Consoles-Fan
23/07/2018

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Deadly Skies
Tiens ? On dirait un ciel de jeu vid
Il a coul

Apr

Dans la ligne de mire

La réalisation n’a guère vraiment évolué depuis la version Dreamcast si ce n’est sur quelques points de détail comme la présence de jolis effets de chaleur qui troublent l’écran au niveau des réacteurs. Mais bon, Deadly Skies nous propose donc une réalisation très clean, assez vide mais propre, avec des textures bien fines et des avions superbement modélisés. Cependant l’impression de vitesse n’étant pas vraiment hallucinante, l’effet de vide est accentué et ce ne sont pas les quelques décors un peu plus fournis ou montagneux qui vont arranger les choses. Cependant, Deadly Skies possède quelques jolis effets. Les effets météorologiques sont en tout cas très bien gérés. Au programme donc brouillard, neige, coucher de soleil avec effet de lens… et de beaux éblouissements. Les ennemis n’hésitent d’ailleurs pas à utiliser le contre-jour pour vous échapper !

Les explosions sont sobres mais lumineuses et accompagnées de beaux effets colorés discrets et les missiles laissent une trainée de fumée très réaliste. Mais surtout, Deadly Skies est très amusant, très prenant. J’avais déjà adoré l’épisode sur Dreamcast, mais celui-ci est nettement plus abouti, avec des missions très variées et des déplacements à opérer sur des cartes en terrain hostile.

Certaines missions sont vraiment très amusantes, par exemple lorsque vous devez sauver une ville où la bataille fait rage. Faufilez-vous entre les tirs de mitraillette et de missiles. Des explosions illuminent le ciel un peu partout. On se croirait quasiment dans Star Wars ! Mais chaque mission possède ses propriétés bien propres, ce qui offre au jeu pas mal de variété. Dans une des missions, une tempête de sable diminuera votre visibilité et votre radar sera fort brouillé ! "Qui a développé Deadly Skies ?"

Vous n’être pas encore sauvé !

Vous venez d’achever une mission ? Faites bien attention car vous pourriez encore vous faire abattre sur le chemin du retour vers le porte-avion qui vous sert de base. A vous de nettoyer les espaces aériens pour voler quelques temps avant que les ennemis ne reconquièrent cet espace. La conquête de ces espaces est illustrée par des missions très courtes mais malheureusement trop peu nombreuses : vous aurez malheureusement trop souvent l’impression de déjà-vu, et pour cause ! Enfin bon, d’un autre côté, ce ne sont pas de vraies missions mais c’est dommage de ne pas avoir plus travaillé ce point de détail intéressant. Un nombre apparaît sur les espaces aériens que vous possédez, il indique le nombre de déplacements que vous pouvez encore opérer sur la carte avant que l’ennemi ne reprenne le territoire. Au début du jeu, un déplacement coûte un point. Mais plus tard, lorsque vos avions sont plus rapides, vous pourrez vous permettre plusieurs déplacements en échange d’un seul point !

Dans certains cas de figures, il vous faudra avorter la mission et rentrer d’urgence à la base afin d’effectuer quelques réparations pour ne pas perdre votre avion ou tout simplement le ravitailler en missiles. Mais dans d’autres cas, la présence de l’ennemi vous interdira toute retraite ! Sans entrer dans de la haute stratégie (mais quand même un petit peu, mmm c’est agréable), l’ajout de cet élément par rapport à la version Dreamcast apporte un véritable plus et prolonge légèrement la durée de vie du soft sans l’alourdir.

Bingo !

Dans l’ensemble, Deadly Skies m’a semblé proposer un challenge meilleur, plus complet et plus difficile que la version Dreamcast, mais mes souvenirs me font peut-être défaut. Quoi qu’il en soit, la difficulté de ce jeu varie assez fortement d’une mission à l’autre. La plupart du temps, vous devez vous servir de votre map afin de repérer les cibles à détruire désignées par des taches rouges alors que les simples ennemis sont indiqués en jaune. Votre lock différencie également les cibles (lock orange), les simples ennemis (lock vert) et vos alliés (lock bleu). Vous pouvez changer de cible en appuyant sur un bouton lorsque plusieurs ennemis peuvent être lockés. Si vous êtes lockés par un ennemi, une alarme vous avertit : changez immédiatement de cap afin de ne pas vous manger le missile.

Lorsqu’un avion est détruit, vous le perdez, mais vous pouvez repasser au shop vous achetez de nouvelles unités avec l’argent que vous amassez au cours des missions. En fonction du briefing, à vous de choisir l’avion que vous pensez le plus efficace en fonction de ses paramètres de vitesse ou de ses aptitudes au combat. De nouveaux avions plus performants peuvent être achetés un peu plus tard dans le jeu.

J’avais adoré ce titre sur Dreamcast. Je trouve la version X-Box encore meilleure, surtout au niveau du concept qui s’est enrichi. Certes, graphiquement, l’écart des générations est faiblement marqué mais les faits sont là, Deadly Skies m’a scotché à l’écran et m’a coûté quelques nuits blanches. Voilà un gage de qualité qui ne trompe pas.

Graphismes : 66%
Deadly Skies ne propose rien de transcendant. De plus, il faut noter un léger clipping qui reste difficile à pardonner vu le faible nombre de polygones à afficher.

Animation : 90%
Aucun ralentissement et un framerate exemplaire. On semble flotter dans les airs.

Jouabilité : 83%
La prise en main est immédiate !

Bande Son : 72%
Du rock pas spécialement exceptionnel mais qui colle fort bien à l’action.

Intérêt : 90%
La difficulté est graduelle. Deadly Skies est un jeu scotchant proposant de beaux ballets aériens.

Note Globale : 80%
Deadly Skies est long et varié et offre un challenge passionnant. Si vous avez aimé l’épisode sur Dreamcast, foncez : c’est encore meilleur ! Bonjour les nuits blanches !


NOTE : 08/10