Consoles-Fan
10/12/2018

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Conker’s live & reload
Cabou
Cadin

L’

Bien souvent, c’est trash, trop rarement, c’est drôle. Il y a bien quelques moments que je n’hésite pas à qualifier de culte comme l’étron baryton, d’autres moment sympas comme la conversation entre le pot de peinture et le pinceau à la Beavis and Buttehead !

Conker Live & Reload se compose en deux parties. Le Conker Bad’s Fur Day de la N64 remis aux techniques du jour avec de légères petites variantes juste pour le délire des scénaristes. Et puis une versions jouable uniquement en live et exclusive à la XBox. Mais pour le moment, je débuterai si vous le voulez bien avec le remake.

Bois du lait et tais-toi

Le roi lion (pas celui de Disney) a un problème. Il aime siroter son verre de lait mais sa table d’appoint est bancale. Il lui manque un pied. Et à chaque fois qu’il pose son verre de lait sur cette table, il le renverse. Un éminent scientifique lui propose alors la solution : capturer un écureuil pour remplacer le 3eme pied de la table ! Pas de chance, vous êtes Conker et vous êtes justement un écureuil qui vient de passer une soirée des plus arosées.

Sproutch

Le gameplay est très basique. On avance, on saute, on frappe. Lorsqu’on frappe, la caméra se positionne derrière vous afin que vous puissiez toujours garder l’ennemi dans le collimateur. Le reste du temps, la 3D est libre mais tente quand même de suivre l’action. Je dis tente, car il arrive quand même fréquemment que la caméra se positionne très mal. La gestion des sauts n’est pas géniale. Il y a un double saut. Conker utilisera sa queue comme des pales d’hélicoptères pour planer, comme le fait Tails. Certains sauts se réussissent au pixel près. J’ai trouvé ça assez frustrant, d’autant qu’une chute est souvent fatale, la bouillie d’écureuil épousant en général son point d’arrivée. Pour le reste, Conker ne propose rien de bien spécial. De temps en temps, dans le décor, il y a un bouton B qui se confond dans les décors. Si une loupiote apparaît au-dessus de votre tête, pressez le bouton B et une action liée au contexte (ne rigolez pas, ces boutons peuvent vous sauver la vie !) vous fera progresser dans le jeu. D’un côté, ce système facilite le gameplay mais cela permet de bien douces folies.

Même si l’univers de Conker est grand et découpé en zone, les programmeurs n’ont pas hésité une minute à vous faire repasser 36 fois par les mêmes endroits. J’appelle ça du remplissage vidéoludique. Il arrive souvent que le déroulement du jeu soit très tordu (dans le mauvais sens du terme), jusqu’à perdre une certaine cohérence tant au niveau du synopsis que du level design. On a parfois l’impression que d’accomplir certaines actions ne débouchent sur rien. On se retrouve bloqué dans un monde dont il faut battre le boss pour ressortir. On est entré, on est resorti, mis on a pas toujours compris ce qui a changé. Pourtant, scénaristiquement, le jeu a évolué, mais il n’est pas toujours évident de le percevoir. Souvent, il faudra passer par hasard à un endroit pour se rendre compte que les choses ont évolué. Je vous livre ici un exemple concret. A un certain moment du jeu, je me retrouve dans un monde de merde, littéralement ! J’escalade une montagne jusqu’à son sommet. Je traverse les polygones d’un gros insecte qui roupille. J’arrive tout en haut et me retrouve devant un orifice impénétrable. Par après, je me retrouve à pousser une boule de crotte (je tiens à préciser que ce n’est habituellement pas mon passe-temps favori) et me retrouve bloqué par l’insecte géant. Cette fois-ci, alors qu’il n’apas bougé d’un pixel, il n’y a plus moyen de passer, tout simplement parce qu’on a trouvé la boule de crotte qui doit être lancée sur lui pour exploser le gros insecte et pouvoir passer afin d’emmener une autre boule de crotte au sommet de la montagne. Vous conviendrez que ça sent le jeu pas complètement terminé !

Mais en réalité, on progresse toujours dans Conker contrairement à ce que l’on croit. En effet, vous découvrz ci et là de l’argent qui veut parfois bien se laisser attraper et parfois pas. Car en plus de tous les défauts préciptés, Conker est un écureuil vénal et récupérer tout le pognon est finalement sa raison d’être et c’est principalement cela qui l’aidera à progresser dans son aventure !

Votre barre de vie représentée par une tablette de chocolat peut-être renflouée en croquant des morceaux de chocolat placé dans les différents stages. Mais il est possible de mourir en une fois car certaines chutes font plus mal que d’autres. En revanche, contre les ennemis, il est rare de succomber au premier contact. Votre nombre de vie restante est représentée par des queues d’écureuil que vous pourrez également trouver dans les stages mais de manière beaucoup plus dissimulée et moins fréquente.

Techniquement Conker est vraiment très joli même si quelques effets d’éclairage foireux à la Fable viennent ternir le tableau. Le framerate est pas tellement au point et baisse assez souvent. Les décors sont très détaillés, bourrés d’animation. Par exemple, chaque brindille d’herbe est modélisée. La fourrure de Conker est très bien rendue, c’est ce qui se fait de mieux actuellement sur console. Eau, sang et diarhée ruissellent sur votre écran télé, oui bon, ça va, c’est pas moi qui ai fait le jeu ! Dernière petite remarque appréciable avant de passer au mode online, les programmeurs de chez Rare ont prévu diverses fins qui méritent le détour en cas de game over.

Charpie de bestioles poilues

Mais mettons à présent de côté le sexe, l’alcool, la drogue, la vulgarité mais pas la violence pour nous pencher un peu plus sur le jeu en ligne. Une constatation immédiate est à faire : il n’y a pas grand chose en rapport entre les deux jeux si ce n’est l’interface dans le café à l’écran titre. Bon, ok, ce sont toujours des boules de poil dont on parle mais cette fois-ci, le jeu est un third person shooter !

Dans ce jeu, deux camps se font la guerre : les Tediz (soit les ours en peluche) et le HCE (les écureuils). Une série assez limitée de maps plus ou moins étendues vous proposeront par la même occasion de participer à une mission qui déterminera en fait les règles du jeu : Capture the Flag, Deathmatch, Domination... A chaque map sa mission et il n’est pas possible d’en démordre. Ce qui risque fâcheusement de réduire la durée de vie du mode online si Rare n’a rien prévu dans de futurs téléchargements. Mais malgré la petite déception concernant la quantité de contenu, on se prend rapidement au jeu. Il faut dire que le gameplay est cette fois-ci bien au rendez-vous, que les graphismes sont encore plus jolis à contempler et que l’animation en 30 images/seconde ne souffre d’aucun ralentissements ! Le fun est largement au rendez-vous même s’il faut faire un choix stratégique en début de partie et qu’il n’est pas toujours facile de se mettre d’accord sur le tas, entre joueurs du XBox Live. Qui va faire quoi ? C’est bien souvent le bordel intégral. Car soit vous choisissez de jouer avec un brutos, joueur qui s’inscrit dans la moyenne, soit vous optez pour des démolisseurs plus balourds mais dont la puissance de feu est ravageuse. Les mouchards sont des ours très rapides capable de venir vous décapiter avant que vous n’ayez eu le temps de pointer votre arme sur eux. Les jockeys seront intéressants si vous souhaitez piloter des engins. Ceux-ci sont récupérables à un endroit bien précis de la map. Il faut les choisir à une borne et en quelques secondes, vous piloter des engins de guerre ou de transport qui vous permettent d’emmener avec vous quelques collègues. Les thermophiles aiment jouer avec le feu comme leur nom l’indique. Enfin, les scouts, sont à réserver aux joueurs plus expériments qui connaissent bien la carte et qui sniperont à tout va en restant en retrait car ils sont très vulnérables au corps à corps.

Une fois un type de joueur choisi, vous vous rendrez rapidement compte que votre arsenal d’arme est limité. Mais un système de level fera évoluer vos personnages ainsi que leur efficacité du point de vue de toute une série de paramètres, vous aurez aussi accès à de nouvelles armes. Il est possible en appuyant sur pause de changer de personnage mais cela vous coûtera quelques secondes de jeu qui peuvent être également les dernières secondes de votre vie. Transformez-vous donc plutôt dans votre camps quand tout est bien tranquille car l’ennemi n’hésitera pas à abuser de ce moment de vulnérabilité. Pour savoir qui est dans votre équipe ou qui ne l’est pas, il suffit d’observer la couleur des noms des joueurs. Ceux en rouge sont vos ennemis, ceux en vert sont vos alliés, systématiquement. Si je vous parle de ce point de détail, c’est parce que j’ai été un peu surpris au début car chaque équipe représente une couleur : rouge ou verte. J’imaginais donc, en tant que rouge, que mes alliés étaient eux aussi rouge, mais pas du tout, leur nom est quand même en vert. Voilà un quiproquo qu’il aurait mieux fallu de mettre à plat sur le tapis dès le départ !

A certains endroits de la map, vous constaterez que vous pouvez récupérer des tourelles automatiques qui protègent les positions où vous les déclenchez. Certaines tourelles surveillent le ciel alors que les autres contrecarrent toute invasion terrestre. L’intelligence artificielle des tourelles est quand même limitée et il n’est pas trop difficile d’en venir à bout mais elles représente tout de même une force de frappe et peuvent causer un effet de surnombre pour l’adversaire qui sera très vite débordé s’il est pris en sandwish par quelques membres de votre équipe passant dans le coin. Ces tourelles peuvent vous sauver la mise alors n’hésitez pas à les placer près de votre drapeau ou de votre base. Il sera en tous cas assez difficile de les utiliser à l’attaque car il faudra les acheminer jusque dans le camps de l’adversaire sans vous faire dégommer. Il est regrettable de voir que Rare a donc mis en place de très bonnes idées pour varier les plaisirs mais s’est beaucoup moins mouillé concernant l’arsenal. Le level design des différents stages est vraiment excellent et on s’y amuse vraiment bien dans tous. J’adore le stage du débarquement où il faut pouvoir assaillir ou contenir un assaut, ça dépend dans quel camps vous êtes ! Mais en général, tout a été très bien pensé et j’ai envie de dire que même s’il y a peu de maps, elles sont toutes vraiment excellentes.

Pour conclure, je dirais que Rare est un jeu court mais excellent et avec beaucoup de play-again, jouable online exclusivement, accompagné d’un jeu bonus plus long et assez moyen, jouable offline uniquement. Si vous n’avez pas d’abonnement au live, vous allez rater l’aspect le plus intéressant du jeu, dont on fait, certes, vite le tour, mais qui vous tiendra éveillé toute la nuit. Vous ne profiterez alors que d’un jeu de plate-forme qui a mal vieilli, en dessous d’un Mario 64 ou d’un Banjo-Kazooie, mais qui possède quand même des moments cultes ! L’accès au Xbox Live me semble donc une nécessité pour profiter vraiment de ce jeu car même si la partie plate-forme est un peu décevante essentiellement à cause de son gameplay, cela vous fera quand même deux jeux pour le prix d’un et vous ne serez pas lésé.

Graphismes : 92%
Si le jeu de plate-forme est déjà fort joli, la partie en ligne arrivera encore plus à vous étonner. Pas de doute, le jeu de plate-forme n’est qu’une mise-à-jour alors que la nouvelle partie, exclusive à la XBox, exploite vraiment beaucoup mieux la machine !

Animation : 72%
Les seuls petits problèmes de framerate proviennent du jeu de plate-forme.

Jouabilité : 73%
S’il n’y a rien à redire pour la partie jouable en ligne (84%), le jeu de plate-forme (62%) souffre du poids de ces années. A l’heure actuelle, de tels problèmes de caméra ou de précision ne devraient plus exister.

Bande Son : 90%
Un excellent travail car la bande-son est sublime tout en étant bien délirante et variée. I’m in love !

Intérêt : 83%
Deux jeux pour le prix d’un si vous avez le live, cela vaut quand même le coup, et puis s’amuser à rechercher les références cinématographiques comme le soldat Ryan, Orange Mécanique ou Terminator reste assez comique.

Note Globale : 82%
Si vous n’avez pas le live, retranchez une vingtaine de pourcents !


NOTE : 08/10