Consoles-Fan
20/05/2018

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Invader
David Vincent les a d
Mais ils sont toujours l

Initialement connu sous le nom de Kaisertal : Fight the Necronis War !, Invader est un petit maniac shooter old-school sans pr

Tout commence par une introduction classique mettant en place le scénario ici illustré par une fresque digne d’Égypte. Comme d’habitude cela n’est qu’un prétexte pour shooter du E.T. Pour se faire, 4 modes de jeux sont proposés : 1P Arcade, 2P Arcade, Survival et Boss Attack. Nous reviendrons en détails sur chacun d’eux. Pour le moment, allons voir ce que nous cache le menu des options. Ce menu est assez fourni et il nous est possible de configurer à notre guise la difficulté, les vies disponibles par crédit et le nombre d’entre eux attribués pour chaque partie. Bien sûr, il est fortement conseillé de ne pas choisir les crédits infinis si nous ne voulons griller le jeu en 20 minutes.

Les modes 1P Arcade et 2P Arcade sont les plus classiques qui soit puisqu’il faut comme d’habitude se débarrasser de la vermine intersidérale pour survivre durant huit niveaux tous habités par un boss méchant tout plein. Le mode deux joueurs est tout de même assez rare sur consoles portables pour être souligné. Il propose en effet une vraie partie à deux, simultanément sur les deux écrans -via le câble Link et deux GBA. Durant ces modes de jeu, nous recevons plusieurs "Incoming Call", à la manière d’un Metal Gear, qui maintiennent le scénario ou qui nous donnent parfois quelques informations importantes. Toute fois, il est possible d’ignorer ces appels et de ne pas appuyer sur Select afin de ne pas casser le feu de l’action, un détail finalement très sympathique pour les puristes.

Le design de ces huit niveaux fait preuve d’un flagrant manque d’inspiration de la part des développeurs. Graphiquement, le résultat est très mitigé. Tantôt les levels fourmillent de détails et sont très colorés, tantôt ils sont désespérément vides et fades. Ces niveaux sont tout de même parsemés de rares effets de transparence et de distorsion et ils sont parfois ponctués par quelques changements climatiques qui influent sur leurs couleurs. À noter aussi que le scrolling défile occasionnellement sur deux plans, même s’il n’y a rien d’extraordinaire pour une GBA. Les sprites quant à eux donnent droit à quelques rares effets de rotations, de très rares zooms et quelques impressions de 3D. Eux aussi manquent cruellement d’inspiration. Le ridicule boss de fin, par exemple, est à mourir de rire.

La difficulté est évidement au rendez-vous puisqu’un mini maniac shooter vertical sur un écran aussi large occasionne, à mon avis, beaucoup trop d’ennemis sur les côtés. Bien sûr cela n’est pas gênant pour certains titres comme Gigawing mais ici le manque de bouclier dès le début de la partie fait cruellement défaut. Il n’est en effet disponible qu’après avoir collecter 50 pièces, ce qui est assez fastidieux -le vaisseau étant sensible aux tirs dans son entier et non pas en son cœur à la manière d’un Dodonpachi par exemple. Pendant que nous y sommes le gameplay du jeu fait très old-schcool et rappelle les shmups d’il y a une dizaine d’année, voir plus. Pour sûr, cela plaît à certains d’entre-nous, moi le premier, surtout qu’il y a quelques clins d’œil plutôt sympathiques aux vieux de la vieille du genre comme par exemple le "Shop" disponible à tout moment -via le menu pause- où nous pouvons acheter de l’armement ou des crédits, rappelant, entre autres, Forgotten Worlds.

Pour se faire, il nous faut collecter les pièces qui tombent des ennemis lorsque nous leur tirons dessus. Cela n’est pas toujours évident puisque leurs tirs clignotant en orange et bleu ne sont pas des plus visibles parmi les fournées de pièces jaunes aux contours noirs, surtout quand il y a trop d’ennemis sur ce tout petit écran. Malencontreusement, nous perdons souvent des vies à cause de cela. Les tirs roses ne sont pas assez présent, ils donnent pourtant un meilleur effet et évitent un peu plus ce problème. Pour en revenir aux pièces, il est largement conseiller aux novices de dépenser cet argent dès que possible puisque, non seulement, le jeu est impossible à finir en 1 crédit sans upgrader son vaisseau mais en plus, notre porte-monnaie virtuel revient à zéro lors de chaques crédits perdus

L’armement disponible est tout ce qu’il y a de plus classique. Nous avons le choix entre deux vaisseaux équipés différemment. Le premier propose le tir de face, bien classique, permettant d’attaquer les ennemis de front. Le second, quant à lui propose un tir en V obligeant l’attaque par coté afin d’éviter plus facilement les tirs ennemis. En plus d’un système de lancement de missiles utilisant une cible constamment affichée sur l’écran et agissant sur les ennemis du deuxième plan -à la manière d’un Xevious ou d’un Twin Bee- nous pouvons stocker deux armes à la fois sur chacun de ces vaisseaux, pour peu que nous arrivions à en attraper et surtout à les garder. En effet, dès que notre vaisseau se fait toucher, il retrouve uniquement son arme de base -très inappropriée lors des derniers niveaux. Il est également possible d’upgrader son armement sur 3 niveaux et de déclencher une bombe au besoin- occasionnant au passage un bel effet de distorsion sur tout l’écran.

Les modes Survival et Boss Attack, quant à eux, proposent respectivement d’aller le plus loin possible avec une seule vie pour le premier et d’affronter succinctement tous les boss du jeu pour le second. Le but de ces modes est tout simplement de se perfectionner en mémorisant les attaques ainsi que les mouvements ennemis. Cela n’a encore une fois rien d’original, nous sommes bien d’accord, mais ces modes de jeu ont le mérite d’augmenter la durée de vie du titre qui devient du fait assez intéressante d’ailleurs. Effectivement tous les modes de jeux réunis, nous avons là un shmup proposant quelques longues heures de shooting en perspective.

Au final, Invader est un titre qui mérite d’être connu auprès des vieux shmupeurs métropolitainesques convertis (bah oui, inventons des mots, c’est biaingue). Même s’il n’apporte absolument rien au genre, il propose tout de même une durée de vie et un challenge solide pour peu que nous accrochions à son ambiance très old-school. Pour ce qui est des joueurs normaux, au même titre qu’un Iridion II, Invader n’a rien d’extraordinaire sinon le fait d’être disponible sur une console où ce genre de jeu est sous-représenté, et ce, les graphismes et la bande-son en moins par rapport à Iridion II justement. Son gameplay très vieillot n’accrochera certainement pas les novices du genre. De toute façon, ce titre n’est absolument pas un bon point de départ pour les pilotes débutants. Bref, Invader est un vieux jeu fait par des vieux pour les vieux comme moi :-)

Les points forts :
 un vrai mode deux joueurs simultanément
 un système de collecte de pièces et de "shop"
 une durée de vie satisfaisante
 un mini maniac shooter sur GBA

Les points faibles :
 Une réalisation très moyenne
 Un gameplay un peu trop vieillot
 Une ambiance trop particulière
 Un design très douteux
 N’apporte absolument rien au genre

Coryoon


NOTE : 06/10