Consoles-Fan
19/09/2018

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Tengai Makyo II : Manjimaru
Contient du paradis
et beaucoup d’autres choses

Tengai Makyo est avec Lunar ma s

Tout d’abord, les musiques, absolument magiques, médiévales mais dans un style très moderno-symphonique, sont une merveilles. Il faut dire qu’elles sont signées du maître Joe Hisaishi (Pour en savoir plus, allez lire sa biographie dans notre section musique) Elles tanguent dans votre tête dès les premières notes et ne vous lâchent plus de la journée. Parfois, des thèmes sautillants plus enfantins vous laissent un peu de répit alors que d’autres thèmes plus musclés viennent soutenir la gravité de l’instant.

Ensuite, les phases de digital comics sont de très bonne facture : de nombreux scrollings, zooms et étapes d’animation (il ne s’agit pas d’un véritable dessin animé) le rendent très dynamique. La carte ou les villages sont modélisés en 3D mais on retrouve tout à fait l’esprit de la version PC Engine. Dans cet épisode, on ne voit pas les ennemis sur la carte, seulement dans les dongeons, on ne peut donc pas toujours les éviter : lors de ces phases d’invisibilité, les combats sont purement aléatoires mais permettent de bien booster vos personnages qui ne feront qu’une bouchée des boss qu’ils rencontreront.

Les combats se déroulent en 2D qui proposent une vue subjective à la Phantasy Star. Les ennemis bénéficient de nombreuses étapes d’animation, les décors qui varient suivant le style de terrain que vous traversez sur la carte sont souvent mais légèrement animés par le biais de quelques petits nuages. Bref, on assiste presque à un dessin animé. On se prend en tous cas vite au jeu et on assiste rapidement au déluge d’effets pyrotechniques de toute beauté. Les ennemis possèdent une jauge qui vous permet d’évaluer la vie qui leur reste. Ce système est plus visible que dans The Appocalypse 4 qui ne proposait que quelques changements de couleur comme repère. La part de hasard est donc moins présente et vous pouvez vous en remettre à une gestion minutieuse de vos items même si d’un autre côté, il est étrange de savoir à quel moment votre adversaire va succomber à vos coups. D’un autre côté, on est jamais à l’abri des surprises...

La sélection des coups, magies, défenses est simple mais si vous n’êtes pas habitué aux RPG japonais, il se peut que vous ayez quelques petites difficultés au début, en particulier au niveau de la gestion des items.

Pour le reste, c’est du classique : on dort une nuit réparatrice à l’hôtel qui sert aussi de point de sauvegarde et qui est reconnaissable dans chaque village par son enseigne. L’hôtel est bien pratique pour passer une nuit et vous requinquer entièrement dès que vous êtes au plus mal ce qui ne devrait normalement pas arriver si vous faites exploser le level de vos personnages. Les magasins vous permettent d’acheter moultes choses intéressantes afin d’upgrader vos personnages. Au moment de l’achat, il est indiqué de combien de point le level d’une certaine aptitude de votre personnage va être augmenté.

Les ennemis useront de tout ce qui est en leur pouvoir pour vous éliminer mais l’empoisonnement est l’un des maléfice les plus pervers puisqu’il vous fait perdre quelques points de vie supplémentaires à chaque tour ! Par contre, si vous retournez sur vos pas et croisez d’anciens ennemis devenus de vrais faiblards face à votre level sans cesse en augmentation, vous risquerez de trouver ces combats agaçants, voire inutiles vu qu’ils ne vous rapportent presque plus rien. Généralement, vous éliminez l’ennemi avec une demi-claque dans le dos. Pour accélérer ce genre de combat un peu broutant, maintenez R enfoncé, ces phases seront fortement accélérées mais ne seront quand même pas évitées.

Parlons à présent un peu de la durée de vie de ce titre absolument génial, original, amusant, créatif : 80 heures sont environ nécessaires pour tout bien torcher à fond. On est loin des RPG « marathon » actuels qui se terminent en à peine 20 heures ! Rien que pour ça, Tengai Makyo II est un excellent investissement surtout si vous n’achetez pas des masses de jeux !

Et puis, les programmeurs ont même pensé à placer un générique sympa comme tout après s’être familiarisé avec les commandes comme pour annoncer le vrai départ du jeu. Tengai Makyo II est d’ailleurs truffé de dessins animés, assez basiques mais bienvenus.

Tengai Makyo 2 va vous faire vivre une aventure phénoménale dans un monde médiéval japonais bourré de symboles et de légendes. Vous allez faire la connaissance de personnages étonnants et attachants. Voilà un jeu loufoque, humoristique, parfois même un peu débile et délirante mais surtout plein de passion, un jeu fait avec le cœur, comme on en fait presque plus aujourd’hui, un jeu que beaucoup ne connaîtront sans doute jamais (horreur - malheur), mais heureusement pas vous, vous lisez Consoles-Fan ;)

Graphismes : 76%
Entre une 3D trop basique et des scènes en 2D de toute beauté, mon coeur balance !

Animation : 82%
Pour une Gamecube, il n’y a rien de bien extraordinaire mais les phases de combat m’étonneront toujours tant la 2D y est riche.

Jouabilité : 75%
Certains menus peuvent manquer de clarté surtout si vous n’êtes pas très familiarisé avec le RPG japonais.

Bande Son : 96%
Somptueux, du très grand Joe Hisaishi.

Intérêt : 98%
Un excellent jeu dont la durée de vie va vous clouer sur place.

Note Globale : 94%
D’une drôlerie intense, Tengai Makyo II vous fera vivre une histoire des plus passionnantes que le monde du RPG a pu rencontré.


NOTE : 09/10