Consoles-Fan
25/05/2018

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La Saga Hitman
Ne l’appelez pas Kojak
la m

Si vous


En 2000, si vous vouliez vous prendre pour un assassin silencieux, une solution s’offrait à vous : Dark Project... mais il fallait se promener dans une espèce de cape qui sentait le renfermé et supporter le poids d’une épée à vos côtés. C’est alors qu’un petit nouveau fit son entrée sur la scène vidéo ludique. Charismatique, énigmatique, amnésique et... chauve, 47 (c’est son nom) vous permettait de vous habiller chez les plus grands couturiers pour tout bêtement tuer des gens.

Ce n’est certes pas pour le plaisir que vous faites ça... quoique quelques fois si, parce que je vois mal la raison d’étrangler un parfait inconnu dans une ruelle obscure. En réalité, une sombre organisation vous a « recruté » pour devenir l’un de ses assassins. Hitman (tueur à gages en anglais), à l’époque était révolutionnaire. Une vue à la troisième personne, des armes sympathiques (couteau, seringue et corde à piano... hihi) et plusieurs possibilités pour arriver à vos fins permettaient de se familiariser à l’infiltration et à la discrétion. Fini les « coucou les mecs, c’est moi » en entrant dans une pièce tout en arrosant à grand coup de sulfateuse.


Ajoutez à cela un graphisme plus que correct et un scénario digne de ce nom... et vous possédez un hit, malgré une maniabilité plutôt discutable et un niveau de difficulté carrément sévère. Mais bon, pour un premier essai, résultat excellent pour Io Interactive, et 600 000 exemplaires vendus pour Eidos, l’éditeur du soft.

Forts de leur succès, l’équipe nous replonge dans la vie tourmentée de notre ami fan de lotion capillaire deux ans plus tard avec devinez quoi ? Hitman 2... et un moteur graphique refondu.
Le petit 47 nous fait une crise, et il s’est retiré dans un coin reculé de la Sicile, dans un monastère, où il prend soin des plantes. Comme au début de Rambo 3, on se dit que ce n’est pas normal. Il a l’air heureux (enfin oui, c’est relatif) jusqu’au moment où son ami le Père Machin est enlevé. Ca y est, ils nous l’ont énervé... on le voit au fait qu’il remette son costume et ses gants. Il demande alors de l’aide à son ancien employeur... qui n’accepte qu’à la condition qu’il remplisse quelques contrats avant. On ressort les pistolets argentés de dessous le parquet en avanti !!


Encore une fois servi par une histoire qui se tient plutôt bien, et un gameplay bien meilleur que son aîné, vous revoilà en selle pour zigouiller des méchants. On tue, on cache les corps dans des coins sombres, on empoisonne, on se déguise (ou non)... là encore la diversité des moyens mis à votre service vous donne une illusion de liberté. Vous pouvez aussi vous fixer des objectifs comme finir le jeu en tant que « assassin silencieux » (pertes minimales) ou « sociopathe » (tuer tout ce qui bouge, même les mouches).

Résultat des courses, nouvel exploit pour Eidos et Io Interactive : 1 800 000 exemplaires vendus et une élévation au rang de jeu culte.


Enfin, dernier en date, Hitman : Contracts sort (enfin !!) en 2004. Et là, une joie, mais en demi-teinte. Le moteur est le même, malgré l’ajout de quelques malheureux effets de glow sur l’image et le gameplay n’a pas changé (bon, c’est vrai, il n’y avait pas besoin). Heureusement, on rentre vite dans le bain. 47 a des problèmes (on le voit aux scènes cinématiques de bonne qualité qui parsèment le jeu), et on fera tout pour l’aider. C’est qu’on commence à s’y attacher à ce p’tit gars. Les missions sont des réminiscences du passé d’assassin de notre ami imberbe, et on peut ainsi participer à certaines de ses mémorables exactions. L’hémoglobine coule et à flot (traînez un corps sur du carrelage, et vous verrez... hihi), et vous viendrez à fréquenter des lieux de débauches (je ne vous en dit pas plus) et plutôt glauques. Tout un programme. Miam !!


C’est alors qu’on se demande si c’est pour des besoins scénaristiques ou bien par fainéantise que les auteurs du soft nous ont replacé 3 missions du premier opus dans ce Hitman Contracts. Pour ceux qui ne connaissent pas, ça ne change rien, mais pour les aficionados, c’est un sacrilège. Au lieu de nous servir des missions inédites, on nous ressort du réchauffé... déjà que la durée de vie est limite... Il faut espérer que cet écart des auteurs ne va pas mettre un terme à une si bonne série, et que nous aurons droit à un 4ème numéro... dans 2 ans...

Conclusion :

Malgré une fausse note dans le dernier jeu de la série, la qualité offerte par Io Interactive est à placer au panthéon du jeu d’infiltration. Qui n’a jamais rêvé de suivre un mafieux dans la rue, sortir un Beretta équipé d’un silencieux et de lui loger une balle en pleine tête avant qu’il n’ait le temps de dire « tarte aux myrtilles » ? Il ne reste alors plus qu’à souhaiter que les développeurs se creusent un peu plus la tête sur un scénario que sur la façon de faire de l’argent en augmentant artificiellement une durée de vie. (Et puis moi, j’attends que les cibles se mettent à supplier.. lol).


Les plus :

- Innovant

- Bonne évolution graphique

- Bonne évolution du gamplay

- Liberté d’action

- Les chauves ont leur porte drapeau

Les moins :

- Perte de souffle de la série avec le troisième opus

- La durée de vie s’amoindrit au fur et à mesure

- Le pauvre 47 est toujours seul

Bon, sur ce, à dans deux ans petit chauve...

Evilfrog