Consoles-Fan
16/10/2018

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Ys - The Ark of Napishtim
Dix ans apr
Ys d

Ys VI est ce qu’on pourrait appeler un RPG conventionnel : du sc


Ys est une série, sachez-le. Le premier épisode est paru 1987 sur PC88. Méconnus, pour ne pas dire inconnus, chez nous, ces Action-RPG développés par Falcom, n’en restent pas moins des jeux de qualité, très appréciés au Japon, en Chine et en Corée du Sud. Le sixième épisode a récemment bénéficié d’une traduction distribuée par Konami aux États-Unis et en Europe. Ark of Napishtim arrive donc en France. Les voix sont en anglais mais un effort a été fait pour les textes, traduits en français.

Alors qu’est-ce qui fait de ce soft, d’apparence sans prétention, un must de l’A-RPG sur PlayStation 2 ? La sobriété.

Votre aventure commence sur le continent d’Europa, plus précisément dans le port de Rimorge. Assimilable au notre dans la disposition des continents, le monde de Ys prend place à une époque moyenâgeuse. Terres inconnues, armures, navires, pirates, empire, trésors et légendes d’autochtones sont de mise et évoquent les backgrounds de nombreux RPG des années 1990. Vous incarnez Adol Christin, dit Adol Le Rouge, célèbre aventurier. Il s’est attiré les foudres de l’Empire qui souhaite le capturer.

C’est en fuyant les gardes impériaux que votre sixième aventure commence. Vous embarquez dans un navire pirate. La flotte impériale ne tarde pas à vous rattraper. Vous serez poursuivi jusqu’à des eaux redoutées. En effet, un vortex happe les bateaux s’aventurant de trop près. Naturellement, personne n’est censé en sortir vivant. Par la suite, dans l’échange de bonnes manières entre les pirates et l’Empire, Adol passera par dessus bord et échouera sur la plage d’une île inconnue...au cœur du vortex.

Vous serez secouru par deux êtres atypiques. Ces prêtresses appartiennent à une civilisation vivant en autarcie, craignant l’étranger. L’ensemble de votre aventure tourne autour des relations entre le peuple Redha et les Erésiens, échoués sur l’archipel. Le scénario n’a absolument rien d’extravagant. Il faut l’avouer, il n’y a pas grand chose d’enthousiasmant et les graphismes, autant que les musiques, n’atténuent pas l’austérité planante. Ceci dit, en creusant, on découvre un certain charme à Ys VI : la cohésion des différents éléments du jeu finit par l’emporter sur ce classicisme.

Ys VI a un visuel enchanteur : personnages en SD, couleurs chatoyantes, décors riches et variés, effets de lumières sympathiques et textures travaillées laissent, sur ce plan, peu de marge à la critique. L’ensemble est satisfaisant, tout du moins, propice au genre. L’animation n’est pas en reste mais sachez que les caméras éloignées et le fait que les personnages soient en SD faussent le jugement. Le travail effectué sur le bestiaire et plus précisément sur les boss qui parsèment le jeu mettra tout le monde d’accord. À ce propos, l’animation de ces derniers vous rappellera certainement les techniques utilisées pour des jeux comme Seiken Densetsu 3 où chaque membre du boss était animée indépendamment des autres.

J’en profite pour aborder le cas de la difficulté de jeu. J’estime qu’il s’agit du principal point noir : la durée de vie doit beaucoup au leveling. C’est d’ailleurs très déconcertant : imaginez que vous vous pointiez dans un donjon faisant suite aux précédents événements. Là, vous vous mangez une sévère fessée par le premier moucheron venu. Rien ne sert de persister, vous devez augmenter vos stats, confier vos armes au forgeron, déboîter de la bestiole par dizaines avant de pouvoir reprendre le fil de l’aventure. Sachez que rien, ni personne, ne vous l’indique dans le jeu. Il s’agit là d’un sentiment très souvent éprouvé dans les productions de la décennie précédentes. Ce point précise donc le fait que Ys appartienne à une ancienne génération de jeux. Bien heureusement, les développeurs ont su rester cohérents dans leurs choix. Le design est en total accord avec l’esprit Ys, quitte à ce que la série soit perçue comme vieillotte, dépassée, sans intérêt. Mais détrompez-vous, Ys VI est efficace !

Vingt heures de jeu, des dialogues parlés, de somptueux artworks, des musiques discrètes, de l’aventure, du challenge, des événements bien enchaînés, des personnages attachants. Tous ces ingrédients constituent Ark of Napishtim. Malheureusement, la scène PlayStation 2 accueille des productions radicalement différentes dans leur approche du genre. Citons par exemple les Kingdom Hearts qui représentent bien l’évolution de l’A-RPG, marquant, du coup, la différence entre deux époques.

Pour finir, je dirais que Ys VI éveillera, pour certains, de nombreux souvenirs d’une époque révolue. Les petits gars de Falcom appartiennent à une autre école.

Mention spéciale pour les artworks et la musique de la cave de Crevia, su-blime !

Allez, pour le fun, un artwork tout droit tiré de Ys II :

Sachez que les nouveaux épisodes de Ys sont développés pour le PC, voici donc deux clichés. PC au dessus de PlayStation 2, la différence est remarquable.

Les remakes fleurissent pour le plus grand plaisir des joueurs sur PC.

DoK



- D
NOTE : 08/10