Consoles-Fan
20/06/2018

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Darkwatch
C’est quoi cette montre noire
Ben, c’est ma Dark Swatch !

Le bandit de renom Jericho Cross, alors qu’il tente un dernier coup f

Après avoir abandonné et refilé Red Dead Revolver à Rockstar, Capcom ne semble pas pour autant avoir abandonné son idée de faire un jeu de western. Mais Darkwatch va un petit peu plus loin en y ajoutant un aspect gothique.

L’ambiance est donc assez inhabituelle et intéressante, rien que pour découvrir comment les programmeurs ont travaillé le design character. A force, on se rend compte que ce n’est pas vraiment là où se situe la réussite, mais c’est déjà trop tard, ce FPS fluide, joli à regarder et immédiat à jouer m’a déjà capturé.

Capcom a l’art de créer de titres surprenants et prenants et Darkwach ne fait pas exception, pour notre grand bonheur. Pourtant Darkwatch n’est pas sans défaut. Tout d’abord, on peut regretter une scénarisation trop présente : l’action est souvent coupée par des cut-scènes ou autres loadings. Ces coupures servent aussi de check point automatique. Ensuite, les scènes intermédiaires ne sont pas toujours très réussies du point de vue de la synchronisation. Certains mouvements sont même carrément bizarres. On sent que de ce côté-là, le travail a du être vite bâclé et abandonné. Mais bon, le jeu reste très réussi, c’est juste dommage d’avoir un peu chiffonné l’emballage

Des vampires intelligents

L’intelligence artificielle des ennemis n’est pour une fois pas trop mal fichue même si on ressent fortement la routine initiée. Si vous touchez par exemple un ennemi en le snipant, il va automatiquement s’abaisser afin de ne plus rester dans votre ligne de mire. A vous de réajuster le tir avant qu’il ne riposte. Votre vision vampirique (car en fait, j’ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer : vous êtes mort !) vous permet de zoomer tout en ralentissant l’action et accomplir ainsi divers headshots ou démembrement toujours ragoûtants. Cette vision révèle aussi à la manière d’un Bloodrayne les passages-clés du stage.

Qui dit vampire, dit comportement pas très humain. Vos sauts ou plutôt doubles sauts vous emportent dans des hauteurs vertigineuses qui permettent la plupart du temps de parcourir les stages à vol d’oiseau et de surprendre vos ennemis de partout.

Le jeu se déroule d’une manière un peu plus monotone. Soit vous avancez linéairement et rapidement dans les décors. Soit vous êtes bloqué dans des arènes plus ou moins larges jusqu’à ce que vous ayez désinfecté la zone de ces monstres. Difficile de parler de stratégie alors que les ennemis apparaissent un peu n’importe où grâce à une sorte de gaz vert. Il n’est donc pas possible de nettoyer certaines zones et de s’assurer qu’on ne sera pas pris de revers. Il est vraiment dommage que l’aspect fantastique du soft joue finalement un rôle négatif sur le jeu. C’est d’autant plus dommage que l’armement suivait un système comparable à Halo. Vous embarquez un maximum de deux armes que vous pouvez switcher à loisir et qu’il faut de temps en temps remplacer histoire de repartir avec des chargeurs pleins. Des dynamites peuvent être aussi utilisées pour déloger des ennemis regroupés dans des endroits difficilement accessibles. Celles-ci sont souvent utilisées puisqu’il y a peu d’arme à votre disposition simultanément. La gestion des armes est donc intéressante d’autant que leurs caractéristiques sont bien différentes.

Au final, Darkwatch se révèle assez répétitif et lassant, dommage car l’ambiance vaut le dérour même si je suis persuadé qu’au final, Capcom aurait pu encore mieux faire, mais bon, les FPS ne sont pas leur grande spécialité non plus.

Graphismes : 73%
Pas bourré de polygones ni texturé en détail mais esthétique dans son ensemble.

Animation : 83%
Très fluide même si on aurait pu encore rendre tout cela plus souple. Certaines animations sont un peu étranges.

Jouabilité : 77%
Un gameplay classique mais immédiat et évolutif. Vous trouverez divers âmes à sauver ou à châtier. Cela débloquera au fil du jeu de nouvelles aptitudes.

Bande Son : 72%
Dans le style d’Ennio Morricone.

Intérêt : 60%
Un FPS classique dont la durée de vie est bonne mais dont les stages fort courts ne réservent aucune surprise.

Note Globale : 63%
A vous de voir à quel point vous aimez le genre, en tous cas Darkwatch ne devrait pas vous décevoir, ni vous étonner.


NOTE : 07/10