Consoles-Fan
19/01/2018

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Crash
Fait le verre en tombant sur le lino.
J’m’coupe la main en ramassant les morceaux.

Bien que n’ayant rien avoir avec le film de David Cronenberg, Crash relate

Crash ta Valda !

L’histoire s’éparpille donc entre divers groupes de personnes, confrontées à un problème et prêtes à déverser leur rage sur l’autre, surtout s’il appartient à une autre communauté. Asiatiques, latinos, africains et caucasiens vont donc se crêper le chignon pendant tout le film. Toutes les combinaisons y passent et chacun en prend pour son grade.

Il y a le policier noir qui sort avec sa partenaire mexicaine, les deux petites frappes noires qui se plaignent sans cesse que les noirs soient pris pour des voleurs, alors qu’ils le sont eux-même en réalité ! Le flic blanc pur raciste et l’autre flic blanc visiblement pas raciste mais qui hésite à prendre position. Le couple de petits bourgeois blancs dont l’inquiétude pour leur patrimoine augmente exponentiellement avec la présence d’étrangers dans les parages. Il y a aussi le perse qui n’aime pas qu’on le prenne pour un arabe, qui va se faire cambrioler et va tout mettre sur le dos du serrurier latino qui aurait mal fait son boulot. Rajoutez un réalisateur « pieds et mains liés dans son travail » noir dont la femme est blanche, ce qui semble ne pas être du goût de tous. Soupoudrez à tout cela quelques asiatiques dont une femme en particulier qui saute sur tout ce qui bouge : une vraie pile électrique bourrée de stéréotypes.

C’est sûr, les réalisateurs n’ont pas fait dans la dentelle en nous montrant le monde tel qu’il existe. Ils nous expliquent aussi que le pire raciste peut-être aussi capable des meilleures choses tout comme celui qui ne paraît pas l’être peut accomplir des actes abominables.

Le scénario tient vraiment bien la route, reste très cohérent du début jusqu’à la fin, apporte sa dose de suspens car bourré de petites choses de la vie et de ses conséquences souvent incalculables ! En bref, ce film à embranchement dont le thème est à la limite du dérangeant est vraiment très réussi !


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