Consoles-Fan
22/10/2018

Auteur
  

3032 articles en ligne

 
Psi-Ops
Regardez-moi dans les yeux !
Lisez ! Je le veux !

Avec Freaky Flyers et The Suffering, on peut dire que ces derniers temps, Midway a plut

Après s’être fait rapidement emprisonner par une armée aux pouvoirs écrasants, le soldat Nick Scryer a juré de se venger. Une mystérieuse femme l’aide à s’échapper de sa cellule. Et voilà notre ami Nick qui se retrouve isolé derrière les lignes ennemis. En retrouvant peu ) peu la mémoire, il se rappellera de séances de tutorial que vous devrez accomplir pour l’occasion afin d’acquérir peu à peu des nouveaux pouvoirs psychiques. Ceux-ci ont une importance de taille dans l’aventure car les munitions sont rationnées et il sera très utile de balancer des lourds objets que vous trouverez dans les décors sur la tête de vos assaillants. C’est moins facile et moins rapide que de leur tirer dessus et vous risquez d’encaisser quelques balles avant de vous débarrasser de vos assaillants mais cela permet d’économiser des chargeurs. A vous de jauger si vous êtes prêts à en payer le prix en sacrifiant un peu de jauge de vie. Parallèlement à cela, vous utiliserez une partie de votre jauge psychique, pas trop si vous êtes efficace et maîtrisez le maniement d’objets à distance comme un chef. Le principe est assez simple, un lock vous permets de soulever un objet que vous pouvez alors diriger avec un stick analogique alors que le second vous permet de vous déplacer.

Les objets peuvent être utilisés comme protection lorsqu’on vous tire dessus mais aussi pour résoudre quelques puzzles. Les ennemis peuvent aussi être soulevés et fracassés contre les murs ou carrément expédiés par-dessus les balustrades ! Plutôt rigolo ! N’hésitez pas à balancer des bombonnes ou des tonneaux bourrés d’explosifs à leur tête, l’effet est comparable à une grenade. On retrouve donc les éléments classiques du third person shooter mais exploités différemment. Les tonneaux ne se lancent en effet pas aussi simplement que des grenades : cela prend plus de temps, mais en revanche, si vous maîtrisez bien le gameplay, vous pourrez être très précis dans vos actions. Le tout est de bien ressentir la perspective et de bien visualiser dans quelle zone, à quelle distance des ennemis, se situe tel ou tel objet que vous manipulez. Je vous donne un autre exemple classique remis au goût du jour, le lock : lorsque vous manipulez un ennemi, celui-ci ne peut plus rien faire d’autre que de subir votre attaque. Vous pouvez lui tirer dessus quelques rafales tout en le maintenant en l’air.

Dans la série je suis bizarre mais je me soigne, vous serez capable de griller le cerveau de vos ennemis rien qu’avec votre main, vous piquerez par la même occasion toute son énergie ! Votre esprit pourra sortir de son corps afin de visiter les alentours et repérer d’éventuels dangers, vous pourrez prendre le contrôle de vos adversaires et les forcer à faire diverses actions comme tuer ses alliés ou carrément se suicider. Vous contrôlerez également le feu et brûlerez vif vos ennemis désemparés en leur envoyant des boules de feu ! Ha Do Ken !

En bref, le jeu allie des phases d’action, d’infiltration et un peu de réflexion. Le gameplay est très riche et peut-être même trop. En pleine action, on s’emmêle parfois les pinceaux. A force de vouloir trop en faire, on crée un système de jeu vraiment original mais aussi compliqué. Du moins, on se confronte à la nouveauté alors qu’on préfèrerait parfois avoir un système de jeu moins exhubérant et plus efficace. Le système de jeu est vraiment très bon et original, mais il sert un style de jeu qui demande trop de réactivité. Une frustration s’en fait ressentir et dans mon cas, la sauce a fini par tourner. Est-ce mon humeur du moment qui a fait que je n’ai finalement pas accroché sur le long terme, c’est possible ! Je m’attendais sans doute à un défoulement et j’ai trouvé un jeu assez prise de tête alors que le genre ne s’y prête pas trop.

Et puis il y a la réalisation, correcte mais sans plus. Les textures ternes, les environnements très sombres, manquent cruellement d’inspiration. On parcourt des couloirs comme on a l’impression d’en avoir déjà parcouru des centaines. Peut-être qu’il manque finalement à ce jeu une personnalité, un univers qui lui est propre. En tous cas, vous pouvez toujours vous laisser tenter si vous aimez les jeux militaires en solo.

Graphismes : 68%
Assez fades.

Animation : 85%
Aucun problème de ce point de vue, le moteur du jeu est au point.

Jouabilité : 63%
Un système de jeu original qui vous oblige de jauger entre munitions et pouvoirs psychiques. Malheureusement, la gestion est un peu compliquée pour un jeu qui demande beaucoup de réactivité.

Bande Son : 66%
Pas vraiment impressionnante.

Intérêt : 65%
Le jeu propose un bonne durée de vie grâce à des missions cachées et des vidéos à découvrir.

Note Globale : 67%
Je n’ai personnellement pas trop accroché mais je lui reconnais bien volonté des qualités. Pour ma part, je vous conseille de vous procurer plutôt l’excellent The Suffering, plus défoulant, au gameplay plus inné et surtout à l’ambiance de psychopate très réussie.


NOTE : 06/10