Consoles-Fan
16/07/2018

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Burnout 3 - Takedown
Alors, tu viens d’acheter un coup
Bient

S’il y a bien un jeu que je n’attendais vraiment pas cette ann

Eh bien je me suis trompé sur toute la ligne ! Burnout 3 est une bombe qui vous explose immédiatement à la figure tant le fun est immédiat. Il écrase littéralement les deux précédents épisodes. Qu’a-t-il bien pu se passer ?

Commençons finalement par le moins surprenant : la réalisation. Elle est superbe comme on pouvait s’y attendre. La fluidité est exemplaire, les graphismes sont magnifiques. Mais c’est surtout la sensation de vitesse grisante que je retiendrai ici (je vous raconte pas avec les boosts !). Seul F-Zero GX est capable de rivaliser ! Et pourtant, Burnout 3 ressemble finalement à un jeu de voiture classique ! Certes, les programmeurs ne se sont pas privés de rajouter un effet Fisheye et de flouter les côtés de votre champ de vision comme si votre œil n’arrivait plus à faire la mise au point tant cela fonce comme c’est pas permis ! Mais il faut bien avouer que le résultat final est vraiment convaincant et qu’on se surprend à savoir piloter à une telle vitesse. Il faut dire que Burnout 3 est un jeu d’Arcade pur et dur qui a plutôt tendance à vous pardonner des petites erreurs de conduite. On se sent même parfois un peu trop assisté dans les tournant. Si vous ne vous cognez pas de manière frontale (ou presque), cela ne vient pas vraiment perturber le déroulement de la course. Les bords de route vous servent même parfois de rampe de lancement !

Dans ce nouvel épisode de Burnout, vous ne pouvez donc pas percuter trop violemment les décors mais vous devez aussi tenir compte de la circulation qui fait office de décors. Par contre, avec vos concurrents, vous devez absolument chercher la bagarre, rouler taule contre taule, et si possible, les envoyer dans le décor. Vous aurez dès lors exécuté un Takedown ! Vous voilà récompensé par une double jauge de boost qui augmentera encore au prochain Takedown ou qui diminuera lors de votre prochaine erreur de pilotage. Votre boost se remplit lorsque les 4 roues de votre véhicule quittent le sol, que vous effectuez des dérapages ou lorsque vous prenez des risques en frôlant d’autres voitures ou en conduisant carrément dans le sens contraire de la circulation.

Lorsque vous vous gratifiez d’un Takedown, il s’en suit alors une petite cut scène. La caméra prend le temps de se retourner afin d’admirer votre méfait. Vous pouvez alors découvrir votre concurrent se manger un mur de face et admirer la transformation de sa carrosserie en l’instrument préféré d’Yvette Horner mais aussi de Shenrone. Vous ne le saviez peut-être pas mais Shenrone est le fils spirituel d’Aimable. Dans certains cas, votre concurrent fera un solide vol plané par delà la balustrade avant de se retrouver au fond d’un lac. Bien entendu, des récompenses telles des photos souvenirs de vos exploits ont été intégrées dans le jeu. Mais méfiez-vous quand même car si vous pouvez exploser vos concurrents comme bon vous semble, ils reviendront dans la course et chercheront bien vite à vous faire subir le même sort.

Burnout 3 prend ainsi un peu une dimension à la Chase HQ ou à la Road Rash vraiment très jouissive, d’autant plus que tout se déroule vraiment à vive allure et que nos mirettes en prennent pour leur grade. Le spectacle est intense et le gameplay n’est vraiment pas en reste. Le plaisir de jeu est immédiat et on enchaîne parties sur parties sans vraiment savoir s’arrêter. Burnout 3 est sans doute un peu facile même s’il est varié grâce à des systèmes de courses uniques, de championnats ou de « missions » qui consistent pas exemple en un vol plané à créer un maximum de dommages ! Et pour nous présenter tout cela, les programmeurs ont choisi une interface vraiment très proche de MSR ou Project Gotham Racing, c’est selon. Burnout 3 est donc largement plus structuré, largement plus clair. L’idée de la radio a également été reprise mais sans atteindre la diversité du jeu de course de Bizarre Creation. Le concept a aussi été un peu remanié. Ici, le DJ de la radio relate les faits et crashs provoqués par les fous du volant de la région. Crash FM informe aussi les conducteurs sur l’évolution des courses et championnats. Cette radio semble en tous cas spécialisée dans le rock alternatif bien pulsé qui convient parfaitement bien au soft.

Mais revenons-en un peu à l’interface qui est si belle. Une vue par satellite vous montre en zoomant les différents circuits américains, européens et asiatiques, en ville ou en pleine nature. Cette fois-ci, les développeurs ont mis le paquet pour nous offrir une durée de vie conséquente. Il faut dire aussi qu’il y a moultes circuits et véhicules (parfois burlesques) à débloquer. C’est bien simple, à chaque victoire j’ai eu une sensation de jackpot ! Là où la plupart des jeux vous offrent des bonus au compte goutte, Burnout 3 vous déverse tellement de nouveautés à chaque nouvelle victoire que vous êtes incapable de tester toute les nouveautés qu’on vous offre en un coup. Et comme, malheureusement, le jeu est assez simple, un effet boule de neige jubilatoire opère et on se retrouve bien vite débordé : quel bonheur d’imaginer tout ce qu’on va avoir encore droit à découvrir ! Il faut dire que j’ai récolté pas mal de médailles d’or assez facilement. Les médailles d’argent ou de bronze vous rapportent quand même moins !

Et si justement vous partez en vrille suite à un accident, n’hésitez pas à profiter de l’Aftertouch qui vous permet de diriger encore un peu votre voiture dans les airs afin d’engendrer un maximum de dégâts et pourquoi pas tenter de gêner vos adversaires avec la carcasse de votre voiture. Celle-ci est, nous l’avons vu, destructible, fortement lustre, mais pas vraiment très détaillée face aux productions actuelles et surtout en regard de la réalisation globale du soft. Qu’à cela ne tienne, je joue en vue intérieure et pour les concurrents, cela reste amplement suffisant. Et puis franchement, j’aime pas cracher dans la soupe quand elle est aussi goûteuse !

Graphismes : 91%
Des graphismes moins digitalisés que dans le 2 et qui font plus "jeu vidéo".

Animation : 98%
Comme le dirait la société suisse des transports ferroviaires, la SBB CFF : SéBaBosible CaFaFite !

Jouabilité : 88%
Avec son système de coup de boost à donner en fin de virage à la Daytona USA, les fans de ce jeu n’auront pas assez de larmes pour dire merci à Electronic Arts de leur faire redécouvrir ce gameplay d’antant. Cependant Daytona reste quand même le maître en la matière, ce dernier est en effet un peu moins tolérant avec les erreurs de conduite !

Bande Son : 77%
Il faut aimer le style un peu pop-rock présenté par un DJ de province.

Intérêt : 93%
Un Burnout 3 surprenant qui n’a pas oublié d’évoluer avec une durée de vie convenable. La plus-value provient du jeu à plusieurs online ou offline !

Note Globale : 91%
Va chercher bonheur, va !


NOTE : 09/10