Consoles-Fan
20/07/2018

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OutRun 2
Les cheveux dans le veeeeeent
Les dents sur le bitume

OutRun 2, je te d

OutRun 2 : qu’as-tu fait de moi ?

Rien qu’en voyant la vitesse décoiffante d’OutRun 2, on ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec Burnout 3 et au premier abord, on est déçu. Les décors d’OutRun 2 semble légèrement moins beaux. En fait ils sont surtout plus éloignés. Mais il ne faut que quelques minutes à OutRun pour renverser la vapeur. Revoyons d’ailleurs la scène au ralenti ! Si Burnout 3 est vraiment un très beau jeu, il ne charge finalement pour un stage qu’un quartier d’une ville et propose des circuits fermés là où OutRun 2 enchaîne les uns après les autres et sans aucune coupure une multitude de décors variés. En ce sens, on peut dire qu’OutRun 2 innove là où Burnout 3 nous présente finalement un canevas très classique. La modélisation des caisses est plus aboutie que dans Burnout 3. Il faut aussi dire que c’est un peu le point faible du jeu d’Electronic Arts comme je l’avais signalé lors du test. Enfin, il y a beaucoup plus de traffic dans OutRun 2.

Mais c’est surtout sur le plan du gameplay que les jeux se détachent le plus. Tous les deux sont résolument axés Arcade de manière extrême. OutRun 2 tire tout de même son épingle du jeu au niveau des sensations de pilotage. Il y a même des dérapages contrôlés à la Daytona USA ! Vous serez sanctionné si vous vous prenez une bordure ou vous ralentirez en roulant dans l’herbe alors que dans Burnout 3, il faut vraiment quasi se la prendre de face pour avoir des problèmes. Le challenge se ressent donc d’autant mieux dans OutRun 2 où l’on saisit immédiatement que c’est telle ou telle erreur qui vous coûte la victoire et qu’il va falloir vous concentrer pour en voir le bout. Burnout 3 et son challenge un peu mou est donc plus accessible qu’OutRun 2 qui aura plus tendance à vous scotcher à l’écran.

Sur le fond, OutRun 2 fait aussi très fort en proposant un mode mission vraiment très original et varié là où Burnout 3, tout en restant sympathique, se contente du déjà-vu. Je peux vous dire que j’en vois passer des jeux sur une année et il faut déjà y aller pour encore m’étonner. Sega m’a pris de court avec ses missions délirantes comme prendre des photos en conduisant ou résoudre des calculs simples tout en faisant attention à la route. On ne dirait pas comme ça mais cette déconcentration minime peut vraiment suffire pour vous faire perdre les pédales dans le calcul ou sur la route ! D’autres missions consistent à dépasser des voitures sans les cogner alors que le traffic est très dense. Cela rappellera à certains le premier circuit très fréquenté de Daytona USA. Mais tout comme dans Daytona, l’intelligence artificielle de ces voitures est limitée. Néanmoins, la présence de ce traffic a pour conséquence de renforcer les sensations de vitesse.

La tête dans les nuages

Du côté des bonus, Burnout 3 offre vraiment moultes de trésors cachés (dont beaucoup de voitures), plus qu’OutRun 2, mais ce dernier a choisi la qualité plutôt que la quantité en enfermant les circuits de Scud Race ou Daytona 2. Il suffit de survoler les topics du forum de Consoles-Fan et lire les lamentations des joueurs sur la non-existance de Scud Race en version console pour comprendre l’importance extrême de ce cadeau. Il est enfin possible de parcourir ces tracés cultissimes. Malheureusement, la modélisation des décors n’est pas aussi détaillée que la version Arcade (on ne voit pas le logo Segasaturn qui tourne par exemple), le bonheur n’est donc pas complet même si Sega a déjà fait un grand pas en écoutant ce que veulent les fans.

D’ailleurs OutRun 2 est bourré de clins d’œil. Afin de respecter l’esprit du premier épisode, les programmeurs ont exagéré la transition entre chaque tronçon. Ainsi le bitmap de fond change diamétralement de couleur en gardant tout de même un fondu enchaîné derrière un effet de lens. Les décors pharaoniques semblent pousser du sol en début de stage. Magiiiiiie ! Close up, close up !

Mais bien plus loin que toutes ces considérations techniques, ce que je retiendrai d’OutRun 2, c’est qu’il m’a fait passer des nuits blanches alors que je ne joue déjà plus à Burnout 3. Ou si vous préférez, Burnout 3 a le statut d’un excellent jeu, et OutRun 2 celui d’un jeu culte. Vous verrez bien de quel jeu on parlera encore dans quelques années !

Graphismes : 96%
Un exploit technique tant les décors s’enchaînent sans que le joueur ne ressente le moindre loading ! Les couleurs sont chaleureuses

Animation : 97%
Le jeu qui revisite l’effet Dopler

Jouabilité : 95%
Basique mais tellement efficace, jouissive.

Bande Son : 93%
Une bande-son signée Richard Jacques avec la présence de morceaux chantés !

Intérêt : 99%
Chiche qu’on y joue encore en 2024 !

Note Globale : 97%
Triple A !


NOTE : 09/10