Consoles-Fan
17/01/2018

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Headhunter Redemption
Qui va
Perd sa t

Headhunter a marqu

Sur le plan technique, je pense qu’il n’y a rien à redire. J’ai lu ci et là que Headhunter Redemption était un jeu laid, du niveau d’une Psone. Ok alors, qu’on me le montre tourner sur une Psone, juste pour rigoler. Car le jour où la Psone affichera des textures aussi fines et lumineuses que celles de Headhunter, j’irai danser nu sur le Pont Charles. Franchement, quelle pignolade ! Si tous les jeux avaient déjà le niveau de réalisation de Headhunter, à savoir une animation sans faille pour des graphismes très clean, on ne parlerait plus que du gameplay dans les tests.

Alors justement, attardons-nous un peu à ce dernier. La jouabilité est très bonne. Le système de visée est sympa, avec une période de stabilisation très bien pensée qui vous fait parfois commettre quelques bourdes comme ce serait le cas dans la réalité. Un ennemi approché est beaucoup plus simple à abattre qu’un ennemi éloigné. Pas mal du tout, on y croit à fond d’autant que l’expérience de votre personnage va également influencer votre aptitude au tir. Dans les phases d’action avec Jack Wade, le héros du premier épisode qui a pris de l’âge, les ennemis seront plus rapidement mis en ligne de mire. Par contre, lorsque vous jouez avec Leeza X avec qui Jack entretient une relation ambiguë et conflictuelle (je vous laisse découvrir pourquoi), vous aurez plus de mal à viser : la donzelle est encore expérimentée et se positionne plus comme la partenaire-élève de Jack Wade. Vous jouerez tour à tour avec les deux personnages et vous rendrez vite compte qu’il n’y a pas grand-chose qui change dans le maniement. Par contre, chacun possède son propre arsenal d’armes.

Un chacheur chachant chacher chans chon chien est un bon chacheur

Le déplacement du personnage est bien géré, on peut faire des roulades, s’accrocher à des murs, jusque là, tout va bien. L’arme se recharge automatiquement quand elle est vide mais un bouton vous permet de recharger manuellement quand vous le souhaitez. Un menu facilement accessible vous permet de gérer des items ou d’accéder à vos ordres de mission ainsi qu’à un plan en 3D vraiment mal fichu comme 99% des plans en 3D. La navigation est tout sauf claire : à oublier d’urgence. Cependant, cela n’empêche pas vraiment le bon déroulement du jeu. Non, ce qui m’a largement plus gêné, c’est le manque de clarté de ce qu’on doit faire. Les interactions avec les décors sont loin d’être évidentes. Heureusement, si jamais vous êtes bloqué, vous pouvez observer grâce à vos lunettes de compétion (et donc en vue subjective) les décors environnants. Les objets avec lesquels vous pouvez interagir se mettent alors à clignoter en jaune. Vous le sélectionner alors avec une gâchette et on vous révèle ce qu’il y a moyen de faire. Ce système de jeu est nullissime. Imaginez un peu... Vous voyez pertinemment bien qu’il faut faire sauter un écrou pour détacher une caisse mais avant que vous n’ayez observé l’écrou de près, en zoomant à mort dessus, vous pouvez danser sur votre tête, votre personnage ne le visera jamais avec son arme... En même temps, on peut comprendre qu’à cause du lock automatique, une balle aurait été se perdre et que vous auriez déclencher plein de choses aléatoirement, sans même comprendre à quoi cela peut bien servir. Mais il ne fallait pas commencer à faire des espèces d’énigmes à résoudre à l’arme à feu et partir vers une direction plus classique. Il y a d’ailleurs de petites énigmes mais la plupart ne sont vraiment pas très intéressantes.

Les phases en moto de l’épisode précédent sont absentes, les combats contre les boss sont nettement plus bourrins et enfin le sarcasme est aussi en chute libre. Pourtant, on ne peut s’empêcher de jouer à cet Headhunter, sans doute en souvenir des bons moments, mais il est clair que ce nouvel opus n’apporte pas grand chose d’intéressant et frustrera le joueur assez fréquemment. S’il est toujours possible de se la jouer finaud en se plaquant contre les murs pour se mettre à l’abri, ces phrases ne sont plus tellement nécessaires pour progresser dans le jeu. Il est dommage qu’une si belle licence finisse en jeu tout juste moyen.

Graphismes : 86%
Inégaux mais dans l’ensemble c’est plus que correct. Certains extérieurs sont vraiment superbes, les textures sont lumineuses.

Animation : 90%
Aucun soucis à signaler si ce n’est une motion capture un peu vieillote.

Jouabilité : 77%
Pas de problème de gameplay en soi, le système de lock est même plutôt bien pensé même si on ne locke pas toujours l’enemi souhaité et que les ennemis semblent plus faire de la figuration qu’être réellement actifs. Par contre, le concept de checker des objets avant de pouvoir interagir avec eux me semble vraiment tarabiscoté.

Bande Son : 70%
Energique et pourtant assez banale.

Intérêt : 66%
Ah s’il y avait eu moins de moment où on ne sait plus vraiment trop quoi faire...

Note Globale : 70%
Une suite vraiment mitigée qui devrait tout de même plaire aux amateurs du genre déjà bien représenté sur Xbox.


NOTE : 07/10