Consoles-Fan
20/08/2018

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Ichigo Mashimaro
I swear !
I didn’t know she was 13

Le forum de Consoles-fan, en dehors d’h

Comme dans tout digico qui se respecte le menu d’introduction est minimaliste, une des filles vous accueille de manière aléatoire et le jeu vous propose de démarrer une partie, continuer une partie sauvegardée ou faire un tour dans les options. La quatrième option à debloquer n’est autre que la sempiternelle section omake dans laquelle le fan pourra se repettre de bonus exclusifs en tout genre. Je reviendrai sur cette section, car Ichigo Mashimaro est assez avare à ce niveau. Choisissez un nom à votre alter ego (de préférence de sexe masculin afin de respecter la cohérence des dialogues) et partez pour les vacances dont vous avez toujours secrètement rêvé : un loli-safari au Japon !!!

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Une fois les présentations faites, les filles vous laissent vous installer. Votre chambre est votre QG, c’est de la que vous pourrez vous déplacer, téléphoner, consulter votre inventaire et votre planning. Les déplacements se font sur une carte indiquant différents emplacements. Les endroits où les filles se trouvent sont symbolisés par un smiley rouge. De nouveaux endroits seront accessibles au fur et à mesure que vous avancerez dans le jeu et que vous vous rapprocherez de tel ou tel protagoniste. Les icônes vertes avec le signe ¥ indiquent les lieux où vous pourrez faire du shopping ou chercher un petit boulot. Les objets que vous achetez sont ensuite reutilisables lors d’un rendez-vous et les petits boulots vous permettront d’augmenter votre argent de poche.

La journée est decoupée en deux sections : matin et après-midi. Après avoir choisi votre "victime" il suffira de vous rendre à l’endroit où elle se trouve et d’engager un dialogue de courte durée qui ne fait bien souvent pas avancer le shmilblick. Dans ma partie, j’ai jeté mon dévolu sur Ana Coppola, la gaijin loli qui voudrait bien mettre à profit ses vacances pour ameliorer son anglais. En général, on la trouve dans le parc en train de promener son chien, mais il arrive qu’on la croise à la gare avec sa mère ou bien dans la maison des Itou où elle revise avec Chika. Le gameplay est relativement passif, en général il faudra se contenter d’écouter et lire les dialogues sans vraiment intervenir. A de rares moments vous devrez faire un choix qui aura une vague influence sur les sentiments des personnages. C’est par exemple le cas de la séance de révision, où Chika et Ana vous demanderont de les aider sur un sujet donné. Il arrivera aussi qu’un évènement bonus, se déclenche si vous parlez avec une des filles à un moment précis du jeu.

Parfois, une des filles viendra frapper à votre porte pour vous proposer une activité. Il y a par exemple un spectacle de feu d’artifice, une journée à la plage ou une soirée à regarder une étoile filante. Ce sera l’occasion de récupérer quelques CG et de consulter votre côte de popularité. Ces évènements spéciaux sont en général un peu plus longs mais n’apportent absolument rien d’excitant au niveau du gameplay. Des mini-games ou un choix plus important de réponses à choix multiples aurait évité l’ennui. D’autant plus que les dialogues et les situations du jeu sont à l’image de ceux du manga, totalement creux. Les développeurs n’ont misé que sur le chara-design loli-kawaii de Barasui et semblent avoir oublié qu’ils travaillaient avant tout sur un jeu. Le gameplay de Ichigo Mashimaro est inexistant, le terme de digital comic prend dès lors tout son sens, puisque le joueur ne fera effectivement que lire, écouter des conversations et regarder de jolies images en couleurs tout en orientant vaguement le déroulement du scénario.

Cette pauvreté se retrouve également dans l’animation ultra cheap qui caractérise 95% des digital comics. Heureusement, le dessin de Barasui est plutôt agréable à l’oeil, et son chara-design vraiment attachant s’avère être un des seuls points forts du jeu. La musique jazzy en revanche est extrêmement rébarbative, et un tour dans le menu des options s’avérera nécéssaire si vous voulez éviter des maux de tête. Les voix en revanche sont plutôt convaincantes puisque ce sont les seiyuu de l’anime qui se sont chargées des doublages.

Vous l’aurez compris, Ichigo Mashimaro est profondément ennuyeux ce qui est, depuis bien longtemps, un pléonasme quand on parle de digital comics sur consoles. En tant que jeu à licence, on pouvait néanmoins s’attendre à quelques bonus sympas, mais ces derniers ne compensent même pas le faible intérêt du soft. Un album photo et une interview des personnages seront les seuls récompenses offertes. Si vous possédez l’édition limitée vous pourrez toujours vous consoler en déshabillant la figurine de Miu livrée dans le paquet...
Si vous n’aviez aucun intérêt particulier pour les digico ce n’est pas ce jeu qui vous fera changer d’avis. Ichigo Mashimaro est un digico de plus, s’inscrivant dans la continuité d’une licence populaire. Même certains fans du manga risquent d’être décus puisque cette mouture PlayStation 2 s’avère bien plus édulcorée que la version papier.


NOTE : 05/10