Consoles-Fan
20/04/2018

Auteur
  

2927 articles en ligne

 
Shinkon Gattai Godannar
Shinkon au gratin
On va encore

Inspir

Après une intro animée très réussie qui sera en plus accompagné par de jolis dessins animés révélant toute l’infrastructure, les coulisses, les mécanismes qui permettent de libérer les mécha rapidement dans la ville en vue d’une intervention mais sans démolir le paysage urbain et sans révéler à l’ennemi l’emplacement de leur base. Tout cela rappelle un certain Goldorak.

Les menus vous proposent de jouer à de simples parties « Arcade » en versus avec l’ordinateur ou un de vos amis. Mais je vais plutôt me pencher vers le mode scénario assez riche qui propose trois niveaux de difficulté. Une courte séquence de digital comics prend part, chaque image se découpe en deux horizontalement pour laisse la place à la suivante. Des bustes de personnage scrollent pour intervenir dans le dialogue. A noter que la gente féminine semble être une adepte du silicone, même de manière plutôt exagérée. Le jeu peut enfin démarrer et si les décors sont sympathiques avec quelques petites animations, il faut avouer que l’on reste un peu sur sa faim. Les mechas aux carrosseries ultrabrillantes et les ennemis rappellent que nous sommes sur PS2, mais la description a vraiment intérêt à s’arrêter ici si on ne veut pas trahir la console de Sony.

Le jeu démarre et on découvre un jeu de baston assez bourrin avec pas mal de coups à l’appuis mais la taille des ennemis est telle que toute recherche technique de combat semble vaine. Puis, en creusant un peu, on découvre que le jeu renferme bien des secrets intéressants et que finalement, Shinkon Gattai Godanner se révèle bien plus technique qu’on ne le pensait.

En haut à gauche de l’écran, on peut observer une sinusoïde trapézoïdale (si, ça existe !) qui semble vous indiquer les moments préférentiels pour frapper l’ennemi. Un peu à la manière d’Evangelion, votre mecha pourra ainsi entrer en phase avec votre allié. Bien entendu, les trapézoïdales ne se déplacent pas à vitesse égale et les moments de phase n’arrivent pas si souvent que cela. Mais si vous y parvenez, cela fera en tous cas augmenter votre jauge de furie qui une fois remplie vous permettra de libérer une attaque spéciale vraiment impressionnante avec un milliard des milliers de particules à l’écran. Si jamais vous perdez un combat, cette jauge peut vous donner un souffle d’espoir. Le Soul Drive se met alors en route et votre énergie vitale se connecte à cette jauge qui baissera très rapidement, autrement dit, grouillez-vous pour renverser la situation et détruire votre ennemi, car une fois vidée, ça sera vraiment la fin !

Vous pouvez effectuer des attaques couplées bien sympathiques, intermédiaires entre le coup normal et l’attaque furibonde. On se croirait dans Kikaioh tellement ça explose et ça blaste de partout !

Les persos en 3D qui apparaissent à l’écran pendant qu’ils se font toucher ou qu’ils font une attaque spéciale rajoutent un effet dynamique bien connu dans le jeu de baston 2D JoJo Bizarre Adventure par exemple

Dans certains stages, vous vous battrez seul, à deux séparés (vous pouvez aller choisir quel mécha vous allez diriger alors que l’autre sera pris en main par la console) ou en mode fusion (je me crois presque dans Dragon Ball moi). Il en ressort un peu comme dans Bioman un mecha ultrapuissant ! Et comme vos ennemis font de même, cela permet de créer un grand nombre de configuration possible de bataille.

Si les combats seuls sont assez faciles, seul contre deux, c’est beaucoup plus dur à assumer. Le seul moyen de s’en sortir est de se concentrer sur un ennemi afin de s’en débarrasser. Dans ce cas, même s’il vous reste peu de vie, vous détruirez l’autre ennemi les doigts dans le nez. Mais dépêchez vous car à deux contre un, vous sentirez fortement le déséquilibre.

Les stages sont sobres, entourés par un mur invisible et certains éléments du décor peuvent être envoyés à la tronche de l’adversaire. Les effets spéciaux sont très nombreux. Il y a des distorsions transparentes splendides et certains coups portés semblent si violents qu’ils forment une onde de choc. Les mechas semblent démesurés face au décor mais on ne ressent vraiment aucune lourdeur dans le gameplay.

Shinkon Gattai Godanner est un titre qui ne paye pas de mine mais qui m’a beaucoup plus grâce à son dynamisme. Certains lui reprocheront sans doute son côté un peu bourrin mais en apprenant à le maîtriser, on se rend compte qu’il est très amusant et délassant.

Graphismes : 72%
Aliasé et un peu vide mais les couleurs sont bien sympas.

Animation : 86%
Très fluide et bien dynamique : on se fait plaisir.

Jouabilité : 73%
Bourrin et donc immédiat mais finalement plus technique qu’il n’y paraît quand on creuse en peu plus. En tous cas, les novices peuvent le maîtriser immédiatement.

Bande Son : 70%
Un très bon générique au début et des musiques bien rythmées pendant tout le jeu.

Intérêt : 70%
Même la durée de vie est bonne car une fois le jeu terminé, on débloque des secrets substantiels !

Note Globale : 73%
Une très belle surprise puisque je n’attendais pas grand chose de ce titre signé Bandai. Et finalement, je me suis bien amusé !


NOTE : 07/10