Consoles-Fan
24/02/2018

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Ridge Racers
Le titre phare de Namco en pole position sur PSP
braques...d

Tel un rouleau compresseur

Sony jouant la carte de la surenchère technologique avec sa PSP, son plus bel atout pour lancer sa console ne pouvait qu’être un nouvel opus de RR. En effet, le jeu de course de Namco qui sent bon la gomme brûlée s’est toujours imposé comme une vitrine où s’étalaient des graphismes impressionnants, une animation décoiffante et une ambiance sonore entraînante, et ce, quelque soit son support : PSone, PS2 ou même N64. Malgré tout, mon premier contact avec la PSP a été plutôt négatif. Une fois l’UMD inséré, il faut en effet quelques secondes de loading pour lancer le jeu. Rien de dramatique certes, mais c’est une première sur console portable. Avec l’habitude on fini même par ne plus y penser tant nos consoles de salon avaient préparées le terrain. Et puis une fois le logo Namco affiché et la cinématique enclenchée, tout est pardonné ! Il faut dire que la vidéo d’intro s’empresse de vous décrocher la mâchoire ! Même s’il ne s’agit que de précalculé, il faut du temps pour réaliser que tout ceci provient de cette petite PSP. Du coup, une seule envie prend le joueur, celle de découvrir ce que donne véritablement Ridge Racers en temps réel. Direction le mode Single Race. La navigation dans les menus est aisée et l’interface du jeu dégage une ambiance high tech tout en sobriété et en clareté.

C’est fichetrement bien réalisé cette affaire...

Et c’est parti pour trois tours riches en dérapages et crissements de pneus. Les premières minutes de jeu sont bluffantes. Le niveau de réalisation est tout bonnement incroyable pour une console portable. S’il faut reconnaître aux plus tatillons que les modèles 3D des décors et des voitures sont quelque peu anguleux, ces derniers ne peuvent que s’incliner devant la profondeur de champ offerte à leurs yeux de lynx et être éblouis par les effets de lumières et les reflets. Certes, les textures ne sont pas toujours détaillées et sont un peu répétitives mais l’aliasing et les scintillements, maux techniques habituels chez Sony, se font discrets. Reste un aspect qui ne sera jamais remis en cause, l’animation : du 60 images/seconde sans aucuns ralentissements ! Et souvenons-nous surtout qu’il s’agit d’un jeu de première génération ! Je vous invite plutôt à vous lever et à applaudir au lieu de jouer les aigris et les blasés ! La PSP se prépare un avenir radieux d’un point de vue technique. Ajoutons que les jeux profitent pleinement de l’écran d’excellente qualité de la PSP. Il est large, superbement lumineux et contrasté, en un mot hyper lisible !

Du 100% Pur Ridge !

Le gameplay étant très fortement axé arcade, les véhicules sont très faciles à prendre en main et les premières victoires tombent rapidement dans la besace du joueur. Néanmoins, tout l’art du pilotage de Ridge Racers réside dans la maîtrise des dérapages. Pour devenir un vrai champion, il conviendra donc de prendre son temps et de parfaire sa connaissance des parcours. En somme, tout le monde y trouve son compte et jouira sur la piste, vétérans comme néophytes. C’est clairement la force de cette série. Cet épisode apporte aussi sa petite touche innovante, bien que repompée sur les Burnout ou autres Need For Speed... Trois jauges de turbo se remplissent au fur et à mesure des dérapages effectués. Dès que l’une d’entre elles est pleine il est possible de l’activer via une simple pression sur la gâchette R1. Cela ne gâche en rien le plaisir de jeu, au contraire, le suspens est réel jusqu’à la ligne d’arrivée. On pourrait même arguer que ce boost se place complètement dans l’esprit du jeu puisqu’il ne s’acquiert qu’à grands coups de dérapages.

Ridge Racer Greatest Hits

Le mode World Tour est le cœur du jeu puisqu’on y accède à tous les challenges. Divisés en trois catégories en fonction de leurs difficultés, c’est là qu’il faudra s’affirmer comme un expert de RR afin de glaner tous les bonus mis en jeu. Outre les voitures et circuits supplémentaires, les fans auront également le bonheur de pouvoir accéder à des galeries et vidéos des opus précédents...dont je vous laisse la surprise. Les 39 compétitions du World Tour s’avalent malgré tout assez vite. La localisation US en offre 7 de plus à un niveau rehaussé, mais aucun prix supplémentaire n’y sera conquis, juste pour l’honneur en somme ! La durée de vie n’en est pas pour autant ridicule car le Time Attack ou le Single Race devrait en toute logique vous faire ressortir l’UMD régulièrement. En terme de contenu, Namco ne s’est pas trop foulé puisque les constructeurs, connus depuis les dernières versions de Ridge, n’ont pas beaucoup évolué. Les voitures spéciales ne sont pas outrageusement extravagantes et on ne note aucun circuit original, sauf ceux issus de Rave Racer mais que les joueurs arcade connaissent déjà. Les mélomanes découvriront de nouvelles compositions un peu plus travaillées qu’auparavant mais toujours dans l’esprit. Notons en plus qu’une bonne partie des plages musicales des précédentes versions peuvent être sélectionnées pendant une course ou pour mater des replays. Les effets sonores quant à eux se limitent au bruit du moteur et à celui des pneus s’arrachant sur l’asphalte. Je recommande par contre à tous les joueurs PSP de s’équiper d’un casque audio tant la qualité y est supérieure. J’ai fait le même constat avec tous mes jeux, la gamme de sons audibles est multipliée et on profite au mieux de tout le savoir-faire de Sony en matière acoustique. Les enceintes n’en sont pas pour autant bonnes à jeter, elles sont juste moins efficaces que celles de la DS à mon avis.

La solution était dans l’énoncé

Peut-être avez-vous remarqué que pour la première fois, l’habituel Racer du titre devient ici Racers. Finalement, ce petit s résume à lui tout seul ce qu’est cet UMD : un best-of de la série teinté des remix nécessaires et de petites innovations. Un jeu qui serait sans aucun doute insuffisant sur console de salon, mais qui prend une autre dimension sur portable : c’est l’essentiel de RR dans votre poche ! Idéal pour découvrir la saga, indispensable pour un fan, Ridge Racers mérite vraiment les spotlights qu’il attire.

Technique/esthétique : 90%
Un véritable démo technique pour la PSP. Et dire qu’il ne s’agit que de l’un des premiers jeux...Où va-t-elle nous mener cette petite machine ?

Jouabilité : 95%
Le boost offre un regain d’intérêt pour ce gameplay certes jouissif mais basique. Un vrai ballet d’embardées, de glissages et de dérapages mais maîtrisés à la perfection.

Son : 75%
On apprécie tout autant, voire plus, les performances de la PSP en matière audio que l’environnement sonore du jeu en lui-même. Bref, une bande-son typique de la série et des bruitages honnêtes.

Plaisir/Fun : 85%
Un jeu de course particulièrement jouissif, peut-être le plus fun de tous les RR !

Durée de vie : 78%
Le World Tour n’est pas très long, mais le Single Race et le Time Attack sont parfaits pour ressortir le jeu régulièrement.

Intérêt : 88%
Idéal pour en mettre plein les mirettes aux potes mais également pour ses sensations jusqu’ici inconnues sur consoles portables, c’est LE fer de lance de la PSP. Mais Ridge Racers est avant tout un super jeu de course arcade, et ça on aurait presque tendance à l’oublier.

Note Générale : 85%
Soft quasi-indispensable parmi la première fournée de jeux PSP (à moins de ne pas aimer du tout les RR, mais du coup c’était perdu d’avance), il s’affirme comme un véritable best-of de la série et comme la démo technique de la console portable.


En raison d’une incroyable et
NOTE : 08/10