Consoles-Fan
19/09/2018

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Resident Evil 4
Reviens Leon j’ai les m
Oui je sais c’est un peu facile comme sous-titre !

Resident Evil 4 est le sixi

Capcom clamait à qui voulait l’entendre qu’avec cet opus la saga Resident Evil allait rebondir et se renouveler. Certes, certes...mais mieux vaut se méfier des effets d’annonce du roi du recyclage vidéoludique. J’étais donc impatient, curieux et un brin méfiant au moment de découvrir ce Resident Evil 4. Force est de constater qu’ils n’ont pour une fois pas menti !

Ashley dans The Simple Life in Europe (100% Paris Hilton Free)

A l’origine, Resident Evil 4 devait voir Leon S. Kennedy s’infiltrer au cœur d’Umbrella. Lorsque Capcom a décidé de revoir sa copie pour y mettre un vrai coup de balai, ce scénario aussi est passé à la trappe. Racoon City et Umbrella Corp. disparaissent purement et simplement dans la cinématique d’intro. On retrouve donc Leon en route pour aller sauver Ashley, la fille du président (américain, ça va sans dire) kidnappée et retenue quelque part en Europe. Il va y rencontrer une belle bande d’illuminés ;) et croisera de vieilles connaissances...mais je n’en dirais pas plus !
Leon n’a pas besoin du tabac pour risquer sa vie. Il refuse donc la clope que lui offrait l’un des policiers chargé de le déposer dans ce village du fin fond du vieux continent. La dernière cigarette...tel le condamné avant l’ultime sentence ! N’a-t-il pas vu le présage le bougre ? Et quand nos deux bleusailles locales refusent de le déposer trop près du village, pas méfiant pour deux pesetas, il se met tranquillement à marcher...c’est alors à nous de jouer !

Vue sur la mer ? Non vue sur le dos de Leon !

Les premiers pas permettent de se faire la main et de s’habituer à la fameuse nouvelle vue. La première conclusion est vite tirée : la maniabilité est toujours aussi raide. On peut donc supposer que les développeurs ont une nouvelle fois recyclé les mêmes routines pour les déplacements. Sauf qu’ici cela s’avère beaucoup moins gênant. En effet, pour ce volet de la saga, Mikami et ses potes ont décidé de placer en permanence la caméra au dessus de l’épaule de Leon. Finis les angles de vues fixes qui nécessitaient un temps d’adaptation pour maîtriser nos héros des S.T.A.R.S. Cette fois l’aventure se vit au plus près de l’action. Le système de visée n’est alors plus automatique mais une guidée laser sert à orienter correctement son arme. Ce repère est bienvenu puisque lorsqu’il braque son arme, notre héros se place à gauche de l’écran afin de ne pas gêner le champ de vision du joueur. Il ne se situe alors plus dans le même axe que la caméra et sans cette assistance il aurait été bien difficile de flinguer même un seul ennemi. Quant au gameplay, il s’est vraiment enrichi. D’abord, la palette des mouvements s’est élargie : Leon peut franchir des murets, pousser des échelles, se jeter par la fenêtre, mettre un bon gros coup de pied aux ennemis... Lorsqu’une action est possible, le bouton A apparaît à l’écran et précise cette action. Simple mais efficace. De plus, à l’instar des QTE de Shenmue, il faudra au cours de certaines cinématiques appuyer au bon moment sur les boutons indiqués à l’écran. Par exemple sprinter et éviter une grosse pierre qui roule derrière vous (à la Indiana Jones !) ou bien encore contrer une attaque au couteau. Au rayon des petits plus on notera particulièrement la recharge des armes sans passer par le menu.
Une fois Ashley libérée, ce gameplay déjà fort complet sera encore amélioré ! En effet, via le bouton X, Leon peut lui demander de le suivre, de l’attendre et si les circonstances le permettent, de se cacher. Il faudra donc lui donner le bon ordre sous peine de la voir se faire enlever ou tuer. Et même s’il faudra parfois l’assister pour franchir quelques obstacles, la demoiselle daignera vous filer un coup de main pour résoudre certaines énigmes.
Mais sachez que ce Resident Evil 4 réserve encore de nombreuses surprises de gameplay !

Âmes sensibles s’abstenir !

Dans ce RE4 la peur est différente de celle des autres opus. Les effets de surprises et les munitions réduites ne sont plus là. On ne navigue plus la peur au ventre, avec trois balles de pistolets en espérant qu’aucun zombi ne soit au détour d’un couloir. Le titre est beaucoup plus bourrin. Les ennemis, humains et bien vivants ;) pour la plupart, arrivent parfois par dizaines. Ils offrent une bonne résistance et s’avèrent plutôt intelligents et mobiles, bien plus que les morts-vivants des précédents jeux. C’est alors le stress qui s’instaure : les voir se rapprocher, repousser Leon dos au mur, lequel doit recharger pendant l’action tout en gardant un œil sur Ashley ! Et pour couronner le tout, parfois, entre les cris et les coups de feu, parvient le bruit d’une tronçonneuse ! Les montées d’adrénaline n’épargnent pas le joueur !
Le jeu est vraiment gore et sanglant. On ne tarde pas à s’en rendre compte puisque quelques mètres après avoir commencé à jouer on tombe nez à nez avec une jeune femme plantée avec une fourche dans le mur d’une cabane ! Puis en arrivant au village on s’aperçoit que l’homme pendu au dessus du feu n’est autre que le flic qui nous a déposé là. Et cela ne fait pas 10 minutes qu’on dirige Leon que le premier moteur de tronçonneuse se fait entendre !
Au milieu de cette pagaille, et même s’il faut la surveiller, Ashley ne fait pas office de super boulet. Son IA est assez bien fichue. Elle se baisse quand on tire et essaye d’éviter les vilains, ce qui permet à l’action de rester toujours soutenue.
Seul bémol avec cette optique musclée du titre, les énigmes ont un peu été sacrifiées. On peut donc regretter que les puzzles ne soient pas plus compliqués. Pour répondre à ses agresseurs fort bien dotés question armurerie, notre agent américain peut s’équiper entre autres, d’un pistolet, d’un snipe, d’un magnum, d’un lance-roquette, d’un fusil à pompe ou encore d’une grenade... De quoi faire une bonne guerre ! Leon trimballe tout son arsenal avec lui. Il n’y a plus de coffres et on ne peut pas non plus laisser des objets par terre comme dans Resident Evil 0. Ce qu’on ne peut pas porter disparaît. Heureusement, au cours du jeu, il sera possible d’augmenter sa capacité de stockage. Représentée sous forme de mallettes, il suffira d’acheter la taille supérieure chez le marchand. Car l’autre vraie nouveauté du jeu c’est l’apparition de l’argent. On en trouve un peu partout et on pourra allègrement le dépenser chez ce brave homme afin d’acquérir de nouvelles armes ou d’upgrader celles qu’on possède. L’évolution ne se limite d’ailleurs pas à l’armement car on peut aussi allonger sa barre de vie. L’herbe bleu anti-poison n’est plus, mais la jaune combinée aux habituelles vertes et rouges permet cette prouesse.

C’est beau comme là-bas !

Réalisé en 3D temps-réel, le jeu est tout bonnement magnifique ! Sans aucun doute la plus belle réalisation à ce jour sur consoles ! Les textures sont variées, nombreuses, super détaillées et certaines bien cradingues ne sont pas sans rappeler Silent Hill. La modélisation des personnages est riche et super réaliste avec notamment un travail sur les visages carrément hallucinant ! Les décors sont immenses et bénéficient souvent de jeux de lumière terribles, qui n’ont d’égal que les reflets, les effets d’eau ou de brume. Enfin, ça en devient marteau quand on se rend compte du nombre d’éléments à l’écran ! Evidemment, pour avoir un tel résultat, les développeurs ont opté pour un format d’image letterbox (avec les deux bandes noires en haut et en bas, un format cinéma en somme) afin de soulager un peu l’affichage de la Gamecube. Certes, à de très rares occasions, le jeu rame un peu, mais le gameplay n’en souffre pas et c’est là le principal.
L’environnement sonore est très riche. Les bruits de la nature et des armes à feu sont vraiment réalistes, et pendant les combats, les bruitages de chair et d’os éclatés font frissonner. Les doublages de nos héros et de nos ennemis sont de qualité. Pour finir, les thèmes musicaux, en plus d’être excellent, collent parfaitement à l’action et immergent toujours plus le joueur.

La polémique pour finir (PS2 inside)

Resident Evil 4 est une vraie grosse bombe ludique ! Il a été pensé pour la Gamecube et la pousse dans ses derniers retranchements. A mon humble avis, si vous ne possédez pas de GC, investissez maintenant, rien que pour lui...ou attendez le portage PS2, si vous êtes masochistes ! Technique/esthétique : 95%
Une très très grosse baffe !! Je n’ai jamais vu tourner un titre aussi impressionnant sur console. Le format letterbox avec ses bandes noires en haut et en bas de l’écran paraissent un peu particulier au début, mais donnent finalement un cachet cinéma au jeu. De rares ralentissements.

Jouabilité : 92%
Excellente ! Très bien renouvelé et restant fidèle à la série, plus d’excuse de ce côté-là.

Son : 98%
Pour peu que vous jouiez dans de bonnes conditions vous en prendrez plein les oreilles : le bruit du vent, le râle des ennemis, l’explosion des têtes, des musiques soutenant l’action au plus près... De plus les doublages sont extra !

Plaisir/Fun : 99%
Rarement un titre n’avait été aussi jouissif à parcourir, et les headshots au snipe, quel pied !!

Durée de vie : 90%
Impressionnante pour un Resident Evil ! Comptez une vingtaine d’heure la première fois si vous ne traînez pas trop. Mais il possible d’y passer beaucoup plus de temps.

Intérêt : 99%
Superbe graphiquement, jouable et innovant, particulièrement gore, relançant la série d’un point de vue scénaristique, que demander de plus ? Tuer des vaches au fusil à pompe ? Mais c’est possible très cher !

Note Générale : 95%
Très certainement le jeu de l’année 2005 !


NOTE : 09/10