Consoles-Fan
23/10/2019

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Devil May Cry 3
Welcome to the party !
La formule gothique de Capcom

Apr

Les réunions familiales selon Capcom

Capcom en est déjà au troisième épisode de la série des Devil May Cry : on peut dire aujourd’hui qu’il s’agit d’une série à succès. Ce dernier opus s’annonce comme étant un divertissement de premier choix. On remarque de suite que le plus grand soin a été apporté à la présentation et au style de cet action/horror. Non seulement DMC 3 peut se vanter d’attirer l’œil avec ses décors et tout son attirail de monstres venus des enfers mais en outre l’animation et le travail de la gestuelle des différents protagonistes de cette histoire n’est pas en reste. Capcom surjoue légèrement les cut-scènes à grand renfort d’effets spéciaux. On a l’impression d’être au cinéma et pourtant c’est bien assis dans son canapé face à la télé qu’on se trouve. Les inspirations sont nombreuses : on pense à Castlevania (il y a notamment un niveau rempli de rouages, des boss sucubiques, le spectre du vampire et de ses acolytes chauves-souris qui pointent leurs museaux), aux productions de John Whoo, voir celles de Quentin Tarantino... sans oublier 2 notes japonaises : la patte du samouraï et celle du dessinateur de mangas.
Sparda a existé !

C’est reparti pour un tour pour cette belle gueule de Dante ! Le héros de la série a vraiment un sacré style. On peut le regarder sous tous les angles et en toutes situations, son charisme ne faiblit jamais. Aussi agile que Jacky Chan, combattant comme Bruce Lee et répondant à ses adversaires les plus féroces à la manière de Bruce Willis, malgré les années Dante n’a rien perdu de sa verve. Quel causeur ! Et quel poseur à la fois ! Le héros de Capcom reste celui qu’il était depuis le début : non chaland, sûr de lui et irrévérencieux.
L’obscurité,

Avec DMC 3, Capcom a créé un jeu assez extrême. Interdit aux moins de 16 ans, ce DMC n’hésite pas à jouer la carte du samouraï-héros sanglant. Le ketchup coule à flots, les coups sont aussi redoutables et puissants, qu’élégants. Heureusement Capcom a su mettre un contre poids à cette violence grâce à l’humour de Dante. Aaaaaah ! Ce jeu est de la trempe d’un hit Neo Geo... en 3D.
Le sang,

Depuis le numéro 1, Capcom a développé avec la série des Devil May Cry, un style graphique surpuissant qui se voit représenté à l’écran par de nombreuses étincelles, de nombreux éclairs et une gestion des lumières du décor assez unique. Pour le 3, Capcom ne renie pas ce type de procédés et va même jusqu’à accentuer un maximum ces effets bluffant. Pour cela les cut-scènes sont utilisées de nombreuses fois... on les savoure (sans aller piétiner sur les plates-bandes de Snake et les records de durée de cut-scènes). Signalons que ces scènes sont presque toujours calculées par la PS 2.
La folie,

Capcom en tire un maximum. Mieux que des couleurs bien choisies, une résolution ultra fine ou une modélisation d’envergure, c’est à la fois tout ça réuni (et bien plus encore) qui nous est proposé ! Capcom insuffle un goût de poésie au côté sombre du jeu. C’est la gothique-attitude ! (merci Laurie). Dès l’intro ça se voit et ça se poursuit dans le jeu. Les programmeurs jouent avec les tripes de la console pour en tirer le meilleur. La quasi totalité des décors regorge d’effets d’halos, de transparence, de lumière, et mieux que tout, utilise des filtres, des ombres, des zones de transparence et des distorsions comme s’il s’agissait d’une pratique de base. DMC 3 semble avoir été créé pour repousser les capacités graphiques de la machine et c’est avec un plaisir non dissimulé que vous découvrirez une bande toute aussi convaincante. Il eut certainement été faisable de faire encore plus varié, mais sur 20 stages on n’a pas à se plaindre. Le genre sonore de la bande musicale ère entre des styles des plus classiques et un hard rock sur mesure pouvant se faire assez furieux. Vous apprécierez favorablement les dialogues, très dynamiques, qui permettent de donner la vie aux personnages. Sans eux on n’y croirait pas. Don’t worry, Capcom veille au grain et les détails graphiques les plus fins associés aux bruitages et digites donnent tout leur potentiel. Rien n’a été oublié.
...et un goût démesuré pour l’élégance
de la gestuelle !!!

Cette aventure est à mi chemin entre beathem’all et aventure/recherche 3D. De l’action il y en a à foison, des monstres à gogo. Ca ne chaume pour notre petit Dante qui s’octroie tout de même le temps d’exécuter des coups magistraux. Justement les coups les plus beaux de sa panoplie ne seront accessibles que par le biais de la section Personnalisation (qui fait office de shop). Pour obtenir des ronds, rien de plus simple : butez un max de streums ! Avec le temps : vous pourrez aussi changer de veste (ou jouer sans le haut), avec la maîtrise : surfer sur les ennemis (sautez dessus lorsqu’ils sont à terre) ou pratiquer des feintes dans les airs, marcher horizontalement (à la Shinobi) ou verticalement sur les murs. Les combats procurent la dose de fun escomptée. Par contre je regrette qu’en difficulté normale il faille autant de temps et d’acharnement pour finir ces satanés boss. Voilà pour l’aspect baston, passons maintenant si vous le voulez bien à la recherche. La bonne vieille recette des pièces inaccessibles à cause de portes fermées et de clés ou d’objets à trouver demeure. De plus, quelques petits jeux seront là pour vous bloquer le chemin... ils font office d’épreuves... rien de bien compliqué à cela. En revanche les 2-3 points de blocages restent assez énervants bien que mineurs. En effet : vous ne bloquerez pas pendant des heures durant, mais on s’arrête sur des bêtises : style marcher sur un pont invisible après avoir récupéré un objet. Sinon l’aventure est assez bien foutue, car sans même utiliser la carte on se repère facilement dans ces nombreux couloirs. Il faut dire que chacun d’entre eux possède un nom, ça aide. Les allers-retours se font sans encombre, sans inquiéter l’appétit du joueur : on ne s’ennuie pas ! DMC 3 est un jeu qu’on dévore ! Non seulement l’aventure vaut par elle seule, mais en prime il faut compter avec l’obtention de nombreux bonus (qui continue après la fin du jeu : nouveaux coups, habits, power ups,...) pour vous contenter. La difficulté et l’évolution du joueur au cours du jeu est tout à fait raisonnable. Je préconise l’emploi du mode normal plutôt que facile car sinon les ennemis s’éclipsent trop aisément, en revanche les boss seront légèrement lourdingues en normal.

Les Plus :
- c’est la classe internationale ce jeu !
- un visuel qui fait honneur à la console : pour peu on se croirait dans un films de science fiction
- une lutte fratricide pour la quête du pouvoir suprême : un scénario manichéen, des cut-scènes utilisant de nombreux clichés...... et ça marche fort !
- des dialogues qui font mouche : de la bonne feinte à foison

Les Moins :
- il arrive que ça scintille pas mal... certains n’apprécient pas. Personnellement ça ne m’a pas gêné
- finalement c’est un jeu de baston/samouraï à la Tarantino... quelques projections auraient été les bien venues
- choisir un style de combat : restreint les possibilités à un moment donné : il aurait fallu que tout soit incorporé dans le gameplay car le style de base me paré indispensable ! Graphismes/Animation : 9 /10
Capcom s’en donne à cœur joie : l’équipe de développement exploite la PS 2 au maximum de ses capacités. Dans le feu de l’action on ne retiendra pas les effets d’escaliers qui restent minimes.

Environnement sonore : 8,5 /10
Digne de l’éditeur. Les morceaux chantés ou ponctués de voix féminines appellent à en vouloir encore plus. Durant tout le jeu, les dialogues parlés bénéficient de voix digitalisés d’une qualité irréprochable.

Maniabilité : 8,5 /10
Survivrez-vous à la mémorisation d’autant de combinaisons ? DMC 3 offre un panel d’action toujours plus immense, ce qui fait le bonheur de la jouabilité.

Fun/Durée de Vie : 8 /10
Le scénario va de surprises en surprises. Sans que les situations ne se renversent toutes les demie heures comme dans certains RPG, Capcom réussit à garder le joueur en alerte par différents procédés.

Intérêt : 8,5 /10
Je ne pense pas qu’on puisse avoir d’apprioris négatifs sur ce Devil May Cry. Sur le net vous avez tous vu les vidéos promotionnelles de ce jeu d’action/aventure ! Ce numéro 3 tient ses promesses avec une réalisation au diapason.


Sortie le 23 Mars 2005
Editeur/D
NOTE : 08/10