Consoles-Fan
20/07/2018

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Lemony Snicket’s a series of unfortunate events
Les d
Snif dis quand m

Lemony Snicket’s a series of unfortunate events ou Les d

Deux enfants ayant perdu leurs parents vont devoir faire face à un monde d’adultes qui ne les écoute pas et à la cupidité de leur oncle éloigné Olaf, interprêté brillament par le magistral Jim Carey. Le film n’est qu’un combat continuel entre le comte qui cherche à s’approprier l’immense fortune des deux héritiers orphelins alors que ceux-ci tentent de s’échapper du mieux dans l’espoir de trouver un logis accueillant. Car le comte Olaf est bien décidé à exploiter les deux enfants jusqu’à l’os et ne la jouera même pas finement puisqu’il ne se cachera pas vraiment de son sinistre dessein, sous-estimant un petit peu les 3 enfants Beaudelaire : l’aînée, inventrice, la petite génie de la famille ; le second, érudit, plongé dans des livres toute la journée et la cadette qui mange un peu tout et n’importe quoi. Cette dernière qui ne parle pas a tout de même droit au sous-titre de ses « areuh areuh » comme dans Allo Maman, Ici Bébé. A chaque fois que le comte Olaf, un acteur de pacotille, s’attribue de nouveaux rôles pour récupérer les orphelins et les arracher à leurs nouveaux tuteurs, son plan échoue lamentablement. Les enfants sont alors envoyés vers un nouveau tuteur sans doute à chaque fois encore plus étrange que le précédent.

N’y allez donc pas pour l’histoire mais allez-y pour l’ambiance fort bien travaillée à mi-chemin entre du Tim Burton et du Jean-Pierre Jeunet. Les décors sentent le carton-pâte à plein nez mais cet aspect est le bienvenu car il ajoute encore un côté « il était une fois » au film.

Et puis, il ne faudrait pas manquer l’innénarable Jim Carey, dans un rôle de méchant, excentrique et égoïste : un vrai personnage de dessin animé avec des mimiques dignes de The Mask, mais sans effets spéciaux !

Meryl Streep interprête quand à elle une vieille folle complètement à côté de ses pompes, effrayée par les agents immobiliers et habitant une maison sur échafaudage, au bord d’une falaise, qui ne demande qu’à s’effondrer.

On finit par se dire que si le scénario est certes assez simpliste, il est aussi très tiré par les cheveux. A tous les coups, les enfants vont adorer les mésaventures de nos orphelins et le reste de la famille ne s’ennuiera vraiment pas. Et dire que j’ai failli voir un film avec un lutin magique à la place :o


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