Consoles-Fan
19/11/2018

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Racing Simulation 3
Il y en a eu deux avant...
ben

Voil

Ce qui est appréciable depuis l’entrée du monde du jeu-vidéo dans son ère « industrielle », c’est que non seulement les éditeurs nous pondent des jeux à tour de bras, mais surtout qu’il existe des pigeons pour succomber. On en connaît tous...si si, fouillez autour de vous ! C’est donc avec une joie non dissimulée que j’ai vu atterrir ce Racing Simulation 3 dans la PS2 de l’un de mes proches. La pochette lui avait plu, mais bien moins que son prix canon de 20€ neuf au supermarché du coin ! Je m’empressais de lui taxer et croyez-moi, 20€ dans des torchons people, genre Voici ou Ici Paris eu été un meilleur investissement.

Yahou ! De bien belles carrosseries ma foi !

Le jeu s’ouvre sur une cinématique nous exhibant des poufs en minishorts moulant, s’excitant sur des capots d’automobiles de sport ressemblant furieusement à des F1. Bref, de quoi attiser l’œil du joueur hétérosexuel masculin de base. Malheureusement, sans le savoir, je venais d’assister au meilleur moment du jeu ! La faute, entre autre, à un gameplay à peine plus épais que le probable QI des donzelles susnommées.

Une fois dans le cockpit, vous allez subir des accélérations dignes d’un dragster et des freinages de malades capables de faire passer le véhicule de 350 à 50 km/h en 3 mètres ! La maigre touche de subtilité consistera dans un premier temps à ne pas déboîter dans l’herbe à plus de 200 km/h ( !) sous peine de voir partir la voiture en sucette, et dans un second temps à éviter de percuter les concurrents à trop haute vitesse pour ne pas se lancer dans une valse effrénée dans le gravier.

Rien que la pub pour les produits laitiers provoque de plus fortes sensations

Question sensations, c’est tout ou rien. En vue extérieure, qu’on roule à 65 ou à 287 km/h, le paysage défile au même rythme. Seul un regard au compteur permet de connaître sa vitesse. A l’inverse, la caméra intérieure donne l’impression d’être toujours en pleine bourre. Dans les deux cas, il n’est guère évident de gérer ses freinages. A l’écran, on dirait de la PSone super lissée. Les environnements et les caisses sont donc très propres malgré un léger aliasing, mais d’une pauvreté de textures et de polygones incroyable ! Du coup la PS2 gère tout ça sans broncher et la fluidité est tout à fait correcte, heureusement ! Le mode deux joueurs, anecdotique soit dit en passant, peut même se vanter de rendre une fiche technique identique aux parties solos. Impressionnant tout de même ! Dans le vent GT3 ;) !

Racing Simulation 3 ne dispose bien sûr d’aucun partenariat avec la FIA (la Fédération Internationale Automobile), et c’est à bord de copies de F1 qu’il faudra piloter. Les destinations pour les épreuves du championnat sont quant à elles pour le moins originales mais réellement mondiales : Slovénie, Luxembourg ou encore Nouvelle-Zélande. Bien qu’elle ne soit pas un facteur déterminant dans la qualité d’un jeu, la présence d’une licence officielle ressort parfois comme le seul point positif d’un titre. RS3 n’offre même pas ça !

Il était une fois une belle daube

Le jeu d’Ubi Soft n’amusera que les gamers vicieux 5 min par ses grosses lacunes. Puis, au printemps venu, le cédé finira accroché dans le cerisier pour éloigner les oiseaux.

Technique/esthétique : 35%
RS3 n’est pas laid, il est vide.

Jouabilité : 40%
RS3 n’est pas injouable, il est inintéressant.

Son : 25%
Si un vrai moteur c’est un piano à queue...dans RS3 c’est du Bontempi.

Plaisir/Fun : 50%
La moyenne uniquement pour les minishorts moulants de la démo !

Durée de vie : 10%
Le temps de presser le disque, de le mettre en boîte, de l’expédier et de le caler en rayon devrait être logiquement la durée de vie moyenne de RS3.

Intérêt : 05%
Dîtes-moi franchement, ça vous excite vous d’essayer de piloter des pseudo-F1 sur un circuit perdu au Chili ???

Note Générale : 27%
Ubi Soft n’a jamais communiqué sur ce titre, on comprend pourquoi !


NOTE : 02/10