Consoles-Fan
20/08/2018

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Paradise Kiss
Caroliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiine !!!
Aishiteiru...

En cette rentr

Déjà - à peine - six épisodes et je suis totalement sous le charme. Cette adaptation d’un shojo de Aï Yazawa composé de 5 tomes, est vraiment, à mes yeux, la grande révélation de cette rentrée. Tout commence avec un générique haut en couleur qui annonce l’esprit de la série : un morceau très new wave, avec une petite mélodie électronique, des "clap-clap" style Indochine, qui véhicule une ambiance très sensuelle. Cet opening de Tommy february6 Lonely in Gorgeous est un monument de jpop adapté à la japanime, impossible de passer à côté si on aime un tant soit peu le genre... Enthousiasmant !

Quand Yukari devient Caroline

Il n’en faut donc pas plus pour rentrer dans l’histoire de Yukari Hayasaka... Jolie brune qui s’ignore, elle bosse laborieusement ses cours, sans avoir d’autre sel à son existence que l’amour platonique et secret qu’elle porte à un camarade de classe. Comble du bonheur, elle a même une photo de lui dans son agenda... Rien de bien transcendant en fait. Tant et si bien que Yukari s’ennuie ferme, elle doute sur son avenir, mais c’était sans compter sur la providence... ou du moins sur l’inspiration géniale de Aï Yazawa. Alors qu’elle se promène dans les rues d’une Tokyo fidèlement retranscrite, un jeune punk sophistiqué (entendez qu’il ne traîne pas avec un chien et ses puces devant un Mac Do) veut entamer la conversation. Il se fait pressant et notre Yukari prend peur. S’en suit une petite course-poursuite qui finit par une rencontre (au sens physique du terme) avec une très belle femme aux cheveux violets. C’est une amie de notre rocker blond piercé, qui lui annonce en fait qu’il insistait pour lui proposer de devenir mannequin pour le défilé de fin d’année de son école... Yukari se retrouve ensuite dans le sein des seins de Paradise Kiss : l’Atelier. Là, elle fait la rencontre de Miwako, qui est trop "kawai" avec ses cheveux roses, ses coiffures, ses petites robes (...) et de George, le beau "riche bon-bon" aux cheveux bleus. Miwako la surnomme tout de suite Caroline et exprime une humeur très enjouée à son égard. Caroline est très troublée de se retrouver dans une telle ambiance. Tout le monde s’intéresse à elle et particulièrement à son physique. Elle ne comprend pas trop ce qui lui arrive, est un peu gênée, mais promet qu’elle va réfléchir à tout ça...

La voie du paradis

Voilà les bases d’une histoire qui se focalisera sur le parcours initiatique de notre jolie Caroline. Lancée dans un tourbillon de nouveauté, elle devra faire des choix très lourds de conséquences, découvrant les premiers émois d’une adolescence finissante... Véritable plaidoyer pour la liberté d’une jeunesse japonaise en manque d’exhubérence, Paradise kiss véhicule un message social d’une rare fraicheur tout en composant avec les normes d’une société de consommation et le culte de la marque inhérent au monde de la mode... C’est vif, spontanné, attachant. Tous les sujets de la vie d’une jeune adulte sont abordés, des relations avec les parents, en passant par les enjeux des études, la découverte sexuelle, et tout cela sur un ton très sain, mature, sans fausses perversions. Le traitement parfois réaliste des décors, la qualité générale de la production magnifiée par un charac design qui laisse exprimer tout le talent de Nobuteru Yuki (Lodoss, Escaflown) : Caroline dans l’épisode 6 est tout simplement à se damner, le travail accompli sur la finition des dialogues et sur la plausibilité des situations, rend vraiment cette oeuvre tout simplement incontournable. L’absence de bande originale est compensée par l’utilisation de musiques connues qui donnent un cachet réaliste à l’ensemble et infiniment branché, le générique de fin qui reprend le tube Do You Want To de Franz Ferdinand représente très bien cette idée. Dès lors, tant sur le plan du divertissement qu’il procure que sur l’optimisme léger du message qu’il véhicule,Paradise Kiss est devenu en quelques épisodes un véritable chef d’oeuvre de la Japanime, comblant un vide trop longtemps laissé inoccupé depuis la fin de Fruits Basket.

Aalok envouté... Qui se tait et vous laisse admirer quelques captures faites pour vos jolis yeux...

En cadeau pour vous : Extrait de l’opening



 Studio : Madhouse Studios
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