Consoles-Fan
22/04/2018

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Oseam
Une superbe oeuvre touchante

Le cin

Sans atteindre tout de même le niveau de son cousin éloigné, Oseam saura vous émouvoir et vous portera sans doute presque au bord des larmes. Il faut dire que le tableau de départ est déjà très noir. Gilson et sa grande sœur Gami sont deux orphelins qui parcourent la Corée à la recherche leur mère. Gilson est trop jeune pour se rappeler du visage de sa mère. Gami s’en souvient mais uniquement en rêve. La pauvre fille est devenue aveugle. De ce fait, même s’ils croisaient leur mère, il est vraisemblable qu’ils seraient absolument incapables de la reconnaître. Et quand bien même, celle-ci est décédée mais seule Gilson en a pleinement conscience. Elle se sent d’ailleurs responsable de son petit frère.

Leur chemin croise un beau jour un monastère bouddhiste. Les moines décident de recueillir les deux enfants malgré les facéties de Gilson qui n’en rate pas une pour se faire remarquer. Désireux d’apprendre à voir les yeux fermés afin de l’apprendre à son tour à sa sœur, Gilson suivra un moine chargé de faire son éducation et s’isolera avec lui, replié dans la montagne, dans un refuge. Le moine devra descendre en ville afin d’y ramener des provisions, quand sur le chemin du retour, il se fait surprendre par une tempête de neige.

Bien loin des productions Disney, Pixar et Dreamworks, Osseam se positionne néanmoins comme un chef d’oeuvre pour avoir offert au spectateur une douce tristesse tant sur le plan du fond que du travail artistique. La plupart des couleurs sont simples et tristes, seuls les vêtements colorés donnent une teinte d’espoir. Peut-être est-ce juste un hasard, mais j’ai ressenti une sorte de parralélisme entre le coloriage et l’histoire.

Sur fond de bouddhisme, Oseam vous fera vibrer et saura vous émouvoir malgré un synopsys un peu trop conventionnel et attendu. A ne rater sous aucun prétexte.


- R