Consoles-Fan
12/12/2018

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Dead To Rights
Une nouvelle p
Dead To Rights est un "crime-action-thriller" d

Si vous avez l’intention d’acheter ce jeu, franchement, ne lisez pas mon test ! Ca va spoiler grave ! Allez donc juste lire les quelques notes tout en bas histoire de vous rassurer, mais ne vous g

Tout démarre un peu comme dans Shenmue… Votre père a été assassiné et vous partez à la recherche de son assassin. Mais se frotter à la pègre n’est pas spécialement une très bonne idée, et il se pourrait bien que toute cette histoire se retourne contre vous. Vous vous retrouvez en tout cas en prison, accusé de meurtre. De votre père ? Ca je vous laisse le découvrir ! Quoi qu’il en soit vous vous retrouvez en prison et le jeu reprend 7 mois plus tard au sein même de cette prison. Je ne voudrais pas trop en dire pour ne pas vous gâcher le plaisir mais le scénario est vraiment pas mal du tout. D’ailleurs les cut scènes en temps réel sont vraiment nombreuses.

Dans l’ensemble, Dead To Rights est un mélange de third person shooter très évolué et de beath-them-up basique en stages entrelacés. Le jeu est enrichi par une série de minigames et de missions assez variées. Par exemple lorsque vous entrez dans le rôle de la strip-teaseuse qui effectue son numéro pour détourner l’attention des gardes afin que vous puissiez passer : le jeu se transforme en rythm’n game où il vous faut appuyer sur les bons boutons au bon moment ! Dans un autre cas vous devrez effectuer des épreuves sportives avec une jouabilité très « Track And Field » ! Il vous faudra en effet appuyer en rythme sur des boutons pour faire augmenter des jauges.

Comme je l’ai précisé plus haut, vous devrez vous battre de temps en temps à mains nues, le jeu se transforme dès lors en beath them all. Le stage dans la boîte de nuit au début du jeu n’est pas sans rappeler le stage mémorable de la boîte de nuit dans Streets Of Rage 3 tant les effets spéciaux, jeux de lumière et autres lasers sont nombreux. Dans certains stages, vous jouerez en duo avec une demoiselle et vous devrez vous arranger pour que votre partenaire en sorte également vivant.

Plus loin dans le jeu, votre partenaire se retrouve dans un immeuble rempli de méchants pas beaux. A l’extérieur de l’immeuble, vous positionnez votre hélicoptère afin de mitrailler les ennemis à travers les vitres avant qu’ils ne tuent votre partenaire ! Ce stage est vraiment très amusant car il est entrecoupé sans cesse par un minigame. En effet, vous trouverez sur votre chemin plusieurs bombes à désamorcer. Le désamorçage reprend le principe très connu de Fire Electric Pen en N64. Vous devez faire progresser une petite bille le plus rapidement possible et avec une grande précision le long d’un chemin sans avoir le droit de toucher les parois (sinon la bombe explose). Retenez votre souffle ! La nouveauté ici est que le chemin est en 3 dimensions puisqu’il parcourt tout le tour d’un cylindre. Vous pouvez déplacer la bille avec une analogique et déplacer le cylindre avec l’autre analogique. Bien entendu, le circuit devient plus difficile pour les bombes suivantes ! Et dépêchez-vous : le temps est limité !

Toujours en hélicoptère avec une jouabilité façon Virtua Cop, vous poursuivrez les voitures ennemies. Là aussi bonjour les détails. Si vous tirez dans les pneus, la voiture continuera sa route sur ses jantes. Vous pouvez tout détruire : les portières, le moteur… Les balles restent même incrustées dans la carosserie reluisante. Vous êtes prisonnier des flammes ? Peu importe puisque votre personnage peut utiliser les extincteurs qu’il trouve afin de se frayer un passage !

Dead To Rights : ce n’est vraiment pas pour les enfants !

Vous aurez droit aussi à une baston mémorable dans un centre de massage thaïlandais aux décors somptueux ! Vous pouvez pénétrer dans les chambres et attaquer les hommes que vous y trouverez alors que les filles de joie sont toutes tremblotantes sur leur lit ou dans le bain à bulles. Parfois vous trouverez des portes fermées mais en passant à côté, vous percevrez quelques gémissements et autres « og good oooh ! ». Mais qu’est-ce qu’il se passe ? Mais que se passe-t-il ? Et je vous raconte pas la fusillade de fou où des prostituées asiatiques débarquent la mitraillette au poing ! Une fois sorti, un comité d’accueil vous attend derrière un barrage de voiture. Vous finissez enfin par rejoindre le boss qui est armé d’un bazooka. Voilà, je vous promets que Dead To Rights vous fera vivre des moments intenses dignes des meilleurs films d’action ! Vous savez ? Ceux avec du sang bien étalé sur les murs !

Dans l’ensemble la réalisation est assez inégale. Les extérieurs sont assez jolis mais les stages en intérieur sont un peu tristounets : la plupart du temps il s’agit de longs couloirs qui se ressemblent, de temps à autre, on arrive quand même dans des pièces meublées beaucoup plus détaillées. Le détail a été poussé jusqu’à la représentation d’une cigarette dans un cendrier qui se consume. Toute la pièce est d’ailleurs légèrement enfumée. D’ailleurs les effets de particules ont été particulièrement bien travaillés en général même si certaines explosions sont un peu bizarres. Les reflets malheureusement peu nombreux sont eux aussi très réussis.

Les personnages sont assez bien modélisés et jouissent de nombreuses animations. De nombreux mouvements sont donc à votre disposition et il faut avouer que parfois, en pleine confusion générale on ne sait plus trop ce que l’on fait, en particulier dans les séances de tir. Dommage, le jeu reste assez difficile à maîtriser parfaitement. Sans doute est-ce dû au changement continuel de maniabilité d’un stage à l’autre. On n’a pas vraiment le temps de s’y faire. Mais le fait de bien maîtriser la plupart des mouvements devrait être bien suffisant pour terminer Dead To Rights et surtout pour bien s’amuser !

Quel mauvais esprit !

Les armes à votre disposition sont très nombreuses et il vous est possible d’en changer comme bon vous semble tout comme dans un FPS classique. Pour vous donner une idée de la richesse de la jouabilité et du mauvais goût ambiant : sachez que vous pouvez par exemple prendre l’arme de votre adversaire en lui tordant le poignet, le tenir par le cou et vous servir de votre ennemi comme bouclier humain afin de parer les tirs adverses. Lorsque vous désirez vous en débarrasser (car après tout il vous empêche de vous déplacer rapidement) une balle dans la tête devrait suffire. Même si l’animation des personnages est dotée de mouvements un peu bizarres, les réactions physiques sont en général assez réalistes. Par exemple, lorsque vous prenez des objets, vous vous déplacez moins rapidement. Lorsque vous tirez sur un ennemi, il souffre effectivement à l’endroit atteint ! Si vous tenez un ennemi en otage et que vous vous en servez comme bouclier humain, vous ne pouvez bien évidemment plus tirer des deux mains. Vous êtes donc mieux protégés mais votre côté offensif diminue ! Votre husky Shadow vous accompagne pendant toute l’aventure et à tout moment, il est prêt à bondir sur vos adversaires, même les plus inacessibles ! Et il vous sera très utile pour déceler les bombes grâce à son odorat très développé ! Brave toutou va ! Cette fonction est assez utile lorsque vous vous retrouvez sans arme et que les ennemis sont trop éloignés pour que vous les désarmiez vous-même. Le temps de les rejoindre, vous risqueriez trop de vous prendre quelques balle perdues ! Vous allez donc devoir choisir entre un mix de gestion de la vie, des armures, des balles et vous dirigez dans un stage de la manière la plus méthodique qui soit afin de nettoyer des espaces dangereux avant de vous aventurer plus loin. Il vous faudra donc établir des plans d’action et négocier du mieux que vous pouvez tout en improvisant pas mal. Et gare aux snipers !

Une copie carbone de Max Payne ?

Le gameplay est donc assez copieux et bien pensé. Il vous oblige à adapter des comportements bien différents et à jouer finement. Gros bourrins s’abstenir ! Pensez à surveillez vos jauges et à récupérer des armes, des « health pack » et autres armures ! Dans les phases de combat, l’utilisation des combos est vitale ! Je ne vais pas vous développer chaque aspect de la jouabilité de Dead To Rights tant il y aurait à dire, mais notons tout de même le plagiat de Max Payne avec ses effets « slow motion » qui vous permettent, tout en plongeant en avant, d’ajuster le tir et de vous prendre pour un acteur dirigé par John Woo. La bonne nouvelle, c’est que cette fonction tarte à la crème et plutôt lourde ne doit pas être utilisée souvent. La comparaison à Max Payne s’arrête donc ici !

Attention avec le système de sauvegarde ! Sauvegardez votre progression uniquement si votre vie est suffisamment remplie, sans quoi vous débuterez le stage avec très peu de vie et cela risque de vous compliquer énormément les choses car dans certains passages, vous ne trouverez pas d’items vous redonnant de la vie et il n’y a pas moyen de revenir en arrière pour récupérer un item que vous auriez laissé traîner derrière vous. Le jeu est donc, vous l’avez compris, assez linéaire et même plutôt dirigiste ! Les stages sont divisés en sous-stages et il est possible de sauver n’importe quand dans le jeu, vous recommencerez simplement au début du sous-stage dans lequel vous sauvegardez !

Musicalement, le jeu entre dans la lignée des grands films d’Hollywood, on aime ou on n’aime pas. Mais en l’occurrence, cela crée vraiment une ambiance grandiose.

Dead To Rights est un concentré de violence gratuite. Les éditeurs se sont aussi pas mal lâchés sur le sexe. Attention cependant cela reste un jeu vidéo, on reste donc dans le gentillet, mais il est rare de voir les programmeurs se lâcher autant dans un jeu, il fallait donc le signaler.

La qualité et la variété du gameplay ainsi que le scénario palpitant et donc l’évolution fréquente garderont le joueur en haleine. De plus le niveau de difficulté requiert pas mal de concentration de votre part. Dead To Right est donc un jeu bien sympathique que je vous conseille donc sans hésitation mais qui rate malgré tout de peu le statut de mégahit à cause de la confusion générale qui règne par moment et qui est dûe en partie aux angles de caméra pas toujours très heureux. Néanmoins, il passionnera les joueurs qui passeront outre ses quelques petits défauts. Les boss par contre sont vraiment excellents : il vous faudra parfois trouver des techniques bien réglées pour les détruire !

Graphismes : 74%
Dead To Rights est correct, nous dirons que c’est de la bonne Dreamcast, avec des stages très inégaux...

Animation : 70%
Le seul problème majeur que j’ai noté est la gestion des caméras, on finit par s’y habituer...

Jouabilité : 72%
On peut regretter une jouabilité parfois un peu trop bordélique dûe au grand nombre de possibilités !

Bande Son : 81%
Très hollywoodienne.

Intérêt : 93%
Dead to Rights est une vraie bonne surprise. Il est doté d’une belle durée de vie, d’un véritable challenge, d’un max d’idées et de variétés.

Note Globale : 83%
Dead To Rights est un jeu qui démarre tout tranquillement et qui ne dévoile sa noblesse qu’un peu plus tard dans la progression. Un simple essai en magasin est donc insuffisant pour se rendre compte de la qualité de ce jeu. Namco a frappé juste là où il fallait !

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NOTE : 08/10