Consoles-Fan
17/01/2018

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BloodRayne 2
Ail, ail, ail
Voil

Je ne m’expliquerai sans doute jamais l’insucc

Mais ne nous réjouissons pas trop vite avec cette suite, on a souvent vu comment des développeurs ont pu se fourvoyer en changeant leur fusil d’épaule sur une série. Qui a dit Buffy ? Ici, il s’agit d’une toute autre histoire de vampire qui mets en scène Rayne, une vampirette rousse et sexy capable de croquer tous les lecteurs de Cfan en une seule nuit. Ne vous inquiétez tout de même pas trop, nous sommes bien assurés.

Le menu m’invite à démarrer le jeu mais je chipote un petit peu dans les options et découvre le trailer du film avec Kristanna Loken, Michael Madsen, Matt Davis, Ben Kingsley et Michelle Rodriguez qu’on a déjà pu voir dans un autre film adapté d’un jeu vidéo : Resident Evil

Quelle belle chute de Rayne

Bon, passons et voyons voir si Bloodrayne 2 tient ses promesses. Dans l’ensemble on peut oublier l’ancien épisode tant il y a eu de changements, cela ira plus vite pour moi de démarrer depuis le début plutôt que de faire un comparatif qui n’a plus vraiment lieu d’être.

Le premier constat est immédiat : le moteur du jeu a été largement amélioré. Les jeux de lumière sont très beaux. On peut assister à des combats en plein contre-jour. Les décors sont splendides, bourrés de reflets mais laissent parfois place à une certaine monotonie. Ils sont interactifs et donc destructibles mais on s’étonnera de pouvoir détruire des grosses statues de marbre alors que les échiquiers sont indestructibles... Rayne peut aussi repousser ses adversaires sur des éléments pointus du décor afin qu’ils s’y empalent. Qui a dit Buffy ?

Du côté des défauts, la caméra ne se place pas toujours très bien mais vous gardez toujours les commandes pour réajuster les éventuels petits problèmes. J’ai aussi réussi à provoquer un bug amusant en renvoyant un ennemi sur un autre, ils ont automatiquement disparu tous les deux d’une manière encore plus efficace que David Copperfield qui lui a besoin de mois de préparation.

Le gameplay a été largement modifié. Rayne peut à présent grinder, mais elle ne peut plus ramasser les armes de ses adversaires. A la place, elle utilise deux pistolets que l’on recharge avec le sang de ses victimes ou avec son propre sang, à défaut. Ces pistolets semblent plus ou moins liés avec ces coutelas qu’elle utilise pour couper en filet ces adversaires. Avec votre grappin, vous envoyez vos ennemis dans le feu, les empaler sur des cornes de rhinocéros ou les découper en rondelle en les envoyant à travers un grand ventilateur. Le fait de vous débarrasser de vos ennemis de la sorte vous permet de débloquer certains passages. Si vous balancez votre adversaire dans le vide, il est possible que l’action se coupe afin d’avoir un peu comme dans un Burnout finalement, une coupure au ralenti montrant la chute phénoménale et fatale.

Bon sang mais c’est bien sûr

Rayne se nourrit en sautant sur ses assaillants. Elle les enlace tel un parasite et les vide de son sang. Elle peut exécuter une sorte de fatalité bien éclaboussante qui a l’avantage de vous montrer ce que ça donne lorsqu’on peint les textures du jeu en rouge. Mais trêve de gaspillage : pensez aussi à recharger votre arme en enfonçant dans la carotide et dans le thorax de votre adversaire les deux aiguillons de votre pistolet maléfique.

Il n’est plus possible de sauter sur vos victimes tombées à terre. Dommage, c’était assez jouissif à effectuer. Cette fois-ci, vous devrez juste faire attention à l’armement de votre adversaire. Si celui-ci porte une arme à feu ou n’est pas armé, il n’y a pas de souci, vous pouvez sauter sur lui et déguster son sang. S’il est armé, il vous repoussera automatiquement violemment à terre, puis, vous ruera de coup. On peut regretter ce comportement trop machinal.

Alors finalement, lorsque vous rencontrez un gars armé jusqu’aux dents, l’idéal c’est encore de le repousser à terre en lui donnant des coups de pied puis de lui couper directement une jambe, un bras, ou carrément tête. Après, je vous garantis que ça sera beaucoup plus difficile pour lui de se battre. Vous l’avez compris, si vous tranchez un membre, votre adversaire sera hors d’état de nuire, il s’enfuira si l’en a encore la force pour s’effondrer quelques mètres plus loin. Une grosse hémorragie ça ne pardonne pas. Par contre, tout le sang qui reste dans son corps sera gâché puisqu’il ne sera plus possible de sauter sur lui pour se rassasier.

Mais tout n’est pas rose (ou rouge) dans Bloodrayne 2. Par exemple, l’aspect plate-forme, même s’il reste en retrait, est vraiment en trop. Le gameplay de ces passages est vraiment trop poussif. Enfin, c’est tout de même mieux, pour le même type de mouvements qu’on peut faire, qu’un Catwoman, mais largement moins bon qu’un Prince Of Persia. Imaginez-vous que pour vous balancez d’une barre parallèle à une autre, vous devrez appuyer vers le bas afin d’effectuer un tour. Il faudra alors appuyer sur un bouton pour lâcher la barre et atterrir sur la suivante où il sera nécessaire de donner à nouveau une impulsion vers le bas pour ne pas vous arrêter ! De plus, si vous devez vous diriger dans une autre direction, il faudra appuyer vers la direction dans laquelle vous avez décidé de vous rendre. Certes, il y a moyen de maîtriser cette étrange manipulation afin de donner à l’action une certaine fluidité de mouvements mais dans un premier temps, vous aurez l’impression d’avancer étape par étape. C’est plutôt gênant de traîner autant surtout quand on vous tire dessus !

Rayne dispose de pouvoirs magiques qui lui permettent de ne pas encaisser de coups, de trouver son chemin si elle est un peu perdue et de ralentir l’action afin de courir entre les balles de mitraillette ! Cette magie est rattachée à une barre de magie qui évoluera en même temps que celle de la vie, en fonction du level de Rayne qui ne fait qu’augmenter au cours du jeu. La présence de cette barre de magie facilite grandement les combats contre les boss mais ils vous obligent à déployer votre stratégie. D’autant que si certains boss feront appel à un bourrinage endiablé, d’autres vous obligeront à trouver une technique adaptée. J’ai apprécié l’énorme démon que l’on détruit finalement en entrant à l’intérieur de son corps pour lui arracher le cœur. Difficile de faire plus gore ! Dans le même genre, on a droit tout de même dans l’intro du jeu à un étranglement avec ses propres intestins. Y’en a qui regardent trop Hannibal ici !

Casse-toi, tu pues, et marche à l’ombre !

Un élément nouveau intéressant est l’exposition de Rayne et de ses ennemis aux rayons du soleil. Elle n’a visiblement pas mis de crème de bronzage car elle commence immédiatement à fumer et à perdre de la vie. Est-il nécessaire qu’un jeu d’une telle qualité s’adonne à l’ultravilolent.... Le jeu n’a vraiment pas besoin de ça pour être considéré comme un bon titre, mais si ça fait plaisir en fin de compte, pourquoi s’en priver et que dire d’autre sinon vivement la suite !

Graphismes : 88%
Enfin des graphismes à la hauteur du jeu !

Animation : 85%
Très fluide mais pourrait encore mieux faire !

Jouabilité : 83%
La jouabilité a été modifiée, certains mouvements ont disparu, d’autres ont apparu. Bande Son : 73%
Entre métal et lyrisme, la bande-son oscille et passe parfois au second plan.

Intérêt : 80%
Un des bon titre qui malgré une amélioration graphique ne surpasse pas son prédécesseur. Les deux sont de toute manière à posséder tant on s’amuse.

Note Globale : 80%
Bloodrayne 2 aura plus facile à séduire le public grâce à une réalisation plus agréable que son prédécesseur, pourtant l’ancien opus mérite autant d’attention.


NOTE : 08/10