Consoles-Fan
22/06/2018

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Beat Down Fist Of Vengeance
Se battre dans la rue ?
Voyou va !

Quand Capcom se charge d’un beat-them-up, les mauvaises surprises sont rares, mais elles existent... Beat Down est l’une d’elle. Il faut dire que le jeu souffre essentiellement d’erreurs qu’un jeune

Pourtant, tout avait bien commencé. Les graphismes un peu sombres à mon goût finissaient même pas donner un cachet au jeu. L’animation fluide m’avait tout de suite mis de bonne humeur. Les séances de baston pêchues me rappelaient déjà avec bonheur mes nombreuses parties de Final Fight. Même le scénario présageait du meilleur. Vous allez incarner une des cinq personnes composant un groupe de mafieux prêt à tout pour contrôler la ville mais qui tombe dans un piège. Alors que celui-ci se referme sur eux, ils décident de se séparer afin de ne pas constituer une trop grande cible, facile à capturer pour l’ennemi. Bien évidemment, la vengeance se met tout doucement en place.

Traquer et être traqué

Dans Beat Down Fist Of Vengeance, il va falloir se déguiser afin de ne pas être reconnu. Pour se faire, il faudra acheter divers vêtements, les combiner et en changer fréquemment. Un pourcentage indique la probabilité que vous avez à être reconnu. Pour vivre heureux, vivons cachés ! Lorsque ce pourcentage arrive à 100%, chaque individu à votre recherche vous reconnaîtra et vous attaquera. Essayez cependant de ne pas passer trop près de ces derniers, cela a la fâcheuse tendance à faire augmenter le pourcentage. Ne vous laissez pas examiner de près !

Pour acheter des vêtements, il vous faut bien entendu de l’argent ! Et de l’argent, vous en trouverez plein sur les dépouilles de ceux qui ont osé vous attaquer ou que vous aurez défié dans la rue. Il est en effet possible de dialoguer avec des personnes puis de décider de leur donner une bonne correction.

Ce jeu de baston dont le déplacement dans la ville est assez libre présente donc de petits éléments RPG (par exemple votre personnage évolue de level) qui irriteront sans doute ceux qui s’attendaient à un bon petit Spikeout mais raviront les amateurs de GTA bien que Beat Down soit loin d’égaler la série de Rockstar Games. La présence de personnages-clé à qui il faut parler impérativement donne tout de même une certaine linéarité au jeu. Mais rien ne vous empêche de leur parler tout de suite : vous pouvez très bien faire votre loi en ville auparavant.

Si la plupart des combats se déroulent au fil de l’aventure sans coupure, d’autres, liés aux boss du jeu, se présenteront comme un beat-them-up classique à un contre un. Même s’il y a assez peu de coups, ils restent amusants à jouer. Et là franchement, les programmeurs ont vraiment eu une idée à la noix. Alors que l’animation du personnage qui tombe sur le sol alors que vous l’avez roué de coups était parfaitement réussie, une routine bien étrange se déclenche. S’il lui reste de la vie, il se relève. Jusque-là, pas de problèmes. S’il ne lui en reste plus, il s’allonge les bras le long du corps, prêt à être emporté sur une civière. Certes, cela indique clairement au joueur que l’ennemi ne se relèvera plus mais je pense sincèrement qu’il existait des méthodes moins ridicules que celle-ci. Ou alors il aurait fallu carrément passer du côté de la parodie, avec l’ennemi que s’installe la tête sur un oreiller et boit une petite tisane avant d’aller dormir !

Oui, l’aspect parodique aurait pu être exploité car quand on voit le character design si typé, on se dit que les développeurs n’ont pas manqué d’humour, même si dans ce cas, il est vraisemblablement involontaire.

Terinons enfin avec la musique, fadasse à souhait, on dirait presque du soundship. Il est temps de découvrir que la PS2 est munie d’un lecteur DVD.

Au final, venant de Capcom, on ne peut qu’être déçu. Voilà un faux pas qu’il ne faudra pas réitérer.

Graphismes : 68%
Si les personnages sont bien modélisés, un vent de noirceur a emporté les décors...

Animation : 73%
A part le bug risible de la civière, Beat Down s’en sort plutôt bien.

Jouabilité : 75%
Même s’il reste limité, il faut reconnaître que le gameplay est efficace.

Bande Son : 22%
Je préfère l’oublier, d’ailleurs, c’est déjà fait.

Intérêt : 52%
Si vous n’avez vraiment rien d’autre à faire.

Note Globale : 55%
Capcom se promène d’un genre à l’autre mais ne trouve pas ses marques.


NOTE : 05/10