Consoles-Fan
19/10/2018

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Iznogoud
Quand Margot d
Pour donner Iznogoud

Sans conna

Il faut dire que le film de Braoudé a un style assez lourd, chaque phrase ou presque contient un jeu de mot, chaque plan contient des détails assez comiques ou même des références comme Indiana Jones ou par exemple le tapis volant qui prend la forme d’un pod de Star Wars avant de zigzaguer dans les canyons. Je me suis dit en sortant de là qu’il faudrait sans doute le voir une deuxième fois pour déceler tous les petits détails. Mais à force de vouloir en faire trop, on fait aussi parfois du pas très drôle voire du très très lourd. Mêlons à cela un peu d’humour noir involontaire avec Jacques Villeret, le calife qui fait le mort... Ce dernier joue (après être revenu d’un dîner) une fois de plus un con de première, mais un gentil con ! N’est-ce d’ailleurs pas là le propre du con ?

Et puis il y a une belle fourchette de comiques qui se prennent pour des acteurs : un ensemble très agréable composé de Kad Et Olivier dans le rôle de deux djins (just un doigt) hilarants, Franck Dubosc très absent ou encore Michaël Youn trop écrasant. Ces pointures du rire se retrouvent dans une production dont les rôles n’ont pas toujours bien été choisis ou pas toujours à la hauteur de leur talent comique. Mais quoi qu’il en soit, on passe un bon moment de délassement.

Les décors en carton pâte donnent un aspect bande-dessinée réussi. Certaines blagues sont vraiment au raz-des-pâquerettes mais j’ai pu remarquer qu’elles amusaient les enfants et comme Iznogoud n’a finalement d’autres prétentions que d’être un film familial, je pense qu’il fait mouche avec brio. Finalement, on obtient un Iznogoud sympa à regarder à condition d’aimer l’humour bien gras.


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