Consoles-Fan
19/09/2018

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Razor Freestyle Scooter
Gilette, la perfection au masculin
sauf quand tu te rases en freestyle

Crave Entertainment est une petite firme sympathique mais assez passe-partout et qui nous a rarement

Attention : portage Playstation

Ce titre devrait parfaitement résumer le paragraphe que vous allez à présent lire. Les graphismes sont tout à fait banaux, vides, avec du mapping de kéké. En fait on peut juste se réjouir que le jeu est superfluide, en 60 images / seconde et que l’effet flan et la basse résolution de la Playstation ont disparu. Mais à part ça, bof et rebof, Razor Freestyle Scooter n’étonne à aucun moment, c’est normal, c’est une petite production (mais alors toute petite petite petite). Par exemple, les problèmes de Z Buffer sont légions.

Même l’intro n’est pas terrible, alors il nous reste quoi si on compte bien, la musique et la jouabilité. Eh bien côté musical ça va plus ou moins, du rock alternatif la plupart du temps de bonne facture. Et côté manaibilité, eh bien là aussi, le jeu est jouable, on sort facilement les tricks, plus facilement que sur Tony Hawk, et je dirais même trop facilement, à croire que ce jeu est destiné à un jeune public débutant.

Le jeu propose des challenges assez variés mais là aussi, c’est du vu, du revu et du rerevu : atteindre un certain score en faisant des tricks, collecter toutes les roues cachées dans le niveau, découvrir des passages secrets... Pas de grosse surprise ici non plus ! En fait, le seul prétexte de sortir ce jeu est qu’on avait pas encore fait de jeux de ce style avec des trotinettes en alu comme ça a été la mode l’année passée. Maintenant, que ce soit du skate ou même du vélo, la maniabilité n’a pas vraiment évolué. A la limite, au niveau du visuel, c’est juste moins classieux.

Regarde Maman, sans les dents

Quoi qu’il en soit, j’ai fini par m’y ennuyer assez rapidement, sans doute le manque évident de challenge et le côté répétitif de l’action un peu inhérent à ce genre de jeu. Se promener dans les mêmes décors pour collecter différents items ou réaliser différents tricks, à la base, c’est sûr, il faut aimer. Et si vous n’aimez pas Tony Hawk, cela métonnerait que vous craquiez pour ce jeu, l’inverse n’est pas forcément vrai non plus à cause de la trop grande simplicité de ce soft, mais si vous n’êtes pas du tout familié avec ce genre de jeu, il peut être utile de s’y mettre.

Graphismes : 62%
De la Playstation lissée mais froide. Rien de bien impressionnant pour une dreamcast donc.

Animation : 80%
Razor Freestyle Scooter est très fluide mais il n’y a pas grand chose à animer donc l’un dans l’autre... Par contre, le personnage semble parfoit flotter sur le bitume.

Jouabilité : 90%
Aucuns problèmes de jouabilité : les tricks sortent avec une facilité déconcertante. Ca sent fort le Tony Hawk, en plus facile.

Bande Son : 83%
La bande son est honnête mais en fin de compte, le rock alternatif colle assez mal à l’ambiance générale du jeu qui se veut plus enfantine.

Intérêt : 60%
Une durée de vie assez moyenne un peu relevée par le mode deux joueurs mais soit vous serez lassé devant le manque de challenge, soit vous finirez trop rapidement le jeu.

Note Globale : 68%
Razor Freestyle Scooter est un petit jeu sympa, sans surprise et donc pas vraiment indispensable à votre ludothèque mais si votre chambre est couverte de photos de Matt Hoffman et de Tony Hawk, pourquoi pas.


NOTE : 06/10