Consoles-Fan
26/02/2018

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Mario Kart Super Circuit
Mario
et quand il a le temps, Mario fait du Kart

Si l’on regarde le nombre de portages de jeux Super Nintendo sur GBA, on pouvait

Voilà donc Mario Kart Super Circuit à l’épreuve du feu sur Consoles-Fan. Les différentes itérations de la saga ont toutes marquées les joueurs s’y étant essayés, notamment grâce à un mode multi incroyablement fun. Mais sur console portable, on joue principalement tout seul et les parties à plusieurs ne s’improvisent pas comme sur les machines de salon. Le mode solo se devait donc d’être particulièrement consistant. De ce point de vue-là, BigN ne déçoit pas !

Une Super NES dans la GBA

Mario Kart Super Circuit dispose de 8 pilotes à incarner : Mario, Luigi, Peach, Bowser, Donkey Kong, Wario, Toad et Yoshi, soit le même casting que sur N64. Ils ont leurs avantages et leurs inconvénients. Par exemple, Toad a une bonne patate mais manque de vitesse de pointe et ne résiste pas chocs avec les adversaires. A l’inverse, Bowser est un bon gros diesel qui toussotte au démarrage et n’a aucune reprise, mais une fois lancé, c’est le plus rapide et le plus résistant du jeu. Les habitués ont déjà leurs chouchous...les nouveaux dépêchez-vous de choisir qu’on continue !!
Le championnat se découpe selon les trois cylindrées habituelles, définissant le niveau de difficulté : 50cm3, 100cm3 et 150cm3. Non seulement les karts montent en puissance, mais les adversaires se révèlent également de plus en plus coriaces. Une fois choisie la catégorie, on retrouve les classiques Mushroom Cup, Flower Cup, Lightning Cup, Star Cup et enfin Special Cup, composées elles-mêmes de 4 circuits. Ces 20 pistes sur lesquelles Mario & Cie viendront gratter le bitume sont complètement nouvelles. Certes, la plupart des environnements où les karts se tireront la bourre sont archi-connus, mais Nintendo nous a réservé quelques escapades touristiques fort sympathiques et inédites à Cheese Land, Sky Garden ou bien encore Ribbon Road. Les tracés sont plus techniques que sur SNES mais n’offre en revanche pas les dénivelés de Mario Kart 64.

A eux seuls ces 20 circuits offrent une durée de vie quasi illimitée. Mais si par hasard la lassitude finissait par vous gagner, ou bien si une vague de nostalgie vous emplissait, pas de panique ! En effet, l’intégralité des pistes de Super Mario Kart est débloquable au cours du jeu !! Ce qui sentait le coup marketing se transforme en coup de maître car bien qu’en les connaissant par cœur, on semble redécouvrir ces anneaux vieux de plus de 10 ans. Grâce à une fiche technique hautement remaniée d’abord, ensuite parce que dans la mesure où le gameplay a été retouché (nous y reviendrons plus bas), on n’y pilote pas tout à fait à l’identique et enfin parce que ça fleure bon la nostalgie, et qu’en ces moments d’errements du marché vidéoludique, ça fait du bien de temps en temps les valeurs sûres ! Bref, ces 20 tracés bonus sont à eux seuls un remake haut de gamme, tel un Resident Evil Rebirth sur Gamecube.
Les deux autres modes solo, le Quick Run (course unique) et le Time Trial (contre la montre) sont bien sûr ouverts aux pistes SNES. Ce dernier mode propose d’ailleurs une option intéressante et s’affirme en fait comme un vrai mode multi. En effet, via le câble link, deux joueurs peuvent s’échanger les fantômes de leurs records. Il se crée ainsi une véritable compétition, une course à la suprématie chronométrique sur certaines pistes.

Un gameplay propre à chaque Mario Kart

Les pros de Super Mario Kart risquent de régner en maître sur GBA puisque l’essence du pilotage des deux opus est identique : il faut constamment jouer de la gâchette pour sautiller afin de redresser ses trajectoires ou d’éviter d’être freiné lors d’un écart hors-piste et il faut accumuler un max de pièces pour résister aux assauts ennemis et booster sa propre machine. En fait, toujours à l’image de son grand frère, le jeu est bien plus technique qu’il n’y paraît et pour dominer vos potes de la tête et des épaules, il faudra un petit peu de temps. C’est en Time Trial que la parenté se fera le plus ressentir.
Mais les fervents supporters de Mario Kart 64 ne seront pas non plus à la masse. En effet, toute la partie concernant les objets et leur gestion a été repompé sur cette version (les trois champignons ou carapaces, la plume a disparu). Mario Kart Super Circuit est donc également un jeu bourrin. La présence des trois carapaces rouges en est la plus parfaite illustration. Le mode Battle y gagne en fun, et les courses en championnat en rebondissement (et sans cette désagréable sensation paranoïaque de Double Dash sur GC).
Pour résumé, la particularité du gameplay de ce Mario Kart de poche, c’est d’être un mix quasi parfait de ses deux prédécesseurs.

A plusieurs c’est encore meilleur ?

Traditionnellement, c’est le multijoueur qui fait exploser la durée de vie d’un Mario Kart. Celui-ci échappe un peu à la règle. Non pas qu’il soit raté ou moins intéressant, mais le jeu sur console portable s’adresse avant tout aux solitaires. Et dans la mesure où le mode qui leur est destiné est de très haute volée, le multi ne fait que se placer au même niveau.
La bonne initiative de Nintendo c’est d’avoir implémenté le jeu via le câble link avec une seule cartouche. Certes il faut un peu de temps pour charger toutes les données sur les autres GBA, mais bon il ne faut pas trop en demander, c’est comme le cul de la crémière...en rêve seulement ! Evidemment, ce Single-Pak Link est limité. Seuls les quatre circuits de la Mushroom Cup de Super Mario Kart sont jouables, mais ça suffit pour se taper des petits duels.

En Multi-Pak Link (autant de cartouches que de participants), cette fois tout est accessible, les courses comme le Battle. C’est bien évidemment sur ce dernier que souffriront les boutons de la GBA. Là encore Mario Kart Super Circuit revendique ses ancêtres : les arènes ressemblent à celles sur SNES, mais les objets sont les mêmes que sur N64. Toujours aussi bourrin et fun, il est difficile de s’en lasser, bien qu’à mon humble avis, c’est ici que la disparition de la plume se fait le plus ressentir. C’était magique sur Super Nintendo, lorsqu’en dernier recours, avec la rouge aux fesses, on jumpait par-dessus un muret ou le bord de l’arène, provoquant la rage de l’adversaire !

Mais au fait certains ne connaissent peut-être pas le Battle Mode de Mario Kart ? Au lieu de raconter mes souvenirs d’anciens combattants... Donc, petit topo rapide : quatre joueurs sont enfermés dans une arène (Non ! Ce n’est pas de la télé réalité !)et sont protégés chacun par trois ballons de baudruche. Le but est donc d’exploser tous les ballons de ses concurrents le premier. Pour ce faire, tout l’arsenal du jeu est disponible, mais il faudra passer par les sacro-saintes cases «  ? » pour obtenir quoi que ce soit. Une fois la carapace rouge chargée, par exemple, il n’y aura qu’à foncer dans la masse adverse pour lui faire exploser sa tronche ! Simple non ?

Une réalisation au top !

Les décors de fond sont super chiadés et scrollent sur 2 plans, les personnages et les éléments à l’écran sont en 2D mais ont été traités comme le fut Donkey Kong Country en son temps. J’explique rapidement : il s’agit de modèles 3D en images de synthèse qui ont été « aplatis » selon différents angles afin d’obtenir toutes les étapes nécessaires à l’animation des sprites. Pendant la course, la vue de dos ne rend pas hommage à ce travail, mais les ralentis en font une démo torchon-chiffon-carpette ! On a presque l’impression de voir de la 3D en action ! La piste défile sans heurts et les rotations du circuit sont hyper réussis. L’émulation du mode 7 de la SNES allié à la puissance de la GBA permet de créer un titre qui n’a pas rougir, bien au contraire, devant la meute des jeux de course 3D, toutes machines confondues ! Il faut avouer aussi que la résolution et la taille de l’écran de la Game Boy Advance lui facilitent un poil la tâche.

Bref, cette réalisation en deux dimensions super soignée ne devrait pas vieillir trop vite et assurer visuellement une sacrée longue carrière au titre, au contraire de Mario Kart 64 et ses environnements 3D vides qui ont déjà pris une grosse claque ou de la 2D de Super Mario Kart manquant de finesse et de fluidité.
Dernier mot sur l’aspect sonore. Du pur Nintendo, donc forcement les allergiques vont devoir jouer sans le son. Les musiques sont entraînantes et les digits vocaux ponctuent la course de manière agréable. Les pistes issues de la Super NES reprennent leurs thèmes originaux.

Trois...Deux...Un...hit de plus sur GBA

Les aventures à quatre roues de notre plombier favori s’affirment comme un véritable hit. Il devrait rejoindre d’ici quelques temps son aîné Super Mario Kart au rang de jeu culte. Technique/esthétique : 95%
L’aspect technique est en béton armé. Du côté esthétique, c’est du 100% Nintendo, mais qu’aime ou pas c’est très réussi.

Jouabilité : 96%
Au poil, BigN fait une démonstration de tout son talent en matière de gameplay.

Son : 85%
Le seul point un peu moins énorme que les autres. Mais c’est entraînant et tout à fait dans l’esprit.

Plaisir/Fun : 98%
Pour la première fois, un Mario Kart provoque autant de plaisir en solo qu’en multi.

Durée de vie : 96%
Le solo comme le multi paraissent pouvoir être joué à l’infini.

Intérêt : 95%
Mario Kart est une franchise majeure dans l’univers de Nintendo et du jeu-vidéo en général. Son esprit résolument portable fait de Mario Kart Super Circuit un jeu indispensable pour tout possesseur de GBA et son pilotage plus fin et technique qu’il n’y paraît devrait convaincre même les plus réfractaires au plombier moustachu.

Note Générale : 94%
Beau, fluide, itinérant, parfait mélange de gameplay entre Super Mario Kart et Mario Kart 64, Mario Kart Super Circuit s’impose donc comme la version la plus aboutie et la plus jouissive de la saga.


NOTE : 09/10