Consoles-Fan
19/10/2019

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La Mouche (The Fly)
Ou Ze Mouc’
comme un’ dit d’un ch’Nord !

Appr

Si le scénario de The Fly est relativement simple et facile à résumer, il fallait tout de même y penser (chose qui a été déjà faite puisqu’il existe différentes versions datant des années 50). Alors que se passe t’il dans la mouche ?
Une expérience scientifique tourne mal. Le scientifique est pris au piége, dépasse le point de non retour sans s’en rendre compte et sa compagne d’un moment, la journaliste, ne sait plus ou se positionner : est-elle la future proie/victime ou reste elle l’amie aimante d’entant ? Tout cela va mener à un dénouement très fort, bourré d’émotions. Mais bien avant cela vous verrez quelques étapes des dernières expérimentations du scientifique. Celles ci étant plus ou moins réussies, on assiste au cheminement logique de plusieurs étapes vers la voix d’un succès fort provisoire. La mouche fonctionne dans un registre angoissant, jouant légèrement sur les platebandes des films d’horreur et de science fiction. Une grande partie du film met en lumière la passion du scientifique pour son travail. Le rôle de Seth Brundle est servi avec excellence par Jeff Goldblum (ce rôle de scientifique lui tiendra à la peau durant toute sa carrière) qui n’hésite pas à détendre l’atmosphère de par son humour un tantinet lourdingue. Ce qui est fort, c’est qu’il réussit à nous intéresser à ses expériences (qui sont de nature assez rares et extraordinaires j’entends bien) durant une longue période avec un semblant d’évolution... on ne voit pas non plus le détail du pourquoi du comment. La mouche a une très bonne réputation. C’est un film culte, un chef d’oeuvre signé David Cronenberg. On y voit dans dans les 2 rôles principaux, 2 acteurs plein d’avenir qui marquent leur carrière dans un de leur premier rôle à grand succès. Et pourtant ce n’est pas un film adapté à tous publics. Certaines scènes seront insoutenables pour de très nombreuses personnes : on détourne la tête de la télé, pousse des gémissements de dégoûts... la Mouche c’est spéciale en fin de compte par moment. Une grande partie du succès de ce film peut être attribuée à ce cher Jeff Goldblum, que j’affectionne tellement (et pas que pour ce rôle). Il communique tellement de passion que s’en est fascinant. Ce scientifique qui ne sort pas souvent de chez lui est le coeur du film. Vous aurez souvent l’impression que les acteurs autour de lui (même Geena Davis) ne sont là que pour donner la réplique. Jeff Goldblum illumine tout le film de son énergie. Il n’y a pas énormément d’acteurs dans ce film, ni beaucoup de décors, mais Jeff suffit largement à capter toutes les attentions.

Sa gestuelle est très élaborée et développée. Il montre son enthousiasme à tout instant. Il aurait fait les mêmes mimiques dans un autre film, ça en aurait été de trop, mais là cet excès de force vitale (car on voit que Seth Brundle adore la vie [à sa manière]) est crédibilisée par le fait qu’il soit un scientifique de haut calibre proche du prix noble. On comprend alors aisément qu’il soit parfois un peu étrange vu son niveau d’implication pour son travail.
Si vous n’en êtes pas convaincu, il ne vous reste plus qu’une chose à faire : visionner ce très très bon film.

"Il faudra que j’en sache plus sur la chaire...
il faudra que j’apprenne."
"Enfant, j’ai vomi sur mon tricycle...
Je déteste les véhicules."
D’où la création des télépodes pour transporter de la matière...vivante si possible d’un coin de l’espace à l’autre.
"- 5 ensembles et ils sont tous les mêmes !
- Je fais comme Einstein. Comme ça,
je ne perd pas de temps à chercher ce que je vais mettre."

Dur