Consoles-Fan
19/07/2018

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SpikeOut Battle Street
Un peu de violence
Dans ce monde de brutes

Pr

Après avoir été battu il y a 10 ans par l’équipe des Spike Out, le chef des Inferno revient pour prendre contrôle de l’île qu’il convoite tant. Mais la relève est assurée. Le fils de Spike, Spike Jr, est près à en découdre avec le reste de son équipe composée de Fiona, Min Hua et Jackal.

Au risque de faire bondir mes confrères au plafond, je trouve que les textures sont belles, colorées, fines et que le bump mapping fonctionne bien. Les reflets sont superbes mais bizarres. Imaginez une pluie des plus sympathiques qui mouille le tarmac afin de prétexter de beaux effets de reflet. Eh bien, sous un pont il ne pleut pas, et donc, il n’y a pas de relet non plus. C’est assez logique mais lorsque la cassure est nette et suit exactement la limite du pont, on imagine difficilement que l’eau se soit répandue de manière aussi organisée ! Les décors sont assez peu polygonés mais d’un autre côté, on voit très loin dans le jeu : cela rattrape quand même pas mal ce petit manque. Les stages sont donc assez grands mais ils sont surtout très découpés et se limitent finalement à éliminer l’ensemble des ennemis ou le boss avant d’accéder à la portion suivante. Ce découpage est pourtant logique car il permet aux joueurs du live de rejoindre une partie sans attendre trop longtemps.

Les ennemis que vous rencontrerez ne sont guère intelligents. Ils tentent juste de vous rejoindre par le chemin le plus court, à vol d’oiseau, ignorant tout des lieux où ils se trouvent. Ils vous attendront, coincés dans des coins, en espérant que vous viendrez les chercher. Ce que vous devrez de toute manière faire avant de pouvoir continuer votre progression vu qu’il faut nettoyer les zones de fond en comble. Si vous êtes arrivé à un boss, vous débarasser de ce dernier suffira pour terminer ce passage. Les autres ennemis ne sont-là que pour vous compliquer la vie, mais une fois leur chef les quatre fers en l’air, ils fuiront plus vite qu’ils ne sont arrivés en courant contre les murs comme des dératés. Il est toujours temps d’aller les frapper vu qu’ils sont sans défense : l’effet est des plus risibles mais cela reste utile pour récupérer quelques bonus que les ennemis ont tendance à laisser derrière eux une fois que vous leur avez fait leur fête.

Un des boutons de la manette vous permet de loader toute une série de coups qui se délenchent en fonction du temps de loading. Vous ne pouvez loader un coup en courant (par exemple si vous tentez de fuire un groupe un peu trop belliqueux) et vous ne pouvez maintenir la charge trop longtemps.

Des armes sont aussi disponibles comme dans tout bon beat-them-up qui se respecte mais je les trouve particulièrement difficiles à ramasser. Reste enfin un coup spécial qui se stockes via une série d’items en forme de foudre.

Avec son gameplay très typé Arcade, SpikeOut ne pouvait vraiment que me plaire ! C’est sûr que si vous cherchez des jeux où il faut appuyer sur 53 boutons en suivant le rythme de la neuvième symphonie de Beethoven, vous risquez d’être déçu, mais si vous êtes nostalgique des bons beat-them-all à l’ancienne, alors franchement, ce serait vous punir de ne pas prendre ce titre sur Xbox.

Graphismes : 77%
Beaucoup de monde semble l’avoir trouvé affreux. Pour ma part, je l’ai trouvé seillant ! En fait, ce jeu sent le made in Sega à plein nez jusque dans les couleurs. On peut reprocher éventuellement le manque de polygones, mais à part le pantalon de jogging rose fluo, je ne vois vraiment pas de fautes de goût.

Animation : 68%
La motion capture est d’une autre époque mais le jeu est fluide.

Jouabilité : 80%
De la bête jouabilité pour les soirs où on est fatigué, eh bien, quelquepart, ça me rassure qu’il y a encore des jeux aussi simplistes !

Bande Son : 85%
Très très très oldschool !

Intérêt : 82%
Niveau difficulté, Sega a placé la barre haute. Il me semble impossible de terminer ce jeu d’une traite tant vous devrez vous remettre de nombreuses fois à la tâche pour terminer un stage. Une fois qu’il est franchi, il est heureusement possible de sauvegarder et de reprendre la partie de là. Il y a pas mal de choses à débloquer et le XBox Live sera aussi là pour vous accrocher !

Note Globale : 80%
On a plus eu de jeux comme ça depuis bien longtemps, alors j’ai envie de dire : "merci Sega", même s’ils ont fait mieux par le passé


NOTE : 08/10