Consoles-Fan
15/08/2018

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Conker’s live & reload
Politiquement incorrect !
L’

Un des titres les plus

Petit flash-back...

Pour ceux qui auraient vécu dans une galaxie très lointaine durant ces cinq dernières années, Conker‘s n’est pas un titre totalement original, en effet celui-ci est née en 2001, après 3 ans de développement, dans les studios de Rare pour le compte de leur partenaire fétiche de l’époque Nintendo. Alors que ces derniers ont toujours cultivé (avec plus ou moins de succès) une image résolument jeune, l’écureuil de Rare est venu mettre un grand coup de pied dans la très « sage » ludothèque de la N64. Un nouveau type de héros sans bonne manière et baigné dans un univers ou les nombreux protagonistes se distinguent par un manque certain de propreté.

Évidemment il n’en faut pas plus pour voir le jeu interdit au jeune public et (à l’image d’un GTA) renforcé ainsi l’intérêt et l’attirance des joueurs. Au-delà de ce coté provocateur, le titre n’en demeure pas moins excellent tant dans sa réalisation que dans son déroulement.

Mais plutôt que de vous détailler la version sortie sur N64, profitons de cette nouvelle édition pour revenir plus en détails sur le titre.

Un scénario étrange !

Avant de débuter sachez que le nouveau sous-titre « Live and Reload » est principalement motivé par la présence du mode en ligne directement conçu pour cette version Xbox. En effet ce nouveau mode vous permet de prendre part à des joutes en ligne dans des arènes au style proche des FPS pour PC.

Les décors, véhicules et de nombreux autres détails n’ont été conçus que pour ce mode qui même s’il demeure sympathique ne pourra pas être le moteur d’achat du jeu tant il contraste avec le mode solo. N’ayant pu réellement tester ce mode, je préfère ne pas m’étendre sur une fonctionnalité que mon collègue Davy1 saura mieux vous dévoiler. Place donc au jeu en lui-même et à cette aventure des plus loufoques. Vous allez donc incarner un petit écureuil qui n’a de mignon que l’idée que l’on peut se faire d’un tel animal. Ici le héros est plus un fêtard dont la dernière soirée « trop arrosée » va avoir des conséquences inattendues, en effet incapable de retrouver le chemin de chez lui il se retrouve complètement égaré dans un lieu qui lui est inconnu. Alors qu’il émerge difficilement sa première rencontre (l’épouvantail) va en plus de le guérir de sa récente « biture » lui permettre de débuter son aventure dont le but est à ses prémices de retrouver son chemin.

Bien évidemment le but du petit animal ne va avoir de cesse d’évoluer au fur et à mesure de ses rencontres, mais là je vous laisse le soin de découvrir la suite par vous-même...

Ame sensible s’abstenir !

Si le manque d’intérêt de la trame principale est bien réel, c’est une manière de laisser le mystère se dévoiler au fur et à mesure de votre progression. Chacune des rencontres que vous ferez, et Dieu sait que vous allez en faire, vous octroiera une « quête » qui peu symboliser les différents niveaux du titre.

S’en suit alors un nombre incroyable de missions différentes dont le but avouer de ce pingre de rongeur et d’amasser un maximum d’argent, oui il est en plus intéressé !

Jusque-là même si le jeu ne bénéficie pas d’un déroulement classique je n’ai pas encore évoqué le côté le plus (à mon avis) déroutant de ce Conker’s ! C’est l’aspect, l’atmosphère et le monde dans lequel prend place cette aventure, en effet chaque personnage est plus crade que le précédent, des tas d’immondices règnent, des odeurs méphitiques obligeant notre héros à porter un masque à gaz parsèment les niveaux. Les protagonistes parlent tous avec une vulgarité prononcée et ce de la magnifique fleur au bourdon alcoolique en passant bien sûr par Conker lui-même. Voilà en gros dans quelle atmosphère vous allez être immergé, pas de tabou du crade du dégueu, rouler des bouzes de vaches, faire exploser des lapins pétomanes sera votre lot quotidien !

Vous voilà prévenu, le nouveau titre de Rare est l’opposé du conte de fées et même si la bimbo sera présente elle ne sera pas là pour être sauvée mais juste pour admirer sa plastique irréprochable.

Rare maîtrise la Xbox !

Et oui il n’y a que peu de temps que les équipes de Rare ont quitté Big N mais le moins que l’on puisse dire c’est que leur talent est indéniable et si Microsoft sait conserver cette association de talents leur avenir n’en sera que plus prometteur. Le premier aspect qui vous frappera sera très certainement la qualité des graphismes.

Si la Xbox a su nous montrer ses dernières années sa supériorité technique sur ses deux concurrentes, ce titre continue de creuser l’écart. Tout d’abord le « Fur Shadding » initié sur Gamecube pour reproduire au mieux l’effet de fourrure de Fox le renard dans Star Fox Adventure se trouve ici exploité à son paroxysme. Conker comme tous les personnages profitant de la technique ressemblent à de vraies peluches ! Les décors ne sont pas en reste, les couleurs sont fantastiques, les textures ultra-fines et précises, les détails comme l’herbe, l’eau sont eux aussi superbes ! Et même si la plupart des environnements sont souvent couverts d’immondices, il n’en demeure pas moins somptueux. L’animation n’est pas en reste et même si elle pourra en de rares occasions donner quelques signes de faiblesse, le gameplay ou le plaisir de jeu n’en souffriront jamais. Coté musicale, aucun chef d’œuvre n’est présent mais l’ambiance sonore est immersive au possible et même si les bruitages sont pour la majeure partie dans le ton de l’ambiance du jeu (crade !), leur vraisemblance ne fera que renforcer votre plaisir.

Notez tout de même que les mélodies symbolisent très bien l’univers de Rare et si leur qualité a bien sûr pris de l’ampleur avec les nouvelles technologies, certaines vous rappellerons les chefs d’œuvre de la marque comme Banjoe et Kazoi.

Le gameplay est relativement évolutif grâce à la multitude d’actions que votre écureuil va devoir accomplir, pour la majeure partie d’entre elles, vous n’aurez que peu de mal à vous en sortir, mais dans d’autres cas le fait de souffrir d’une caméra capricieuse ne vous aidera pas vraiment. Certaines phases de plateformes sont par ailleurs relativement difficiles à appréhender.

Quand aux affrontements que vous mènerez ils ne seront eux non plus pas sans quelques anicroches du principalement à l’utilisation de la gâchette R pour frapper. Voici à mon sens l’aspect le plus critiquable du titre, car Conker n’en est pas à ses prémisses et une jouabilité aussi « approximative » pour un titre qui n’est au final « qu’un » remake et plus que décevant.

Voilà, voilà...

Je pourrais bien sûr m’arrêter là pour vous laisser vous plonger à corps perdu dans l’aventure du jeune et pingre rongeur, mais je me dois de préciser encore quelques points qui me tiennent à cœur.

Sachez donc qu’en plus de proposer des phases toutes plus variées les uns que les autres, l’univers évoluera continuellement et vous plongera dans les quelques unes des plus grandes licences cinématographiques avec au passage Matrix, Il faut sauver le soldat Ryan et quelques autres encore.

Notez également une phase des plus jouissives durant laquelle vous serez amenez à chevaucher un T-rex pour croquer vos opposants. Allez, j’arrête et je vous laisse un voile de mystère et le plaisir de la découverte des nombreuses surprises que recèle encore le titre. Finalement, et n’en déplaise à certain, ce Conker’s est décevant sur deux point principaux ! L’un a déjà été évoqué plus haut (la maniabilité) et l’autre est omniprésent depuis le début de ce test...

...l’atmosphère global !

En effet si le fait de contrôler un héros plus attirer par l’argent que par la notoriété et la reconnaissance ne me dérange nullement il n’en est pas vraiment de même avec le côté crado du jeu auquel j’ai bien eu du mal à adhérer ! Trop immature pour moi ? Ou est-ce moi qui ai eu du mal à saisir ce second degrés ? je ne pourrai le dire, mais me balader dans des tas d’immondices, marcher constamment sur de la m..., voir les effluves verdâtres symbolisant les odeurs méphitiques qui se dégagent de bien des éléments ou des personnages m’a plus dégoûté que réellement attiré. Je suis peut-être trop classique ou terre à terre mais le simple fait de me balader dans des décors oniriques ou tout du moins plus proches de références précédemment citées (dixit banjoe) en adjonction des niveaux références au cinéma m’aurait bien plus comblé.

J’arrive à penser que ce jeu est un gâchis par son aspect « cradophile » et au final c’est bien la déception qui l’emporte.

J’ai pourtant adoré tout son coté technique avec un visuel tout simplement monstrueux, la variété et l’originalité des challenges proposés, les clin d’œil aux références du 7e art. Mais finalement la jouabilité approximative et le ton général me laisse perplexe et déçu.

Voilà un tableau de maître dont l’auteur semble avoir laissé son dernier coup de pinceau saboter son œuvre, c’est bien dommage.

NB : Je tiens à préciser que mon avis n’engage bien sûr que moi et que si vous adhérez à l’humour si particulier de Conker’s alors ne vous arrêtez surtout pas et foncez acheter ce titre qui sera sans aucun doute un des plus beaux titres de votre ludothèque.

Graphismes :96%

Je sais que la Xbox nous habitue à des graphismes toujours plus beaux, mais là quel bonheur pour nos yeux !

Animation : 83%

Quelques fois mise à mal, elle sait néanmoins se comporter au mieux la majeure partie du temps.

Jouabilité : 71%

Le gameplay n’est pas exempt de défauts et certaines phases vous demanderont de la patience et de la persévérance.

Bande Son : 89%

Dans l’ensemble excellente

Intérêt : -

L’intérêt sera monstrueux si vous appréciez l’ambiance particulière avec son côté crade, si comme moi vous ne pouvez vous y absoudre alors vous risquez de vite vous lasser du petit écureuil

Shenrone


NOTE : 07/10