Consoles-Fan
25/06/2018

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Resident Evil 4
Ma q
Vous ne regarderez plus l’Espagne de la m

Bouhouhou, mais pourquoi donc je me suis procur

Cela faisait un bail depuis la dernière fois où j’ai pu jouer à un Resident Evil...cela remonte à la sortie de Code Veronica sur Dreamcast. Cet opus m’avait littéralement scotché à l’époque. Et cette fois-ci encore, la curiosité m’a poussé à me laisser séduire par les charmes sanguinolents de ce Resident Evil 4 sur Nintendo Gamecube. Un épisode un peu particulier pour plusieurs raisons. Tout d’abord, viennent diverses nouveautés affectant le gameplay. Ensuite, exit Racoon et Umbrella pour un jeu se déroulant dans une contrée perdue au fin fond de l’Espagne. Enfin, ce jeu est une véritable claque, vous le vivez véritablement, vous éprouvez pleinement ce que ressens le personnage.

Le moment crucial est arrivé. J’insère le DVD dans la console avant de pouvoir juger pleinement de la qualité de cette oeuvre. L’écran titre apparaît et le célèbre "Resident Evil" retentit...la partie peut donc commencer. Tout commence par une introduction nous expliquant la mort programmée de la compagnie pharmaceutique Umbrella et la nouvelle aventure qui attend l’ancienne force du R.P.D, Leon S. Kennedy. Celui-ci devra partir à la recherche de la fille du président des Etats-Unis, dont on semble avoir retrouvé la trace en Europe. L’introduction vous présente alors Léon escorté par les forces locales. L’animation est on ne peut plus criante de réalisme. Cette séquence tournant à partir du moteur du jeu laisse déjà entrevoir de très bonnes choses par la suite... Le moment vient alors de vous laisser prendre votre rôle. Vous arrivez à l’entrée d’un village où vous ferez vite connaissance avec les très chaleureux habitants du coin...un vrai bonheur en perspective. Je ne peux pas me permettre de vous raconter tous les détails du début pour ne pas gâcher votre plaisir...mais sachez une chose, la véritable introduction dure en réalité 30 minutes, pendant lesquelles vous aurez droit à une dose d’action comme jamais vous n’en avez eu dans les précédents opus. Dans ce jeu, les traditionnels zombies d’antan laissent la place à une communauté mystérieuse dont les oailles ont, semble t-il, quelques problèmes avec les bonnes manières. En réalité, le bestiaire de ce Resident Evil 4 est tout bonnement scidérant. Les paysans vous foutent vraiment la frousse au bout d’un certain moment. Leur visage reproduits avec soin pousse le niveau de réalisme encore plus loin...Le gémissement qu’ils émettent avant de mourir est on ne peut plus touchant de réalisme. De plus, il faut avouer que ces derniers n’hésitent pas à utiliser la manière forte pour vous arrêter (haches, fourches, et bien pire encore...) et supportent étrangement les tirs que vous leur portez. Le jeu semble clairement plus difficile que les précédents opus. Les zombies molassons du premier épisode vous sembleront bien ridicules après avoir affronté les hordes déchaînées régnant dans cet épisode, qui desfois se retrouvent en nombre important, très important même (arghh, pourquoi je suis encore mort ? >_<) Ainsi pour vous aider, l’argent va faire son apparition dans le jeu. Vous pourrez alors dépenser vos quelques pesetas auprès d’un marchand ambulant, qui peut vous être très utile (Ne faites pas comme moi, ne le tuez pas pour le fun ! ) pour acheter des armes ou autres items, même si ce brave type ne fait pas dans le discount apparemment. Léon dispose d’un attache-case pour ranger soigneusement ces petits joujous. L’inventaire reprend un aspect similaire aux précédents épisodes. On retrouve les objets habituels de la série (herbe verte ou rouge, spray, etc...) alors que le système de ruban encreur et les caisses dans lesquelles vous disposez vos objets ont disparu. A moins d’acheter un attache-case plus grand, vous devrez donc gérer au mieux votre inventaire pour pas vous retrouver démuni devant l’ennemi. Mais si Resident Evil parait être un jeu de bourrin, il demande tout de même quelques instants de réflexion. Les traditionnelles énigmes seront donc encore de la partie pour vous donner encore un peu plus de fil à retordre.

Le jeu est véritablement très gore. La classification +18 par le PEGI se justifie amplement. Les têtes tombent, explosent ; des corps gisent soit immolés soit décapités ; l’hémoglobine jaillit à foison...Resident Evil 4 ne fait pas dans la dentelle, c’est incontestable. Tout cela nous donne être l’impression que cet environnement est encore bien plus hostile que dans les épisodes précédents, où la violence n’était pas aussi intense. Si le jeu est violent, il n’en reste pas moins très envoûtant et sait vous prendre par les tripes pour vous faire ressentir au mieux les émotions. L’ambiance du jeu est très mais vraiment très très pesante...les variations de la bande son confortent habilement cette impression. Pour dire vrai, on n’avait pas ressenti une telle émotion depuis...hmm laissez moi réfléchir...à vrai dire jamais. Mettez vous dans le noir, la console reliée à un ampli Dolby Surround, et asseyez vous pour vivre des moments palpitants. Lorsque votre chargeur est vide et que vous sentez la musique devenir de plus en plus grave et stridente, la pression monte peu à peu...Tout peut basculer en une seconde : une hache lancée depuis un toit, un serpent caché dans une caisse, un piège à loups dissimulé sous les herbes, etc...La vie de Léon ne tient qu’à un fil, et vous en prendrez très vite conscience. Inutile de vous dire que tout devient plus complexe encore avec deux vies à préserver...

Mais vous allez me dire : qu’en est il du gameplay dans tout ça ? Venons en ! Les premières secondes de jeu sont un peu déconcertantes pour peu que l’on soit habitué aux anciens épisodes. "Mais qu’est ce que c’est que cette vue à la c** ?" me lamentais je les premiers instants. Il est vrai en effet qu’il est assez délicat de pouvoir observer les environnements alentours par cette vue de dos (saletés de pièges à loups grrr). Le bouton C se révèle tout de même bien utile pour orienter la caméra. En réalité, si cette vue semble incommode, elle n’en demeure pas moins une innovation majeure et efficace. Pourquoi ? Tout d’abord, une telle vue vous fait ressentir encore plus intensément l’action. Ensuite, la visée se fait avec beaucoup plus de précision. Vous pourrez désormais vous appliquer à viser la tête des ennemis pour plus d’efficacité.

La disposition des touches ne pose aucun problème. Pour tirer, une pression sur la gâchette R puis sur le bouton A suffit, tandis que vous pouvez sortir votre couteau grâce à la gâchette L. Léon peut également frapper ses ennemis lorsque ceux-ci sont à proximité. Lorsque ceux-ci sont un peu affaiblis par exemple, il suffit de se placer à côté d’eux. Et le bouton A apparaît à l’écran, vous indiquant que vous pouvez les frapper. Cela concerne également tout un tas d’autres actions comme actionner un mécanisme ou déplacer des objets. A noter également, l’apparition de Quick Time Event, consistant à appuyer comme un malade sur un bouton pour échapper à une situation délicate. Ainsi donc, la jouabilité ne posant pas de problèmes (il suffit juste de s’habituer à viser les ennemis au début), permet une immersion encore plus rapide du joueur dans le jeu.

Resident Evil 4 propose des graphismes d’un niveau hallucinant. Rares sont les jeux consoles à atteindre une telle précision. Le passage à la 3D temps réel a été fait sans souci et l’affichage au format Letterbox est une petite merveille. La modélisation des personnages est parfaite, leur donnant plus de charisme, tandis que leurs visages sont poignants de réalisme. Le seul bémol serait le fait que l’on retrouve un peu trop souvent les mêmes visages pour les ennemis, mais ce n’est qu’une broutille. Les décors sont magnifiques, pas parce qu’ils donnent envie de partir en vacances à Pueblo j’entend bien, mais ils sont très détaillés, vastes, diversifiés et fichtrement bien construits ! Les variations climatiques renforcent d’ailleurs encore le souci de réalisme du jeu. L’animation est fluide : les personnages, que ce soit Léon ou bien les ennemis, bougent sans problème. Il peut survenir quelques ralentissements lorsque l’écran est surchargé mais rien de bien préoccupant.

La bande son est un des éléments clés de ce Resident Evil 4. L’environnement sonore comme je le notais permet de rendre l’atmosphère beaucoup plus pesante. La musique devient d’un coup oppressante lorsqu’un ou plusieurs ennemis sont présents, et le calme plat s’instaure sinon. Les musiques collent parfaitement aux différentes séquences de jeu, tandis que les bruitages sont excellents. Enfin, dernier point, les voix des personnages sont sympathiques comme les villageois hurlant en espagnol en vous voyant.

"Ah, ah, ah, c’est bien beau tout ça mais si c’est pour bâcler le jeu en 5 heures...". Stop aux idées reçues, Resident Evil 4 ne se finit pas rapidement ! Il faut bien compter une vingtaine d’heures pour finir le jeu, contrairement aux épisodes précédents. Certes, le jeu est plus long, mais également plus difficile (du moins à mon goût >_<). Il n’est pas rare en effet de se faire tuer par des monstres gargantuesques ou bien tout simplement à cause d’une simple erreur d’attention. C’est donc vingt heures de fun qui s’offrent à vous au total. Du fun pur, oui, car si le jeu peut paraitre difficile pour certains ; le joueur est tellement absorbé par son ambiance particulière, qu’il ne décroche que difficilement de sa manette. En conclusion, vous aurez donc compris que ce Resident Evil 4 est un hit en puissance. Ce jeu a (cela n’engage que moi...) balayé d’un coup la suprématie des précédents opus pour se placer incontestablement comme le meilleur épisode de la série. Cependant, on peut toutefois faire l’objection que le style des épisodes n’est guère le même et que le premier opus aura été une véritable révolution à sa sortie. Pour Resident Evil 4, le choc est également réel. La réalisation d’une qualité sans faille vous colle pleinement dans le jeu. Mais surtout rares sont les jeux aussi riches en émotions...

Graphismes : 9.5/10 Du jamais vu sur Gamecube ! Un haut niveau de détails, une architecture efficace, une animation fluide...que vous faut il d’autre ? Le seul bémol peut-être : des ralentissements ponctuels. C’est sûr, quand t’as une foule de paysans déchaînés devant toi !

Bande sonore : 9.5/10 Diantre, mais ça fiche la frousse cette zik là ! Les musiques sont oppressantes et contribuent parfaitement à l’ambiance. Les bruitages, quant à eux, sont dla bombe de balle comme dirait l’autre.

Jouabilité : 8/10 Une jouabilité simple pour un plaisir de jeu quasi immédiat. La vue de dos pose cependant quelques soucis lorsque l’on est près des ennemis ou pour voir les alentours ; mais ce genre de problème est peu fréquent.

Intérêt : 10/10 Je n’aime vraiment pas en être réduit à une telle extrémité, mais autant être franc...Resident Evil 4 est à ce jour le jeu qui m’a le plus impressionné sur Gamecube, et qui a su redonner un peu de vie à ma console sur laquelle la poussière commençait à s’accumuler. L’arrivée du soft m’avait fait ni chaud ni froid...grave erreur ! Aucun Resident Evil n’avait su autant me captiver. Un grand jeu, bénéficiant d’atouts plus que solides. Il faudrait vraiment être un zombie pour ne pas l’acheter !



- Classification PEGI : 18+
- D
NOTE : 10/10