Consoles-Fan
20/01/2018

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Death By Degrees
Nina Williams
C’est chaud !

Je ne voulais pas vous balancer le test de Tekken 5 sans vous servir l’opus un peu hors-s

Nina et Williams sont sur un bateau

Tekken oblige, Namco a mis le paquet sur son intro en image de synthèse. Une fois que le long trailer est terminé, on démarre le jeu et un nouveau film en images de synthèse dont on reconnaît quelques sections qui ont servi au trailer installe l’histoire. Alors que deux agents secrets enquêtent sur un navire, Nina Williams décide de participer à un tournoi d’Utilmate Fighting afin de couvrir son véritable rôle : prêter main forte aux agents en cas de problème.

Cependant, l’histoire tourne vite en eau de boudin et Nina se fait repérer et « reconduire » dans sa cabine. Elle s’échappe, parce que scénaristiquement, passer tout le jeu dans sa cabine pour jouer à la crapette, ça le faisait pas. Là, elle va pouvoir faire une visite assez poussée du bateau et tordre le coup de tous ceux qu’elle trouvera sur son passage. Le système de combat est analogue à un Grabbed by The Ghoulies à part que dans ce dernier, maintenir l’analogique vers l’ennemi suffisait pour déclencher les coups. Ici, il faut à chaque fois incliner l’analogique pour effectuer un coup. Cela rend le gamplay un peu moins précis mais Nina est tolérante et frappe rarement dans le vide, à moins d’une erreur grossière. Ce gameplay qui en étonnera plus d’un puisqu’on s’attendait quand même plutôt à un gameplay à la Tekken, propose l’avantage d’une très grande réactivité lorsqu’on est entouré d’ennemis. Il est en effet possible de frapper un ennemi dans son dos sans prendre la peine de se retourner. Des armes sont aussi disponibles tels que des matraques, armes blanches ou armes à feu. Il faut sélectionner l’arme avec la croix directionnelle et s’en servir de la même manière que pour les autres coups, à savoir incliner l’analogique dans la direction de votre victime.

Le complexe du gameplay complexe

Si le gamplay semble du coup assez limité, sachez qu’il n’en est vraiment rien et qu’il y a une tonne et demi de coups à effectuer. Cependant, je les ai justement trouvé assez complexes à effectuer, si bien que j’ai vite laissé tomber pour me retrancher derrière un bourrinage nettement plus accessible et quand même assez amusant. Il en est évidemment ressorti une plus grande répétitivité.

Heureusement, il y a une sorte de spéciale qui ralentit l’action (ça alors un effet Matrix dans un jeu vidéo, on a jamais vu ça... Sic) afin que vous puissiez placer un coup puissant dans une des parties du corps de votre adversaire. Vous aussi, vous y avez pensé ? Bande de petits vicieux !

Heureusement, Namco a prévu de varier un peu les plaisirs en intégrant des étapes de recherche, énigme, visites de lieux à la Resident Evil, sans l’aspect horreur et avec, il faut le dire, nettement moins de succès malgré quelques bonnes idées. Un scanner, par exemple, vous servira à récupérer des empreintes qui vous donneront divers accès. Quelques séances de snipe qui rappellent un certain Leon de Resident Evil 4 devant sauver Ashley de ses ravisseurs en les éliminant un par un. Ces séances sont nettement moins stressantes et donc moins réussies que dans Resident Evil 4 mais elle restent sympathique à jouer. De plus, il faut s’amuser à tirer plusieurs fois sur les ennemis qui semblent résister et s’adonner à leur tâche même quand on leur loge une balle dans la tête. Mais quel excès de zèle !

Finalement, ce Death By Degrees est un condensé de pas mal d’éléments à chaque fois peu aboutis. Du moins, je me suis répété plein de fois : « Ah, j’ai déjà vu mieux ailleurs ». La variété rehausse néanmoins l’intérêt du jeu et l’excellent niveau de la réalisation pousse le joueur à continuer pour découvrir d’autres superbes environnements mais encore trop souvent aliasés. Au début du jeu, vous pourrez découvrir une superbe piscine aux décors grecs qui ne sont pas sans rappeler le stage de Sophitia dans Soul Calibur.

Mais ce qui coule ce jeu, finalement, c’est la grande médiocrité des angles de caméra. Appuyer sur un bouton pour courir et qui change en même temps l’angle de caméra, j’ai vu plus ingénieux. La caméra se place alors derrière vous alors qu’en temps normal, on a droit à une vue aérienne à la Resident Evil. On perd souvent ses repères et on ne voit pas toujours très bien où sont les ennemis. Et je dois bien avouer que cet aspect du jeu m’a vraiment éreinté. On sent bien que Namco est passé à côté de quelque chose de grand, si seulement ils s’étaient un peu plus concentré sur le gameplay et le plaisir de jeu que la réalisation...

Graphismes : 80%
J’ai vraiment apprécié l’esthétique de ce titre, il faut dire qu’avec Namco, on est rarement déçu. Par contre, la PS2 nous rappelle que c’est LA console de l’aliasing...

Animation : 70%
Je suis partagé car d’un côté c’est fluide, d’un autre ça aurait pu l’être plus et puis la motion capture n’est quand même pas grandiose...

Jouabilité : 63%
Originale, complexe mais efficace, bourrine, et finalement il reste les caméras qui ruinent tout.

Bande Son : 63%
Pas vraiment inoubliable et surtout pas la bande-son de l’écran avec ces 3 notes jouées en boucle.

Intérêt : 60%
La durée de vie est bonne. Je pense en fait que si vous êtes vraiment fan de Tekken et pourquoi pas de Nina Williams, vous pouvez vous laisser tenter, votre bon clientélisme fera le reste. Pour les autres, restez quand même méfiant ne fut-ce que par le gameplay inhabituel qui pourra en dérouter certains mais le choix de l’éditeur reste tout à fait valable.

Note Globale : 66%
Death By Degrees ne casse pas la baraque et c’est un vrai reproche que je fais ici. Quand on nous propose un jeu techniquement aussi soigné, on ne le bousille pas comme ça avec des erreurs de débutant.


NOTE : 06/10