Consoles-Fan
18/06/2018

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Blood Will Tell : Dororo
Le sang racontera... Mais oui, mais oui...
Venez Ma

En tant que fan inv

Blood Will Tell tire son incroyable force de la richesse de son scénario : Hyakkimaru est un enfant qui a connu un bien triste sort à sa naissance. Il faut abandonné après que son père eut vendu 48 parties de son corps à des démons. Recueilli tel Moïse sauvé des eaux par un médecin qui lui greffera moultes prothèses, armes à feu et armes blanches, Hyakkimaru deviendra un véritable samouraï de destruction massive. Hyakkimaru décide part alors un jour de chez son père adoptif qui lui a rendu une forme humaine pour récupérer les parties de son corps dont il a été déchu. Dans son aventure palpitante, il fait alors connaissance et prendra sous sa protection une jeune voleuse, Dororo, qui deviendra sa compagne de route et son alliée.

La présence de ces deux personnages a permis aux programmeurs de préparer deux gameplays différents puisque tour à tout, nous pourrons incarner l’agile Dororo pour des parties plus plate-forme et l’habile Hyakkimaru pour des combats endiablés. Chaque personnage possède de nombreux coups mais Hyakkimaru apprendra de nombreux combos et possède grâce à toutes ces tranformations de quoi faire trembler un char d’assaut. Il peut bien entendu se battre à l’épée mais peut aussi éjecter ses bras et utiliser les lames greffées dans ses avant-bras. Il combat alors bien plus rapidement et une multitude de coups sont à sa disposition. Il peut frapper de petits coups rapides ou de grands coups plus lents ou encore loader une attaque et effectuer des combos sur les ennemis qu’il lacère grâce aux coups qui apparaissent à l’écran et qu’il faut enfoncer tel un rythm’n game dans le temps imparti ! Pour le combat plus éloigné, il peut tirer des balles à l’aide de ses bras à un rythme digne d’un Uzi ou encore s’agenouiller, ouvrir sa rotule et se servir du canon planqué dans sa jambe. Cobra n’a qu’à bien se tenir ! Mais que serait un jeu de baston sans une magie spéciale dévastatrice que vous pouvez en plus légèrement guider !

Les possibilités de combat sont vraiment énormes et Sega a bien compris que si c’était juste pour les servir, sans en faire bénéficier le gameplay, ils seraient passés à côté d’une opportunité. C’est pour cela que certains combats se dérouleront avec des règles précises. Vous ne pouvez et ne voulez d’ailleurs pas tuer d’humain. Il faudra donc impérativement vous battre avec le dos de votre lame, laissant de côté les armes destructrices que vous réservez aux vils démons ! Bien entendu, c’est tout de suite moins facile puisqu’on vous force à adopter une technique de combat ! Mieux encore, frapper un adversaire dans le dos épuisera plus rapidement sa jauge de vie qu’en combat frontal. Vous voilà obligé à user d’ingéniosité, à sauter par dessus votre adversaire ou encore courir afin de les prendre de revers ! C’est tout simplement génial et cela rend les combats très intéressants d’autant qu’ils sont longs car les boss sont vraiment tenaces, munis d’une triple barre de vie. La votre nettement moins fournie ne vous laissera pas beaucoup droit à l’erreur. Blood Will Tell appelle vraiment le joueur à se surpasser sans pour autant proposer une difficulté insurmontable. Pour ma part, elle est nickel car il n’y a rien de plus frustrant qu’un jeu trop compliqué et rien de plus ennuyant qu’un jeu trop simple.

Dodoro a un gameplay moins complet que Hyakkimaru, mais c’est normal, elle est plus jeune, elle a donc moins d’expérience et puis on ne lui a pas greffé 36.000 trucs. Et puis, c’est une fille quoi ! (Les chiennes de garde : ouuuuuuuuuuuuuuuh) Et puis, Dororo, on ne lui demande pas de se battre vraiment. Certes, elle possède son Dororo kick et son Dororo punch et des petits cailloux mais c’est l’agilité qui sera plus mise en avant dans des phases de recherche et de plate-forme parfois un peu trop imprécise.

Un point positif du jeu est l’évolution des armes qui gagnent en level et les parties du corps que vous retrouvez qui donnent à Hyakkimaru de nouvelles fonctionnalité. (Attention, ce qui suit est un spoil ! Si vous ne voulez pas être spoilé, passez au paragraphe suivant !) Par exemple, vous jouerez en noir et blanc tant que vous n’aurez pas récupéré un organe essentiel : l’oeil ! Heureusement pour vous, vous le trouverez assez rapidement afin de découvrir les splendeurs des décors. Ca aurait été dommage de rater ça ! Puis vous récupèrerez vos cordes vocales, mettant fin à votre insoutenable voix de robot du début du jeu ! Génial non ? (Fin du spoil !)

La gestion de la caméra est bonne, et la plupart du temps son contrôle est libre mais il arrive que dans certains endroits étriqués vous ne puissiez pas en prendre le contrôle. Lors des phases de combat contre les boss, la caméra prend comme point de référence le boss, ce qui vous permet de tourner tout autour. Les boss qui sont des démons ont vraiment un charisme très prononcé et la retranscription a l’image fait appel à de belles prouesses techniques.

En bref, Blood Will Tell est un nouveau jeu frais signé Sega qui semble avoir pris ces derniers temps une toute autre direction, quitte à étonner les fans (et pas toujours dans le bon sens). Mais après l’étonnement vient le ravissement, il ne fallait tout simplement pas douter de Sega qui place une fois de plus sur un pied d’estalle le gameplay et qui n’oublie pas de fournir une bonne histoire, des graphismes léchés et une excellente durée de vie. Chez Sega, ils sont sympas, ils nous sortent plein de jeux en février. On en resort ruiné mais la paye tombe plus vite le mois suivant !

Graphismes : 90%
Plus pour l’ambiance que la véritable claque graphique : certains décors sont d’une poésie à tomber par terre.

Animation : 83%
Fluide mais j’aurais aimé pouvoir dire très fluide : quelques petits ralentissements (très rares) sont à signaler.

Jouabilité : 86%
Quelques légères imperfections lui font rater le coche de la toute grande distinction mais le système est tellement riche qu’on pourrait y consacrer tout un dossier !

Bande Son : 92%
Très zen ! C’est Teiseken qui va être content !

Intérêt : 96%
Mon coup de foudre du moment, j’ai attendu ce jeu avec impatience et j’ai été malgré tout très étonné.

Note Globale : 91%
Je désespérais de voir encore des jeux de cette qualité, de cette richesse, de cette ambiance, de cette créativité ! Enfin un titre captivant !


NOTE : 09/10