Consoles-Fan
19/07/2018

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Goldeneye : Rogue Agent
Mon oeil !
Ce jeu ne vaut pas de l’or !

Histoire de faire taire toute pol

Il était donc plutôt présomptueux de la part d’Electronic Arts de venir se frotter même de loin à l’un des meilleurs FPS sur console, surtout avec un titre aussi peu audacieux. Comprenez bien que Goldeneye Rogue Agent n’est pas un mauvais jeu, il est juste le moins bon « James Bond » que j’ai pu jouer jusqu’à présent tout simplement parce qu’il n’apporte absolument rien, ni à la série, ni au genre... Tout d’abord, les cascades exagérées à la James Bond sont passées à la trappe. On pouvait trouver ça kitch, moi le premier, mais c’est quand même ce qui faisait le charme d’un James Bond ! L’épisode est beaucoup plus noir puisque vous travaillez cette fois-ci pour le compte de Goldfinger qui a quelques déboires avec le DR. No ! Vous l’aurez compris, cet épisode n’est nullement une adaptation officielle d’un film, il s’inspire juste de l’univers de James Bond et de ces personnages.

Goldeneye reçut le nom qu’il porte en perdant son oeil lors d’un combat contre le Dr. No. Goldfinger lui inséra alors un oeil cybernétique en or qui lui fit retrouver la vue tout en y ajoutant quelques facultés bien pratiques pour la vie de tous les jours. C’est vrai, un oeil en or c’est très pratique pour faire ces courses au Cora ou pour pour sortir le chien ! Licencié par les services secrets de sa majesté alors qu’il était candidat pour devenir un agent double zéro, le côté obscure de Goldeneye commença à faire surface et ce dernier décida finalement de travailler pour l’homme qui lui avait rendu la vue !

Un gameplay dont il faut faire quelques réglages

Le gameplay par défaut est pitoyable, n’hésitez pas à passer par la case configuration sous peine de vous retrouvez rapidement sur la case frustration. Par contre, il y a un problème que vous n’arriverez pas à régler, c’est l’absence du saut... Vous pourrez néanmoins vous accroupir.

A côté de ça, les développeurs ont laisse peu d’indices au joueur qui se retrouve dans un univers en 3D avec peu d’éléments qui attirent l’attention du joueur : on ne sait donc pas toujours où aller malgré la présence de fléchage discret. L’action est assez confuse. L’intelligence artificielle n’est pas très au point, vous pourrez ainsi plus facilement piéger la bande d’abrutis qui vous attaque grâce à des mécanismes diaboliques que vous pouvez déclencher à distance et que vous croiserez dans la plupart des stages.

Electronic arts succombe aux pouvoirs

C’est à la mode, entrez, entrez, m’sieurs dames, et venez essayez notre biotechnologie qui va vous donner de super pouvoirs comme regarder à travers les vêtem euh hum huuum les murs, hacker des appareils électroniques à distance, saboter les armes de vos ennemis ou utiliser un champs magnétique protecteur. Je peux vous dire que je n’ai eu presque à aucun moment de la partie eu recours à ces artifices. Le jeu ne présente donc vraiment pas le même intérêt qu’un Psi-Ops ou qu’un Second Sight. Mais d’un autre côté, vous avez la liberté d’adopter le gameplay qui vous convient le mieux. J’aurais pu me servir de la barrière protectrice pour courir sous les balles ennemis mais je préfère nettement avancer étape par étape et me mettre à couvert, c’est tout de même nettement moins bourrin et même comme cela, le jeu reste beaucoup trop facile.

C’est d’ailleurs sur ce point-là que j’ai été le plus déçu ! Avec quelle facilité j’ai pu enchaîné les différents stages ! A quelques exceptions près, il suffit de foncer dans le tas et on rentre comme dans du beurre ! Et comme tous les James Bond, le jeu est assez court, on le termine en une après-midi. Aie, ça fait mal !

La bande-son est vraiment très absente et recouverte par les bruitages qui rythmeront votre partie. Graphiquement, Goldeneye est vraiment très propre sur lui mais propose des graphismes inégaux au sein d’un même stage. Certains passages sont coupés par des petits bouts de couloir "générique" comme pour charger la pièce suivante. Le joueur ne ressent en tous cas aucun chargement mais les programmeurs n’ont pas hésité un seul instant pour réutiliser certains éléments du décor de manière assez grossière en découpant certains tronçons et de les présenter en miroir... Voilà un sentiment qu’on a déjà pu découvrir dans Halo !

Quand Halo fait des émules

Mais les programmeurs ont aussi lorgné sur Halo pour ce qui est de la gestion des armes, on peut généralement en avoir deux sur soi, éventuellement une troisième légère en réserve, ou alors disposer d’une seule arme mais beaucoup plus lourde et qu’il faudra manipuler à deux mains. Si votre main gauche est libre, vous aurez la possibilité d’envoyer des grenades.

Cependant, vous l’avez compris, Goldeneye : Rogue Agent est loin derrière le jeu de Master Chief. Ni mauvais, ni bon, il souffre d’une trop grande platitude et d’un manque sérieux de créativité. Si vous avez envie de jouer à un jeu sans aucune surprise, alors ruez-vous sur ce dernier James Bond.

Graphismes : 72%
Jolis mais à tenance parfois un peu faiblarde pour une Xbox

Animation : 86%
Tout est très bien fluide !

Jouabilité : 88%
Il faut un peu chipoter dans le menu de configuration mais une fois qu’on a trouvé un système qui nous convient, tout va bien. Il faut dire que l’autolock est très tolérant !

Bande Son : 52%
Quasi inexistante, je m’en souviens à peine...

Intérêt : 50%
Aucun concept réellement nouveau, aucune véritable originalité ou alors elles sont mal abouties, voilà un bon jeu qui ne peut se targuer d’avoir été très créatif et c’est de manque d’ambition que je veux souligner ici.

Note Globale : 60%
Goldeneye est un bon titre mais malgré ce fait évident, je ne vous encourragerai quand même pas d’acheter à titre personnel car il est banal et court. Votre Xbox mérite mieux que ça ! En tous cas, n’allez surtout pas croire que si vous avez aimé les épisodes précédents vous aimerez celui-là.


NOTE : 06/10