Consoles-Fan
25/04/2018

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Magatama
Apr
et Segagaga

Imaginez-vous une introduction aussi conceptuelle qu’Otogi mais nettement plus rythm

D’un point de vue graphique, Magatama n’a vraiment rien à envier à son petit frère. Il est juste moins explosif : l’action y est donc plus claire. Beaucoup d’éléments du décors restent indestructibles. Il aurait été dommage de détruire ces merveilles d’architecture. Côté framerate, Otogi (le un comme le deux) est largement battu : Megatama offre des mouvements de caméra vraiment fluides. Tout débute donc parfaitement bien pour ce Devil May Cry like à l’ambiance Japon médiéval.

Vous incarnez Shinato. Un jeune guerrier armé de deux courtes épées à qui on la raconte pas, prêt à découper les démons du clan Monkan en rondelles. Vous êtes accompagné par Orochi, une sorte de module qui tournoie autour de vous, une sorte d’électron libre que l’on pourrait comparer au module de R-Type puisque vous le rappelez à l’ordre quand vous le souhaitez. En vous bagarrant, vous ferez apparaître une sorte de lock sur un ou plusieurs ennemis : signe que vous pouvez envoyer Orochi pomper la vie et l’énergie de vos ennemis qui sera accumulée dans une boule en bas à gauche de votre écran. Une fois la boule pleine, elle clignote et prévient en faisant vibrer la manette de plus en plus rapidement tel un rythme cardiaque qui s’accélère comme pour vous supplier de déclencher cette attaque tant qu’il est encore possible de le faire. Vous avez en effet environ 30 secondes pour déclencher votre magie phénoménale dont l’effet graphique donne un grain particulier à la scène. C’est joli et original.

De cette boule, partent deux jauges d’énergie, une verte : votre vie, et une rouge qui se remplie lorsque vous frappez vos ennemis mais celle-ci se vide constamment. Si votre jauge est bien rouge, elle indique que vous pouvez encore envoyer Orochi sur vos ennemis où aller chercher ou frapper des endroits inaccessibles pour vous. Si la jauge clignote, allez taper quelques adversaires et vous pourrez à nouveau envoyer Orochi. Cette fonction est très importante dans le jeu car elle vous permet de détruire des cloches réparties dans les différents mondes qui font office de switch (à noter que parfois c’est la collecte d’un certain nombre d’items qui ouvriront certains passages). En envoyant Orochi dessus, vous déclenchez une action qui vous permet de continuer votre aventure. Les cloches sont souvent pourvues de boucliers qu’il faut faire sauter en combattant suffisamment d’ennemis.

Un radar vous indique en bleu les ennemis secondaires et en jaune les ennemis capitaux à abattre. Orochi est aussi très utile comme projectile contre des ennemis ou pour détruire des décors qui vous barrent le chemin et que vous ne pouvez détruire vous-même avec votre épée. Pour propulser Orochi, il suffit d’appuyer sur la croix directionnelle. La vue à la troisième personne laisse place à une vue subjective sensée représenter ce que voir l’œil placé dans le bandeau rigide situé sur votre front. Visez avec la croix directionnelle et validez afin d’envoyer Orochi à l’endroit désiré. Pour sortir de cette vue, il suffit de reprendre le contrôle de votre perso avec le stick analogique. Comme vous le constatez, Orochi a vraiment un grand rôle mais il est gourmand en énergie contenu dans votre jauge rouge, aussi il faudra fréquemment faire des pauses combat pour la remplir à nouveau.

Magatama propose des graphismes alléchants. Microsoft Japon a bien bossé même s’ils sont tombés dans la facilité en nous reservant plusieurs fois des stages à peine remixés. Les boss sont superbes et créatifs, phantasmagoriques. Leur peau est superbe, luisante. Les visages des personnages sont superbes et le mouvement des lèvres suit avec réalisme les dialogues. Du côté des défauts, j’ai repéré de rares ralentissements lorsqu’il y a trop de monde simultanément. La gestion des ombres est un peu foireuse. C’est difficile à expliquer : disons que les ombres devraient être stoppées par certaines surfaces mais elles semblent les ignorer pour aller mourir sur une surface plus éloignée. Je regrette aussi le nombre de coups pas vraiment hallucinants mais tout de même suffisants pour passer un bon moment. Si vous appuyez longuement sur un bouton, vous chargerez un coup : classique !

Magatama ravira à coup sûr les amateurs de Otogi. Il est clair que ce eu s’adresse à un public amateur du Japon et de ses traditions qui ont également une sérieux penchant pour les beat-them-up 3D.

Graphismes : 93%
De superbes textures organiquent innondés de lumière !

Animation : 88%
De rares ralentissements sont à signaler mais dans l’ensemble tout est mégafluide.

Jouabilité : 72%
Certaines imprécisions ont à signaler mais rien de vraiment négatif à signaler

Bande Son : 90%
J’ai flashé sur cette Bande son à l’ancienne !

Intérêt : 72%
La difficulté de Magatama est inégale. La durée de vie est honnête.

Note Globale : 76%
Magatama est un bon titre qui trouvera son public parmi les amateurs de Otogi.


NOTE : 07/10