Consoles-Fan
17/01/2018

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Chaos Field
J
C’est le chaos !

R

Aujourd’hui, nous allons nous attarder au cas Chaos Field, petit shoot-them-up sans prétention à la réalisation un peu fébrile mais qui déploie pourtant après quelques temps, un intérêt certain.

Examinons tout d’abord les vaisseaux à votre disposition et relevons ce qu’il y a en commun. Une sorte de bombe autonettoyante qui change aussi l’état des lieux et le comportement de vos ennemis à chaque utilisation. Vous switchez en fait entre l’ordre (Order Field) et le chaos (Chaos Field). Lorsque l’ordre règne, il est facile d’éviter les tirs ennemis et vos propres tirs sont normaux. Si le chaos règne, ça se complique mais en contrepartie vos tirs deviennent plus puissants. Une fois que vous avez switché d’état, une période de latence vous empêche de reswitcher à nouveau. Votre vaisseau brille quand il est à nouveau prêt à switcher à St Tropez.

Afin que l’état dans lequel vous jouez apparaisse clairement, la couleur des graphismes est modifiée mais si jamais vous hésitez (vous ne devriez pas car vous allez sentir passer la différence !) quand même, il est indiqué en petit en haut à droite sur votre écran. Veuillez noter que vous avez un temps limite pour détruire un boss et qu’il faudra donc passer en mode Chaos Field pour profiter d’une arme plus puissante afin de le tuer de vos propres mains. Sinon, si le temps est écoulé, il s’autodétruit et votre ego en prend un coup.

Chaque vaisseau possède également à la Radiant Silvergun une sorte d’épée lumineuse que vous pouvez faire tournoyer autour de vous afin d’éliminer les tirs ennemis. En vérité il y en a même une deuxième qui sort lorsque vous sortez votre épée 3 fois d’affilée. Après un tel nettoyage, vous êtes bien tranquille. Attention cependant, tous les tirs ne sont pas éliminables. Lorsque vous faites tournoyer ce bras satellitaire, vous ne pouvez pas tirer. Vous pouvez donc très bien être prudent en employant cet appendice à tour de bras et avoir le boss à l’usure ou alors prendre plus de risque et expédier le boss dans les enfers en un temps record. J’apprécie pour ma part beaucoup la première option car cela prolonge le combat contre le boss tout en donnant plus un aspect de lutte acharnée. Mais qui va détruire l’autre ?

Chaque vaisseau possède un système de tir différent. Il y a le grand classique du tir moyen et régulier, il y a le laser à tête chercheuse qui s’inspire vraisemblablement de Radiant Silvergun et il y a enfin le gros tir bien lent, tellement lent qu’il faut en fait anticiper la position des boss pour bien jouer et cela apporte aussi un facteur assez amusant, c’est devenu même avec le temps mon vaisseau préféré.

De temps en temps, vous avez la possibilité de récupérer de petits items roses. Il suffit d’aller dessus mais vous pouvez aussi vous arrêter de tirer, ils seront alors attirés vers vous comme un aimant. Ces items permettent d’alimenter une arme secondaire que vous ne pouvez donc utiliser qu’en quantité limitée. Dans ce cas-ci aussi, si vous êtes en mode Chaos Field, vous bénéficierez d’une plus grande efficacité qu’en Order Field.

Bref, sur le plan du gameplay, on peut dire que Chaos Field s’en sort vraiment plutôt bien en se démarquant de la concurrence avec un système original. Original ne veut cependant pas dire génial. Certes, Chaos Field a su développer un capitale sympathie non négligeable, j’y ai joué pas mal de soirées, mais il faut bien aussi avouer que c’est plus grâce à sa difficulté que grâce à son gameplay élaboré et peut-être un peu trop alambiqué. Il n’y a pas de continus infinis, c’est toujours bien pour ne pas tuer un shoot en 20 minutes. Cependant, au fil des parties, vous recevrez plus de crédits pour ne pas décourager ceux qui n’y arrivent vraiment pas.

Sans bénéficier d’une réalisation au-dessus du lot, Chaos Field a la sale habitude de ramer, plus en Chaos qu’en Order d’ailleurs. Le design character est assez laid et font avec leur ton blafard Ikaruga du pauvre. Les musiques ressemblent plus à des rythmes préenregistrés pour synthétiseurs et il faut enfin noter qu’il n’y a dans ce jeu que des boss qui se succèdent avant de rencontrer le boss (sic) du stage... Personnellement, sur ce point, cela ne m’a pas dérangé plus que cela, Treasure ne se prive habituellement pas de nous bombarder de boss mais il est vrai que l’absence de petits ennemis a quand même de quoi étonner.

Reste que Chaos Field offre une réalisation assez moyenne, il n’en est pas moins prenant et intéressant, ne fut-ce que pour les idées qu’il apporte. Mais à force de vouloir en faire trop, on finit par oublier le principal. Il est en effet dommageable que Milestone n’aie pas eu l’évidence d’intégrer un système qui permet de sauvegarder les scores, ça aurait été quand même plus pertinent que le temps de jeu...

Graphismes : 73%
Pas vraiment impressionnants mais très propres sur eux.

Animation : 53%
Bonjour les ralentissements...

Jouabilité : 75%
Je picore plein d’idées partout et je les mélange.

Bande Son : 55%
Poum et Tac et Tac et Poum

Intérêt : 85%
On s’acharne sur Chaos Field malgré et grâce à sa difficulté.

Note Globale : 71%
Chaos Field se positionne parmi les shoot-them-up qui vallent la peine sur Dreamcast, même si certains s’en étonneront. Il est nécessaire de bien creuser ce titre afin d’en percevoir sa vraie valeur.


NOTE : 07/10