Consoles-Fan
22/06/2018

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Chou Aniki : Seinaru Protein Densetsu
Sexy Dynamite
Oh, oh, oh, yeah !

Vous avez toujours r

Chou Aniki est un ovni vidéoludique, mais pourtant, ce jeu n’est pas un cas isolé, il s’inscrit dans la grande tradition du jeu débile. Chou Aniki, c’est deux shoots sur PC Engine et encore un autre, digitalisé, sur Segasaturn et Playstation. Mais c’est aussi un jeu de baston assez réussi sur Superfamicom. Jusqu’à présent, Masaya avait les rennes de ce titre folklorique en main. Global A Entertainment, X-Nauts et Psikyo ont cette fois-ci pris le relais et cela se fait fort sentir car si la débilité est toujours bien là, le jeu en lui-même a beaucoup perdu, en particulier au niveau du gameplay confu du à l’augmentation de la taille des sprites et des items à ramasser . A certains moments, le jeu s’accélère sans raison et nous projette sur des ennemis sans que l’on s’y attende : où est le plaisir d’un shoot quand le gameplay repose en partie sur le hasard ? Dans ce Chou Aniki, vous allez piloter une sorte de module qui ressemble à un protozoaire unicellulaire, suivi par deux satellites représentés par des amateurs de culturisme, visiblement ! Avant de commencer à jouer, vous allez devoir choisir deux parmi quatre types (voir photo) de positionnement de vos body-builders-satellites. Un simple bouton de la manette vous permet de switcher entre les deux positions quand vous le désirez. Vous avez aussi une bombe spéciale autonettoyante illustrée par deux bodybuilders tournoyants qui vont faire bobo autour d’eux.

Les ennemis laissent derrière eux de grandes quantités d’items à récupérer pour faire gonfler la jauge d’énergie des bodybuilders. Ceux-ci seront alors dotés d’un tir plus performant. Certains sprites sont vraiment énormes. On appréciera les clins d’œil aux épisodes précédents tant du point de vue des décors que des boss. Il y a quelques petites effets spéciaux sympathiques comme des distorsions. Mais d’un autre côté, certains décors sont vraiment très vides et dans l’ensemble le passage en 3D simpliste enlève pas mal de charme au jeu. L’incrustation des ennemis dans certains décors est vraiment mal fichue, il semblent posés par au-dessus. Dans les anciens Chou Aniki, les graphistes avaient assemblés des idées saugrenues mais il y avait un facteur d’unité dans la débilité. Cette fois-ci, les idées sont toutes aussi dingues les unes que les autres, mais on a plus l’impression d’un melting pot où chacun aurait un peu lancé ses idées en pleine séance de brainstorming, mais sans se soucier d’une certaine cohésion. Aussi, les stages et les ennemis défilent sans aucune suite logique et on a un sentiment de baclage qui en ressort, comme si lorsqu’on veut faire du grand n’importe quoi, on ne peut justement pas faire n’importe quoi, comme s’il fallait que le délire soit un peu mieux organisé, histoire que le joueur puisse tout de même se rattacher à quelque chose de concret.

N’allez cependant pas croire que Chou Aniki est une daube. Disons que pour un jeu qui traîne une bonne réputation, on attend au moins l’équivallent quand un nouvel opus sort. Malheureusement, le contrat n’est pas rempli mais si vous craquez quand même pour ce titre, vous passerez quand même un moment de jeu agréable. Par contre, contrairement à ses prédécesseurs, je doute que vous y reveniez un jour.

Graphismes : 37%
Pas vraiment hallucinants, on dirait de la Psone lissée ? De plus, l’aménagement des graphismes est moins créatif.

Animation : 73%
Pas de problème à signaler de ce côté.

Jouabilité : 38%
Vraiment très raide. Les sprites énormes rendent les déplacements assez difficiles.

Bande Son : 56%
Débile mais sans personnalité aussi marquée que les épisodes précédents.

Intérêt : 36%
Le plus mauvais des Chou Aniki donc pas la peine de l’acheter tant que vous n’avez pas tous les autres.

Note Globale : 44%
La PC Engine méritait vraiment mieux comme succession.


NOTE : 04/10