Consoles-Fan
11/12/2018

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Shadow Hearts Covenant
Eteins la lumi
Montre-moi ton c

Les cr

28 Juin 1914 - Alors que l’Europe est divisée suite à des alliances, l’archiduc d’Autriche est assassiné à Sarajevo. De cet acte, découlera la première guerre mondiale qui fera huit millions de morts en 4 ans. L’histoire de Shadow Hearts : Covenant débute donc en plein conflit, dans le village natal de Jeanne d’Arc : Domrémy. Il règne dans ce village une ambiance démoniaque qui est en réalité incarné par Yuri, le héros du premier opus. Celui-ci cherche en fait à protéger les villageois !

L’intro en image de synthèse, couleur sépia, claque et nous plonge déjà dans une ambiance très forte. Le travail est très soigné mais si j’ai déjà vu mieux. Dans l’ensemble, la réalisation est correcte. Les décors sont fort jolis, détaillés, mais la modélisation des personnages est trop succincte. En début de partie, on peut observer de légères baisses de framerate mais ce défaut semble s’estomper par la suite même si la fluidité du jeu n’est pas celle qu’on pourrait espérer. L’aliasing est assez peu présent, il se remarque en fait uniquement sur les contours des personnages. Enfin, la gestion des cheveux est plutôt étrange, par vague.

Pour trouver des défauts dans ce jeu, vous aurez sans doute remarqué que j’ai du chipoter sur quelques petits détails, histoire de ne pas tomber trop facilement en pâmoison. Une chose est sûre, la musique va vous envoûter et le scénario (souvent contraint par la guerre : pas question de traverser une ligne de front...) va tellement vous captiver que vous n’arriverez plus à éteindre votre PS2. Il faut dire que les programmeurs ont su ne pas alourdir le jeu avec une tonne de combats répétitifs comme c’est trop souvent le cas pour allonger artificiellement la durée de vie. Si les ennemis arrivent bien aléatoirement et que vous ne pouvez donc pas les éviter, la cadence est vraiment modérée afin que l’histoire garde son rythme. De même, lorsque l’histoire commence à être tirée en longueur et que le joueur ressent le besoin d’être plus que spectateur, le jeu propose comme par enchantement un combat, passionnant, opportun et qui sert parfois à faire rebondir l’histoire.

Le système de jeu de la roue du jugement déjà rencontré dans le premier épisode propose de solides mises à jour ! Pour rappel, lorsque vous déclenchez une attaque, ou un sort, ou que vous voulez utiliser un de vos items pour vous remettre de la vie, de la magie, la roue du jugement fait appel à votre adresse un petit peu comme dans Legend Of Dragon qui vous demandait d’effectuer vos combos en rythme. Vous devez en effet appuyer sur les boutons lorsque l’aiguille de la roue survole des zones de validation. Evidemment, de petites zones plus puissantes ont été disposées en fin de zone pour vous pousser à frapper plus fort au risque de rater complètement votre coup. D’un personnage à l’autre, d’un coup à l’autre, d’après les configurations que vous choisirez et avec les améliorations pour vous faciliter la tâche (par exemple élargir des zones) que vous lui apporterez grâce à des items à récupérer, la roue vous permettra de frapper plus ou moins souvent avec une surface de frappe évidemment inversement proportionnelle au nombre de coups que vous pouvez porter ! Si vous exécutez par exemple une magie, vous devrez réussir une sorte de validation avant même de pouvoir confirmer votre coup. Cela crée évidemment beaucoup de suspens car rater un tour alors que vous vouliez donner de la vie à un membre très affaibli de votre équipe peut engendrer de grandes conséquences quant à l’issue du combat. Notez quand même qu’il est possible de ranimer vos ennemis à terre via un item mais leur vie ne sera pas remplie au maximum et il faudra souvent prendre le temps, lors d’un second tour, de lui rendre toute sa santé !

Dans certains RPG, c’est le hasard et votre niveau d’habilité qui détermine la réussite et l’efficacité des coups, ici, vous devez prendre les choses en mail. Il en ressort des combats très passionnants et tactiques. Il vaut mieux parfois se détourner d’un ennemi affaibli et attaquer un autre ennemi avec un personnage qui frappe fort et de nombreuses fois et laisser l’autre besogne à un personnage moins puissant et qui frappe moins de fois. En effet, si vous avez éliminé un ennemi, vous n’exécuterez pas les coups restant en vous retournant sur d’autres ennemis. Si tout cela vous semble un peu complexe, rassurez-vous, vous pouvez passer la roue en mode automatique mais cela gâche vraiment le plaisir. Vous êtes sûr que vos coups aboutiront mais ils seront souvent bien moins puissants.

Et puis il y a les combos ! Ceux-ci vous permettent de passer le relais à d’autres personnages en terminant votre coup préparatoire par une touche de la manette qui vous est révélée au dernier moment. Varier les coups et les classes de vos personnages permettra encore d’augmenter l’impact de vos attaques.

Le système de paramétrage des personnages est vraiment très amusant et créatif. Par exemple, Gepetto le marionnettiste modifiera ses facultés en changeant la robe de sa marionnette Cornelia ! Mais vous découvrirez bon nombre de personnages haut en couleur comme une princesse, un vampire, un loup ou une femme officier de l’armée allemande. Yuri, le personnage principal, a la possibilité de fusionner avec les âmes de démons. Il a la possibilité d’en retirer de nombreux coups spéciaux.

Si les univers que vous visiterez ne sont guère étendus et trop souvent limités par des murs transparents, ils sont assez nombreux et permettent finalement de beaucoup voyager et de découvrir de nombreux horizons à un rythme soutenu. Il sera par exemple possible de visiter quelques quartiers parisiens comme Montmartre ou les Champs Elysées comme dans Sakura Taisen. Ce qui est par contre regrettable, c’est qu’un même ring de combat correspond à une certaine zone géographique du jeu. Que l’on soit dans un escalier, dans une pièce spacieuse ou étriquée, on débouchera sur le même décor pour combattre. Il faudra attendre d’avoir changé d’environnement général pour découvrir d’autres rings.

Shadow Hearts : Covenant est bourré d’humour, que ce soit dans les visuels ( certains ennemis frôlent le ridicule ) ou dans le texte, en français certes, mais pas toujours très bien finalisé. On retrouve assez fréquemment des mots en double ou des fautes d’orthographe, ce qui laissé à penser un certain bâclage au niveau de la localisation. Il n’en reste pas moins vrai que Shadow Hearts s’impose comme le RPG du moment mélant humour, stratégie et ambiance de feu. Je le place dans la cours des grands au côté de Tengai Makyo et Lunar.

Graphismes : 70%
Des personnages pas très bien modélisés dans des décors léchés

Animation : 70%
Correcte mais sans plus.

Jouabilité : 93%
Vraiment recherchée, complète et bourrée de combinaisons : il faudrait écrire une sacrée tartine pour relever chaque détails. De plus, le système de roue du jugement implique le joueur dans les combats.

Bande Son : 95%
Fantastique, mais je n’en attendait pas moins après avoir entendu le premier opus. On y trouve des ballades magnifiques jouées à la guitare. Dans l’ensemble, l’orchestration est divine.

Intérêt : 91%
Un RPG à ne pas laisser échapper.

Note Globale : 84%
Shadow Hearts : Covenant surpasse de loin les autres jeux du genre sur des points aussi importants que le système de combat, l’ambiance ou le scénario !


NOTE : 08/10