Consoles-Fan
23/10/2019

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Mario Paint (+Gnat Attack)
....versus Photoshop.
Fight !

D

A peine allumé, Mario Paint ne cache pas son ambition : exploser Photoshop ! Non, je rigole. Mario Paint a pour vocation d’amuser, de séduire un public ultra large : des plus jeunes aux plus âgés. L’utilisation de la souris aide beaucoup dans ce sens. Ca simplifie énormément les choses. Il eut été facile de sortir une simple cartouche mais Nintendo en a décidé autrement et nous propose la souris incluse dans la boite du jeu. Cette boite fait donc environ 4 fois la taille d’une boite pour cartouche sans accessoire. Elle est vraiment bien foutue car les explications extérieurs résument et illustrent bien les différents modes disponibles.

Une petite énumération s’impose. Le jeu possède donc :
- un éditeur de dessins,
- un éditeur de motifs,
- une partie coloriage avec des modèles prédéfinis,
- une interface pour créer des animations,
- un mode visualisation pourra admirer vos chef d’oeuvres multimédia,
- une partie composition de musiques,
- le jeu Gnat Attack avec la tapette à mouches. Outre ces différents modes de créations et de jeux, Nintendo a su enrober le tout d’un maximum d’effets fantaisistes pour notre pur bonheur.

L’écran de titre a lui seul regorge de petits clins d’oeils amusants et mignons. On peut ainsi varier la musique, se retrouver dans le noir, tenter de faire tomber Mario, lui jouer de mauvais tours (le rétrécir), envoyer Yoshi, faire exploser les lettres, voir la liste du staff de prod’, etc... Le cliquage le plus marrant reste celui où l’on troque l’écran de fond blanc pour un coin de nature. Dans ce décor de multiples éléments font leur apparition : un avion par ci, un mouton par là. Si on clique sur les éléments ceux ci se manifestent par un son caractéristique : la voiture klaxonne, les moutons moutonnent, etc...

Nintendo continue dans le délire avec une transition qui arrive en random avant l’interface principale. Pourquoi en Random ? Car vous pouvez tomber face à 2 athlètes qui s’entraînent au poirier (les dessins sont plus que sommaires) avec soit une vieille musique style belle époque, soit avec une sorte de chant pour motiver les rugbymen. C’est étrange, je vous l’accorde ! Ils sont fous chez Nintendo. Bien, maintenant que les présentations sont faites, passons au coeur du jeu : l’interface graphique. Avec celle ci vous allez pouvoir remplir la feuille blanche qui se tient face à vous. Pendant que vous travaillez vous êtes accompagné par de gentilles petites musiques. En fouinant un peu vous pourrez choisir de supprimer la musique ou d’en changer parmi les 3 sélectionnables. Au menu des options vous configurerez également la vitesse de déplacement de la souris. Comme partout dans le jeu, c’est d’un simplissisme enfantin ! Prenons l’écran Mouse Speed : on y voit 3 switchs : en haut vous avez une tortue avec une étoile pour symboliser un déplacement plutôt lent de la souris, vient ensuite un lapin avec 2 étoiles pour un déplacement plus rapide et au sommet de la vitesse on a un léopard à 3 étoiles. Le système de navigation entre les différents menus et modes est carrément fastoche : tout se fait par la barre de navigation horizontale en bas de l’écran. Si vous ressentez le besoin de revenir en arrière, il faut cliquer la bombe en bas à gauche. Pour dessiner vous avez donc à votre disposition quelques crayons de différentes tailles. Ceux ci peuvent changer de couleurs et on a même un grand choix de textures et motifs applicables grâce à la barre du haut. Il y a pas mal de choses : des couleurs pleines, à carreaux 2 tons, des lignes qui se croisent, des coeurs, des fleurs, des icônes Game Boy, Mario, Yoshi, des animaux, des briques, des éléments de végétation, des formes géométriques pour les amateurs de Maths comme Davy et quelques emplacements pour vos propres motifs que vous aurez créé vous même pixel par pixel !

Continuons avec les autres outils : il y a un tampon, un outils graffitis, un pour les formes rectangulaires, un pour les ovales (avec différentes épaisseurs). Tout à droite l’icône chien permet d’annuler la dernière action. Dommage qu’on ne puisse en annuler plus. Un outils permet de remplir des dessins préconçus ou des formes. On peut copier des parties de dessins sélectionnées et même les recopier avec inversion horizontale et/ou verticale. Quand à l’outils gomme il donne tout un tas de tailles de gommes plus des effaceurs totaux d’écrans. Ces derniers effacent l’écran de 9 façons différentes : en hachoir comme si on découpait un document important avec une machine, en mosaïque, avec des effets de lumière. L’aspect sonore est toujours au rendez vous avec de petites ziqs et des bruitages loufoques. Toute une série de caractères orientaux et occidentaux sont aussi au rendez vous. Le mode animation permet d’animer en 4, 6 ou 9 images. Plus vous montez dans le détail des images, plus l’image finale qui se calquera au dessus du décor (et qui servira d’animation) sera petite. D’autre part vous pouvez définir un chemin pour votre petite animation qu’on pourrait finalement définir comme étant une sorte de sprite. Lorsque vous visualisez l’animation, vous pourrez changer sa vitesse.

Vous n’avez plus qu’à créer une musique pour parfaire le tout. 3 mélodies sont proposées dont le thème de Mario remixé. J’y ai passé des heures pour faire quelques modifs et ma foie, ça balance pas trop mal. On peut modifier les musiques existantes en augmentant le tempo ou en changeant les instruments. Pour cela il suffit de placer des icônes (tête de Mario, GB, voiture, animaux), sur les lignes de musiques afin d’avoir les bonnes notes.

Mario Paint a été pensé au mieux pour faciliter la tâche aux plus jeunes et à ceux qui ne connaissent rien à la création musicale ou graphique. Le résultat est plus qu’honorable c’est un succès !

Mario Paint vs Photoshop

Mario Paint
Photoshop
Interface
Mario Paint wins : une barre en haut, une en bas : Mario pense à nos petits cerveaux. C’est simple et efficace.
Prise en main
Mario Paint wins : fastoche avec MP on démarre instantanément. Jouer à la console, c’est comme manger, c’est inné ! :
Finesse des résultats
Toshope wins : Y a pas photo, même avec tous les efforts du monde Mario Paint ne monte pas à la cheville de PSP sur ce point.
Diversité des modes
Mario Paint wins : Photoshop propose l’animation de GIFs mais pas de musiques ou de jeux.
Fun
Mario Paint wins  : Une bonne vieille console ! Rien de tel pour s’éclater !
Final Round
Mario Paint wins : victoire haut la main pour Mario Paint, qui en plus n’est pas cher face au concurrent. Photoshop est, certes, le must du must en matière d’édition graphique mais la prise en main est très laborieuse.
GNAT ATTACK

En prime on se paye un jeu de chasse mouches qui aidera tout le monde à mieux manipuler la souris !
Les niveaux pullulent d’ennemis (100 pour le premier), mais vous n’y trouverez pas que des mouches. Que nenni ! Les abeilles, des bobombes et des guêpes géantes seront également de la partie. Le jeu exploite bien la souris. Il faut se mouvoir vite et cliquer net quand il faut !
La réalisation sans atteindre des sommets, est fort appréciable. Je pense surtout aux bruitages de haute qualité et aux transitions entre les niveaux. Du beau boulot, que tout ceci. C’est vraiment un mini jeu bien sympathique !

Graphismes/Animation : 7 /10
Ce qui m’a chagriné un peu, c’est qu’on ne puisse pas faire de points plus fins. Même en feintant grâce à un motif d’un "pixel" (1 carré en fait), on n’égale pas la finesse utilisée par les programmeurs dans les jeux.

Environnement sonore : 6,5 /10
Les musiques finissent par saouler. Point positif : un bruitage accompagne vos traits de crayon.

Maniabilité : 8,5 /10
Le contrôle à la souris et très bon et vous pourrez vous en resservir pour des jeux comme Populous !

Fun/Durée de Vie : 8 /10
Vous allez rester dessus pendant quelques dizaines d’heures. Le bilan est positif !

Intérêt : 8,5 /10
Ne vous attendez pas à pouvoir dessiner la Joconde avec une grande finesse. Le jeu est parfait pour une première approche du monde de la création graphique ! Mario Paint saura assurément vous faire passer de bons moments de par sa variété et sa bonne humeur.


Sortie le 10 D
NOTE : 08/10