Consoles-Fan
19/06/2018

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Perfect Dark Zero
Parfait ou z
Le verdict ne sera pas sombre !

Perfect Dark Zero sera donc finalement le premier jeu que j’aurai termin

Joanna Dark est encore toute jeune lorsqu’elle apprend son métier de chasseuse de primes au côté de son père. Elle est jeune mais elle est moche, du moins, Rare l’a affublé d’un design character vraiment pourri plus par mauvais goût que par volonté. Ne vous inquiétez pas plus que cela. En vieillissant cela va s’arranger ! Rappelez-vous de la version N64 qui nous présente une Joanna plus âgée puisque l’histoire se déroule après bien que sorti 5 ans auparavant dans le commerce.

Ca donne quoi la Xbox 360 ?

Si certains d’entre-vous auraient des doutes sur les capacités de la XBox 360 à se démarquer techniquement de la génération de console précédente, lisez ce qui suit. D’un point de vue sonore, le bond en avant est phénoménal. Certes, les thèmes choisis sont impeccables et habillent très bien le coin du globe visité. Mais la gestion des environnements est vraiment excellente. Prenons par exemple le cas de la boîte de nuit. A l’extérieur de la boîte, on entend en sourdine la musique. Celle-ci augmente en intensité et devient de plus en plus cristalline au fur et à mesure que l’on pénètre dans le bâtiment. Nous arrivons vraiment à un point où les différents sons témoignent d’évènements. Ils trahissent des ennemis ou peuvent vous trahir également. Enfin, les dialogues sont nombreux, humoristiques et interviennent souvent en plein jeu. Voilà de quoi rajouter encore un bonne touche de réalisme.

L’interactivité avec les décors évolue assez peu. On peut noter de plus belles explosions lorsqu’on tire dans des bidons ou encore des débris plus nombreux et détaillés mais rien qui ne sont véritablement frappant. Par contre, les cadavres ne disparaissent plus au bout de quelques secondes. A quoi bon puisque la machine peut bien gérer ces quelques milliers de polygones supplémentaires ! En fait, c’est même carrément pratique car on peut directement se rendre compte si on est bien déjà passé à cet endroit. On se perd pourtant peu dans Perfect Dark Zero tant les décors sont variés et caractéristiques d’une zone. Mais certaines portes servent juste de raccourci, alors autant que tout soit bien clair. De toute manière, si jamais vous êtes perdu, des flèches bleutées vous indiquent le chemin. Parfois, elles apparaissent un peu trop rapidement. En fait, dès que vous vous écartez de votre mission juste pour le plaisir de l’exploration.

La gestion des ombres est magnifique, criante de réalisme. Tous les mouvements du corps sont calculés en temps réel et plusieurs sources de lumière ne sont vraiment pas un problème pour la XBox 360 qui prendra bien soin de diminuer l’opacité de l’ombre à chaque fois que vous vous éloignerez d’une source lumineuse, tout en respectant les angles de projection de l’ombre. Joli travail ! La gestion des reflets n’est pas en reste. Les vitres dévient la lumière avec un réalisme jamais atteint, les effets d’eau ont clairement encore franchi une étape. Cette fois-ci, les décors se reflètent en temps réel sur toute surface et cette dernière peut-être à tout moment stimulée sans que la machine de bronche.

Encore un autre point de détail mais pas un des moindres vu que le problème était jusqu’à présent récurrent sur nos consoles de salon. Je veux parler de la gestion des collisions. Combien de fois avons-nous vu des personnages franchir des objets ! Même David Copperfield ne se l’expliquait pas ! Aujourd’hui, ces problèmes semblent appartenir au passé. Lorsqu’un ennemi est abattu, il s’effondre en tenant compte de l’environnement. S’il tombe sur une table, il s’affalera dessus. S’il tombe à la renverse contre un mur, son dos sera maintenu par le mur. Bye bye les passe-murailles !

Toujours concernant la gestion des personnages, voilà un effet plutôt intéressant. Si des ennemis circulent sur des plate-forme inclinées, ils redressent le tronc pour rester en position verticale. Ce n’est ici pas une nouveauté puisqu’on avait déjà pu voir ce genre dans chose dans Cold Fear mais il est probable que cette gestion de ce paramètre physique sera désormais appliquée par défaut.

Les impacts sur vos ennemis sont vraiment très réalistes : ils donnent vraiment l’impression d’être criblé de balles lorsqu’ils accumulent les spasmes. Leur réaction est d’ailleurs très logique. Une balle dans le pied n’aura pas le même effet qu’une balle dans le bras. Ils s’en plaindront même parfois verbalement !

L’intelligence artificielle est nettement accrue. Plus question de rester en ligne de mire ou d’attendre sagement qu’on vienne vous assommer par derrière, ou presque. Il reste encore quelques cibles faciles à éliminer pour notre plus grand plaisir ! Les ennemis semblent dialoguer entre eux. Par exemple, si vous rechargez votre arme devant un ennemi. Celui-ci alertera les autres que vous êtes vulnérable et ceux-ci effectueront un assaut. Plus que jamais, il va falloir se comporter comme dans la réalité. Foncer dans le tas est donc désormais à proscrire, par contre l’approche couverte est vivement conseillée. Lorsque vous êtes contre un mur, vous pouvez vous plaquez contre celui-ci comme dans Headhunter et observer une bonne partie de l’environnement, visez vos ennemis et enfin, en sortant furtivement de votre cachette, tirer sans leur laisser le temps de réagir. Le système est très efficace pour sécuriser des zones.

Afin d’éliminer vos ennemis, Joanna Dark dispose d’un bel attirail mais la quantité simultanée d’armes embarquées est limitée. Le stage démarre avec le strict nécessaire mais des armes plus puissantes peuvent être récupérées sur les cadavres. La plupart des armes possèdent un fonctionnement primaire ou par défaut, un secondaire plus puissant et efficace mais aussi plus limité, et parfois un tertiaire comme par exemple un type de vision qui permet de mieux repérer les ennemis. La fonction « sniper » est présente sur pas mal d’armes, ces phrases sont donc assez nombreuses dans le jeu et très plaisante tant son utilisation est intuitive : une gâchette pour zoomer et l’autre pour tirer. Mais Joanna ne devra pas manipuler que des armes. Elle possède aussi un rossignol dont l’utilisation rappelle le crochetage des portes dans Splinter Cell. Elle utilise aussi un système de hacking et un kit de démolition dont je vous laisse découvrir l’utilisation. Il n’y a pas vraiment matière à de la grande réflexion mais cela a le mérite de nous changer un peu les idées entre deux séances de tir.

Perfect Dark Zero est un jeu superbe. Les textures sont organiques, belles à pleurer et les murs sont modélisés brique par brique, donnant un cachet réaliste exceptionnel. Le choix des décors est excellent : Rare a décidé de nous faire voyager aux quatre coins du globe et nous offre un dépaysement total en un seul jeu.

Finalement, la grosse déception de ce titre provient de son animation générale. La motion capture n’est pas excellente. Les déplacements sont basiques et les personnages s’écroulent comme des pantins désarticulés. Le framerate est faible et arrive encore même à baisser de temps à autres. Dommage car Rare passe à côté du sans faute mais que cela ne vous rebute pas pour autant. Rappelez-vous comme Goldeneye n’était pas fluide non plus. Et ce n’est pas cela qui vous a empêché de vous amuser. Car sur ce dernier point, Perfect Dark Zero offre pas mal de garanties.

Graphismes : 90%
Une bien belle claque pour nous réveiller en sursaut dès la sortie de la nouvelle console de Bilou, ça fait du bien, et je ne suis pas maso !

Animation : 60%
Franchement, Rare aurait pu paufiner son moteur graphique... Le framerate est fort bas pour une console aussi puissante. Sega a déjà montré qu’il y avait moyen de faire mieux avec son Condemned ! De plus, la motion capture est d’un autre âge.

Jouabilité : 90%
Très intuitive... Par les créateurs de Goldeneye !

Bande Son : 95%
Ooooh yeah ! En 5.1 cela déchire vraiment très grave : la qualité sonnore et la gestion environnante me laisse sans voix. Les dialogues sont nombreux et parfois bien drôles : vive l’autodérision chez Rare !

Intérêt : 84%
Perfect Dark est un excellent titre qui prend encore plus de valeur en multijoueurs. Dommage qu’il soit un peu court et un peu facile.

Note Globale : 84%
Banco, on pourra venir dire que je m’emballe pour la line-up de la XBox et que je suis aveuglé par la poudre aux yeux mais je vous assure qu’il n’en est rien, je suis très serein et ne tombe pas dans ce piège facile. Lorsqu’un jeu est bon, ce n’est pas sa cosmétique qui me le fait dire, c’est juste un plus. Mario 64 était aussi un excellent jeu à sa sortie, pas besoin du bluff technologique pour s’en rendre compte.


NOTE : 08/10