Consoles-Fan
20/01/2018

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Strings
Le fil de la vie
Oh Catherine j’aime ton string

Strings est un film d’animation (ou plut

La liberté est aussi un thème abordé. L’auteur présente la prison comme une grille de fer élevée qui maintient les fils d’un pantin dans un périmètre limité. Le pantin ne peut s’échapper sans couper ses fils et donc se donner la mort. Les pantins peuvent se parler, ils sont tous les uns à côté des autres, sans mur qui les sépare, mais ils sont emprisonnés. On peut paraître libre mais être emprisonné par les fils qui sont notre manière d’être.

Si un autre fil que le fil de la vie est coupé, le membre qu’il soutenait devient inutilisable. Il est alors facile pour les riches de se tourner vers le marché aux esclaves pour démantibuler ces derniers, leur prendre leurs membres encore maintenus par des fils et les fixer sur son propre corps. On peut y voir là bien entendu une critique du marché d’organes. Si on va encore plus loin, on pourra retrouver quelques autres messages comme "la vie ne tient qu’à un fil", "on est tous connectés : chaque action que nous faisons aura une incidence sur autrui". Bref, c’est très téléphoné mais ça se boit comme du petit lait.

Mais il y a bien d’autres idées dans ce film comme par exemple la représentation des âges. Les bébés et les enfants peuvent être différenciés par d’autres aspects que leur taille. Le bois dans lequel est taillé la marionnette est tout neuf, clair et rutilant. Plus âgé, il semble passé à la cire comme du maquillage. Des stigmates de la vie apparaissent, des cicatrices, des défauts physiques, les vieillards ne sont plus que de vieilles écorces dont la forme du visage sent le vécu. Afin de masquer l’aspect inerte des marionnettes, le film se passe en grande partie dans la pénombre afin d’accentuer certaines animations par des effets d’éclairage. L’eau, source de vie est un ingrédient aussi très utilisé sous forme de lac, de flaque, de gouttes de pluies qui perlent sur les corps tout en cellulose des pantins.

J’en oubliais presque de vous parler du scénario, mais ne craignez rien, je n’en dirai pas trop. L’Empereur tyranique d’Hébalon, au soir de sa vie, constate son erreur et se suicide dans le but de laisser la place à son fils afin qu’il mette en place la paix. Le frère de l’Empereur décide de faire croire que c’est le chef lui-même de leurs ennemis jurés, les Zérith, qui a tué leur Empereur. Le conflit est à deux doigts d’éclater car le fils de l’Empereur est déjà en route à la recherche de l’assassin de son père lorsque le pot aux roses est découvert.

Je l’ai déjà dit, l’histoire n’est certes pas des plus géniales que l’on aie pu rencontrer, elle reprend des idées classiques tirées des meilleures tragédies mais comme le film fait appel à nos sens de la liberté, on gobe ce film aux allures très originales.


- R