Consoles-Fan
16/01/2018

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Alexander
Va te faire voir
chez les grecs

Oliver Stone a d

Le casting est très réussi : entre Colin Farrell, Anthony Hopkins, Angelina Jolie et Val Kilmer, il y a vraiment de quoi faire. Ils remplissent d’ailleurs très bien leur rôle en donnant une bonne crédibilité à leur personnage. Cependant, j’attendais un peu plus de ce film qui n’est pas très recherché sur le fond. On ne voit en Alexandre ni un fin stratège, ni un bon politicien, ni un être unificateur. J’ai vraiment eu l’impression que ces conquêtes sont le total fruit du hasard.

Hasard ou pas, Alexandre le Grand est malgré tout une grande figure de l’Histoire, ayant conquis un territoire très large tout en y installant des bribes de démocratie. Mais le pouvoir appelle le pouvoir et l’humble Alexander deviendra vite un être avide de nouvelles conquêtes au mépris de tout. Il devient aussi très méfiant et franchement, il y a de quoi. Quand on se rapproche de devenir le maître du monde, on subit des convoitises et il est difficile de contrôler, surtout à cette époque, un empire aussi immense.

On apprend qu’Alexandre devient presque un despote, que plus personne ne l’aime, qu’il en prend conscience et accepte sans rechigner la boisson empoisonnée qu’on lui tend et puis basta... Oliver Stone s’est montré très discret sur le sujet !

Je peux tout à fait comprendre que relater une si longue histoire en quelques heures nécessite que l’on coupe ci et là quelques faits. Anthony Hokins, le narrateur, est tout de même là pour recoller les morceaux. Mais il faut bien avouer qu’on reste largement sur sa fin tant on apprend vraiment pas grand chose si ce n’est sa tendance homosexuelle et la relation parents-enfant très mouvementée, digne des meilleurs mythes et tragédies grecques. Encore un film aux belles images, aux belles musiques, mais sans consistance ! Hollywood, quand tu nous tiens !


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