Consoles-Fan
21/01/2018

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2046
Politico-romantique ?
ou futuristo-dramatique ?

Et maintenant, dans notre cycle

Chow Mo Wan est un journaliste, un écrivain qui tente de retrouver un amour perdu via son nouveau roman 2046. Alors que le titre sonne comme un roman de science-fiction, c’est le numéro de la chambre d’hôtel qu’il occupait avec sa chère et tendre. Il imagine alors un train qui part pour 2046 et dont les passagers seraient en quête d’amour perdu. La réalité se mèle alors à la fiction, à moins que ça ne soit exactement l’inverse. Mais dans cette quête amoureuse intime, il découvrira au contact d’autres femmes semblables et de leurs histoires bien distinctes qu’il est impossible de remplacer la personne qu’il a aimé.

Après In The Mood Of Love, Wong Kar Wai revient avec un film velouté dont le titre reprend le numéro de la chambre d’hôtel de son film précédent In The Mood Of Love. Bien au-delà de l’histoire en soi, 2046 offre une connotation politique puisqu’il s’agit en fait du 50eme anniversaire du ratachement de Honk-Kong à la Chine mais surtout de la fin de son statut spécial. Cet embranchement est sans doute matérialisé dans le film lorsque Chow Mo Wan mentionne à une prostituée de l’hôtel d’occuper la chambre 2047.

Le grain d’image est absolument superbe, les angles de caméra simples et certainement pas obséquieux. La musique est splendide et éveille une ambiance parfois un peu trop feutrée. On peut y entendre parmi les morceaux composés par Shigeru Umebayashi, le célèbre morceau d’opéra Casta Diva (Norma).

2046 est une œuvre tendre, sensible, profonde, lente, avec de légers traits d’humour discrets, interprêtée parune belle brochette d’acteurs. A découvrir sans plus attendre puisque ce film est à mille lieux de ce qui existe à l’heure actuelle.


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