Consoles-Fan
13/12/2018

Auteur
  

3056 articles en ligne

 
Tokyo Godfathers
3 hommes (ou presque) et un couffin
Run baby run baby run baby run

Apr

Ces 3 huluberlus recueillent par hasard un nouveau-né abandonné dans des poubelles dans la rue. Ils se disputent au début sur le fait qu’il faille garder l’enfant ou le rendre à la police. Chacun ayant des idées bien arrêtées sur le sujet. Hana souhaite mener sa propre enquête afin de retrouver ses parents : il sait ce qu’est la soufrance d’un enfant abandonné. Gin et Miyuki préfèreraient le ramener à la police. Au fil de l’histoire, on découvre peu à peu le drame qui ronge chacun de ses rejetés de la société. Ceux-ci vont se retrouver par la force des choses confrontés à leur destin et vont réintégrer leur place en retrouvant l’affection de leur proche. Voilà une sacré note d’espoir pour des personnes qui ont eu un jour un dérapage incontrôlé dans leur vie et qui n’est pas sans rappeler le film « Une Epoque Formidable ».

Si le film est profond sur le fond, Satoshi Kon n’a pas oublié d’injecter dans son nouveau film une bonne rasade d’humour. Le résultat est vraiment très plaisant. Et du point de vue de la technique, on appréciera que le maître n’a quasiment pas cédé à l’appel commercial de la 3D. Ce film peut se classer avec fierté dans la catégorie « animation classique ». La 3D n’est utilisée que dans certains plans de poursuite, car elle est nécessaire pour offrir au spectateur quelques plans de caméra dynamique. Pour la bande-son : rien de tel que l’hymne à la joie pour cette parabole qui se déroule à l’époque de Noël. On a finalement presque affaire au petit Jésus et à ces 3 rois mages.

Avec Tokyo Godfathers, Satoshi Kon confirme tout le bien que je pensais de lui. Tant sur le plan de la qualité de l’animation, des dessins ou du scénario, Toko Godfathers va se faire une place au chaud, sans aucune difficulté, parmi les grands classiques de l’animation japonaise.


- R