Consoles-Fan
19/07/2018

Auteur
A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

A Lire Egalement

  

2984 articles en ligne

 
Spiderman
You’re not Superman you know ?
Une araign

Spiderman est une adaptation libre du film du m

Un grand pouvoir implique une grande responsabilité.

Vis-à-vis du Spiderman sorti en Psone / N64 / Dreamcast, la maniabilité a été améliorée et s’est enrichie sur de nombreux points. Il est par exemple possible de doser la hauteur du balancement sans devoir appuyer à chaque fois en rythme. Une fois le balancement déclenché, vous pouvez déambuler librement parmi les gratte-ciels. Si vous maintenez le bouton enfoncé, vous déambulerez plus rapidement. Cependant, on est en droit de se demander à quoi Spiderman peut bien accrocher sa toile. Aux nuages ? La possibilité de lancer une toile dans la direction que vous souhaitez pour vous transporter où vous le souhaitez permet une bonne rapidité d’action. L’impression de hauteur est en tout cas bien marquée et procure un sentiment plutôt agréable.

Une boussole est à votre disposition. Elle est plutôt utile mais le système d’indication aurait pu être meilleur avec par exemple un système de variation progressive de la couleur. Lorsqu’on s’approche de la cible, votre boussole change de couleur en une fois. Mais la hauteur n’est pas prise en compte, du coup il est parfois difficile de s’y retrouver.

Les missions que propose Spiderman sont assez variées. Une sorte de shoot-them-up aérien, explosion de vilains à mains nues ou protections des innocentes victimes de la veuve et de l’orphelin… Il y a de quoi faire. Les parties beat-them-up sont assez sympas et proposent un nombre intéressant de combos. Par contre, le jeu est d’une linéarité à toute épreuve.

Malheureusement, le challenge n’est vraiment pas au rendez-vous. Spiderman est un jeu simple, vraiment trop simple. C’en est presque honteux. Pour se débarrasser par exemple des chauve-souris tranchantes, il suffit d’attendre sur un immeuble et de les locker une à une. Pendant ce temps, une voix off ose rappeler que « ces bestioles-là sont vicieuses » et que je ferais bien de faire attention. Il y a comme un décalage vous ne trouvez pas ?

Mais quelque part, il vaut mieux que le jeu soit facile car c’est bien parce qu’on progresse rapidement et sans encombre qu’il est possible de ne pas renoncer à terminer Spiderman tant le jeu manque de bagou. Les stages sont très courts et il est possible de sauvegarder entre chacun d’eux.

Du point de vue de la réalisation, il faut noter de très beaux reflets sur les immeubles. Quelques ralentissements sont présents lorsqu’un peu trop d’effets spéciaux remplissent votre écran. Quelques angles de vue des caméras un peu malheureux sont à signaler mais dans l’ensemble, rien de bien dérangeant. Les vidéos intermédiaires, qu’elles soient en temps réel ou précalculées sont de très bonne qualité et offrent une mise-en-scène générale très réussie.

Vive les vannes à deux balles

Les digits sonores de Spiderman sont à hurler de rire tellement elles sont nulles. Elles se déclenchent automatiquement en fonction des situations et des actions effectuées et sont plutôt nombreuses. Entre « On va faire de toi de la chair à pâté », « Ouah t’as vu ça : c’est l’homme araignée… C’est l’araignée tout court pas l’homme-araignée », « Maman, regarde, y’a un monsieur qui vole entre les immeubles… Mais oui, mais oui… », « Tu fais moins le malin maintenant », « Hé l’araignée, t’es le meilleur ! », « Record olympique du 100 mètres pulvérisé », « viendriez pas du futur ou un truc naze dans le genre ? » « Regardez c’est Spiderman… C’est bien ça ! Il faut pas confondre avec la concurrence j’ai pas de cape rouge moi », « On va tout de même pas renoncer à tout ce fric pour un clown en pyjama non ? », « Tiens, j’ai droit à un gentil comité d’accueil », « Eh reviens, j’ai les mêmes à la maison » et « Au revoir le mur ! »* façon la voix de Stallone en français, on peut dire qu’on est gâté tant au niveau niaiserie qu’au niveau quantité. Non vraiment j’ai eu du mal à m’arrêter là : qu’est-ce qu’on rigole chez Activision ! En plus, les acteurs jouent en plus comme des pieds. Quand on arrive à un niveau si catastrophique, on ferait mieux de changer de métier ! On obtient donc comme résultat des dialogues artificiels et débiles. Les digits semblent vouloir expliquer absolument chaque action. Par exemple votre ennemi tente de vous aveugler avec des grenades éclairantes. Une digit sonore énonce innocemment « En fait, les grenades éclairantes m’ont aveuglé ». C’est un peu comme si vous alliez aux toilettes et que vous entendiez une voix off qui vous disait « tiens, si je tirais la chasse ? » En plus de cela on a droit à certaines incohérences : « Là-haut » s’esclaffe un ennemi alors que je suis tout simplement à côté de lui. Il a dû voir une soucoupe volante qui passe.

C’est vraiment dommage car l’ambiance musicale du jeu est vraiment bien fichue, très hollywoodienne, et ces foutues digits sonores gâchent bien tout. A la limite j’aurais presque eu honte qu’on me surprenne en train de jouer à ce jeu tellement les dialogues des Teletubbies semblent, comparés à ceux de Spiderman, propulsés dans les rangs de la haute littérature.

Au final, Spiderman est un jeu à réserver pour les fans qui auront la bonne idée de l’acheter en okaz vu la faible durée de vie. Spiderman ne sort en tout cas pas du lot et il est vraisemblable que plus personne n’entende parler de ce jeu dans quelques mois. En tout cas, à 20 euros de l’heure, ça fait réfléchir ! Enfin, on peut quand même remercier les programmeurs d’avoir inclus des minigames à débloquer comme par exemple un jeu de bowling un peu particulier !

*Phrase prononcée par un vilain pas beau qui fait exploser un mur pour faire un hold-up

Graphismes : 65%
Spiderman souffre du nivellement dû au portage multiconsoles. Cela reste néanmoins raisonnable avec quelques effets intéressants mais peu novateurs.

Animation : 62%
Rien de bien étonnant là non plus. A signaler quelques ralentissements pas bien graves et une gestion des caméras pas toujours commode.

Jouabilité : 78%
Spiderman est plus jouable que son prédécesseur. Il jouit d’un plus grand panel de coups !

Bande Son : 56%
La bande-son est très réussie. Malheureusement des digits sonores viennent entacher l’ambiance du jeu en voulant donner un ton faussement humoristique ou alors d’un niveau bac à sable. Les blagues de Toto pendant tout le jeu ça finit par peser.

Intérêt : 42%
Spiderman offre peu de sensations, peu d’intensité et il est beaucoup trop court. Okaz ou emprunt obligatoire sous peine de déception !

Note Globale : 59%
Spiderman ne se démarque d’aucune manière et ne parvient donc pas à tirer son épingle du jeu.


NOTE : 05/10