Consoles-Fan
24/02/2018

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Ryuu ga Gotoku
Et sinon, Shenmue III...
C’est pour quand ?

Comme vous le savez peut-

L’opening du jeu est une sorte de gros trailer dévoilant quelques futurs moments forts du jeu. Apres être passé par le menu d’introduction, le héro Kazuma débarque dans le quartier de Kamurochou, un parfait exemple de quartier de plaisirs que l’on trouve dans toutes les grandes villes nippones. Le salary-man fourbu y côtoie hôtesses de bar, voyous et yakuza dans un enchevêtrement d’immeubles aux néons criards. Sur place une sorte de guide vous propose d’explorer les possibilités offertes par la démo. Le mode scénario mis a part, le joueur pourra tester le système de combat, jouer au baseball en salle, au casino et passer un peu de bon temps avec une hôtesse de bar. Toutes ces options font bien sûr très fortement penser à Shenmue et si leur intérêt reste limité, leur présence ajoute un peu de profondeur au jeu.

Une fois le mode scénario lancé une vidéo d’introduction résume ce que tout le monde sait depuis longtemps : Kazuma s’est dénoncé pour un meurtre qu’il n’a pas commis afin de couvrir un ami et sa dulcinée. Peu avant sa sortie de prison il reçoit une lettre lui disant de se rendre au club Stardust et d’y rencontrer son gérant. L’univers dans lequel le joueur évolue est délimité par des barrières de police qui semblent protéger une scène de crime (un chef yakuza a été abattu), de ce fait le joueur ne pourra découvrir qu’une petite parcelle du quartier. Des les premières minutes la ressemblance avec Shenmue saute aux yeux, le déroulement de l’aventure se calquant sur le même modèle. On dirige Kazuma,d’une personne a l’autre, afin de glaner des indices qui feront apparaître de nouveaux personnages jusqu’a finir par trouver le Stardust. La première chose que l’on peut regretter est l’absence de voix digitalisées, tous les dialogues sont écrits et de simples éclats de voix se font entendre de temps à autre. Seuls les cinématiques sont jouées par des acteurs très convaincants à l’accent yakuza très prononcé qui pose tout de suite l’ambiance du jeu. Il faut d’ailleurs espérer qu’ils resteront en l’état pour une éventuelle localisation occidentale, car c’est typiquement le genre d’ambiance impossible à retranscrire au doublage.

L’univers dans lequel le héros évolue regorge de personnages secondaires, mais à la différence de Shenmue on ne pourra discuter qu’avec une petite partie d’entre eux. Pour ceux qui avaient encore un espoir, le jeu n’est pas du tout "import friendly" au sens ou tout est écrit en japonais, a l’exception de quelques options dans les menus qui de toute façon sont évidentes à comprendre. Néanmoins, tout comme Shenmue, Ryuu ga Gotoku est un jeu extrêmement dirigiste ce qui fait que le joueur européen allergique aux kanji aura quand même bien du mal à se perdre. Chaque objectif est indiqué par une portion de carte clignotante, une fois sur place il ne restera plus qu’a se diriger vers le personnage marqué d’un point vert pour faire avancer le scénario. Dans votre quête pour trouver le Stardust un certain nombre de voyous viendront vous chercher des noises c’est l’occasion d’un peu de baston qui cette fois ne ressemble pas du tout à Shenmue. En fait, je dois dire que je n’ai pas vraiment été séduit par le système de combat offert par Ryuu ga Gotoku. Au vu des vidéo je trouvais les affrontement brouillons et imprécis et mes craintes se sont confirmées manette en main. Exit, donc la précision d’horloger de Shenmue et place a du beat-them-all violent. Au départ le joueur dispose d’un panel de coup relativement restreint qui s’étoffera au fur et a mesure de sa progression. Le premier problème vient de l’imprécision du héros a se placer face a un ennemi ce qui entraîne le plus souvent des coups dans le vide et des gnons gratuits de la part des adversaires. Le second vient tout simplement de la nature du système, qui mise plus sur l’action et le bourrinage que sur la précision. Ryuu ga Gotoku offre donc un système de combat éculé un peu similaire à Dynamite Deka 2 (ND Aalok : ou à Spikeout on dirait ^^). L’ajout d’objets en tout genre et d’armes ne fait que renforcer cette sensation. Objectivement, on ne peut néanmoins pas crier à la catastrophe, certaines personnes trouveront ce principe moins laborieux et plus nerveux, pour ma part je trouve qu’un peu plus de recherche n’aurait pas été plus mal.

En ce qui concerne la technique générale la aussi on ne peut pas dire que Ryuu ga Gotoku soit un jeu très impressionnant. L’aire de jeu est extrêmement vaste et fourmille de vie, mais finalement très peu d’interaction est offerte au joueur. La plupart des personnages ne sont que des piquets que l’on se contente de bousculer et les bâtiments sont dans leur grande majorité clos à l’exploration. On notera également des temps de chargement assez intempestifs entre chaque changement de pâté de maison et un placement de camera pas toujours optimal. En ce qui concerne les caméras, elles sont a mon goût bien trop éloignées du héros, ce qui empêche le joueur de s’immerger totalement dans l’univers de Ryuu ga Gotoku. Le graphisme général reste relativement grossier, les personnages principaux comme les figurants ne sont pas très détaillés et les visages manquent de polygones et c’est la qu’on se dit que l’éloignement de la caméra n’est peut être qu’un cache misère. En ce qui concerne l’animation le jeu ne souffre pas de ralentissements particuliers mais l’animation du héros est assez bizarre que ce soit dans les phases d’exploration comme dans les combats, j’ai trouvé la découpe de ses mouvement un petit peu légère pour un titre de cette trempe.

Cette demo provient d’une version non complète du jeu ce qui signifie que certains petits défauts pourront être corrigés. D’autre part, comme toute démo, elle offre une vue biaisée de ce que sera la version finale. Malgré quelques petites déceptions, Ryuu ga Gotoku semble disposer d’un univers cohérent et d’un scénario solide qui lui permettront de se placer comme l’un des titres forts de cette fin d’année. Réponse donc le 8 Decembre pour les plus pressés et quelques semaines plus tard pour un éventuel test import sur Cfan.