Consoles-Fan
19/10/2019

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Divine Symphonies (Akhenaton)
Aux portes du monde underground
un joyau surgit...

Les apparences sont parfois trompeuses : vous voyez

Attention mes amis, si vous aimez les coups musicaux étranges, cet album pourrait vous intéresser. Divine Symphonies plaira à un public assez étalé pour peu que vous soyez large d’esprit au niveau musical et que vous ne vous cantonniez pas exclusivement à un seul type de Metal. Si d’habitude vous n’écoutez uniquement que du Manowar en boucle, le passage à Akhenaton risque d’être fort laborieux.

Divine Symphonies est un album composé de façon très sérieuse ! On remarquera qu’aucune des notes de l’album n’a de sens humoristique. En découpant l’album en 10 actes bien distinctes, on ressent la volonté de créer une œuvre romancée, avec ses moments d’inquiétudes, de doutes et de gloires.

Mais pourquoi une telle œuvre n’a t elle pas été
suivie par une discographie du même acabit

Comme l’explique Lord Akhenaton au début du maigre livret du CD (une feuille pliée en 3 volets), nous avons affaire à un concept album qui tourne autour des émotions et des sentiments du guerrier "Serphanim". (Je vois déjà les fans de RPGs qui font la holà dans les tribunes lol). L’intro du CD représente la scène suivante : Satan ordonne à ses armées de détruire le guerrier, mais celui ci s’échappe avec l’arrivée de la lumière. L’histoire évolue de façon romanesque et mythologique. Serphanim évolue en eaux troubles et c’est ainsi que la musique passe du côté dépressif au côté obsédant et étrange de claviers déchirants (au même titre que les guitares, qui se détachent fortement du reste : un bon point assurément !). Divine Symphonies est un album qui vaut le coup d’oreille. Certains le trouvent "cheap" , moi j’ai trouvé que sa force restait intact. Je ne comprends pas qu’on puisse aimer une telle œuvre et puis dire quelques années après qu’elle est dépassée. C’est beaucoup trop péjoratif au regard du soin apporté pour que chaque note soit cohérente bien que la plupart des morceaux sonnent expérimental.
Ce qui est flagrant et que personne ne pourra nier c’est que d’un morceau à l’autre on passe du tout au tout. Certains morceaux sont une sorte de ballade paradisiaque (comme le dernier morceau ou le héros retrouve son Karma : "The Light was in him" ou infernale. Pour ces moments calmes, il faut assurer au niveau de l’écoute, si vous n’êtes pas dedans, si vous ne rentrez pas dans la logique de la musique, vous vous y perdrez et vous ennuierez au final. En revanche, je ne sais pas quelle personne serait capable de ne pas adorer, que dis-je aduler la Final Battle (against your Dark Side) !!!! "The Light was terrifying" C’est un des meilleurs morceaux de zique que j’ai pu écouter. Les claviers, le chant, les guitares vont vous faire halluciner. Le ton monte jusqu’à exploser dans un refrain infernal où les riffs s’enchaînent comme dans une spirale sans fin. Ce morceau est une tornade, un tourbillon immense ! Il y a pas mal de pistes audio différentes sur ce titre et le tempo s’enflamme pour nous faire exulter de plaisir.

Tracklisting
1 Raising (intro)
2 Unutterable Verity
3 Remissions/The Sign Of Herou
4 In The Circle Of Wizards/Ritual
5 Chase With The Shadows
6 Cross The Styx (Dance With The Souls)
7 The Kingdom Of Wisdom
8 At The Gates Of Obscurity
9 Final Battle (Against Your Dark Side)
10 Pharao (The Karma Of The Hierophante)
Total Music Time : 42 mn 23

=> Notons l’existence d’une vidéo VHS : c’est le clip de The Kingdom Of Wisdom. Cette vidéo n’est pas bien chère, mais elle déçoit légèrement : un seul titre, c’est bien peu. De plus si le morceau choisi possède des refrains dantesques, on regrettera la plupart des chants : sans chanteur ce morceau aurait mieux assuré !