais bon, il fallait bien insister sur le fait que les décors sont en 3D, vous vous imaginez un décor en 2D la honte qu’ils se seraient pris : beek beek ! Il y a pas mal de tirs à l’écran qui sont gérés en même temps et malheureusement, le jeu rame de temps en temps. A deux, cela devient un peu gênant. Je trouve en tout cas que pour un jeu qui n’a pas une réalisation exemplaire, un effort aurait au moins pu être fait de ce côté-là.

C’est musicalement et dans le design character que le jeu tire son épingle du jeu. De très belles mélodies viennent soutenir l’action et le charisme des différents personnages rendent le jeu attachant et vous forcera à le finir plusieurs fois, histoire de voir la fin avec chaque personnage, et malheureusement pas leur magie qui manque singulièrement de créativité et d’avalanche d’effet spéciaux. Elles n’ont vraiment ici qu’un seul rôle : nettoyer l’écran.

Un soft trop timide

Le jeu n’est pas exempt d’effets spéciaux, il y a de belles explosions et des jolis effets de transparence mais il y a comme une sensation de trop peu, on s’attend il est vrai de nos jours à une débauche d’effets visuels. Par contre le niveau commence à devenir honnête vers le milieu du jeu et à la fin, quelle folie, comme si le réveil se faisait enfin ! Distorsions, zooms, traces floues... Ce qui est moins sympa par contre ce sont les nombreux ralentissements que cela engendre. Dommage, j’ai failli m’emporter dans un moment de joie !

Au niveau de la jouabilité, j’ai déjà abordé la présence de bombes Monsieur Propre rend tout si propre que l’on peut se voir dedans. Votre tir peut être renforcé par un système de level. Enfin en maintenant la touche du tir enfoncée, vous immobilisez votre vaisseau et contrôlez une cible que vous pouvez placer sur un ennemi. En lâchant le tout, vous déverserez sur le point ciblé un concentré de tir.

Shikigami No Shiro est assez difficile mais il souffre malheureusement du syndrome crédit infini, il vous faudra donc une grosse demi-heure pour le terminer, à moins que vous ne sachiez vous contenir et que vous essayiez de terminer le jeu en un seul crédit, ce qui est à mon avis la seule solution pour rentabiliser ce genre de softs. 5 stages ou 15 sous-stages, cela reste court, très court... Heureusement qu’il y a en super hit extra bonus une galerie à débloquer en plus des images offertes gracieusement dès l’allumage de votre console et aussi une très belle intro en animé.

Shikigami No Shiro est un achat que je conseille plutôt aux mordus des shoot-them-ups. Les autres risquent d’être un peu décontenancés. Le mieux que vous ayez à faire est de vous le procurer en okaz ou de vous le faire prêter. Les temps sont durs pour les shoot-them-ups et il est vraiment difficile de faire la fine bouche de nos jours. Les fans savent bien de quoi je veux parler...

Graphismes : 60%
Le character design est très réussi mais les graphismes manquent d’ambition et révèlent une grande faiblesse tant dans leur finesse que dans la modélisation générale assez grossière.

Animation : 65%
Des ralentissements un peu trop nombreux (surtout à deux) qui n’empiètent heureusement pas sur la jouabilité.

Jouabilité : 78%
Parfaitement jouable. Le déplacement du vaisseau est suffisamment rapide.

Bande Son : 80%
Un des points forts du jeu : la musique est entraînante et colle parfaitement bien à l’action.

Intérêt : 70%
Un jeu qui aurait eu à gagner si les développeurs y avaient consacré un peu plus de temps, mais il semble bien que les gros budgets ne soient pas légion dans le monde des shoot-them-ups.

Note Globale : 68%
Il manque ce je ne sais quoi pour que Shikigami No Shiro soit un bon jeu.


NOTE : 06/10